Who is Terence ?

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  • : Terence
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  • : Homme
  • : 01/11/1974
  • : Paris Nantes Barcelone Ibiza
  • : Artiste-peintre mais aussi pigiste à la petite semaine, fantasme l'écriture - d'où ce blog, petit labo d'apprenti écrivain. Sinon, dingue de musique, et inconsolable d'avoir arrêté le piano à 17 ans qd j'ai tout plaqué pour découvrir le monde. Je n'ai rien découvert du tout, sinon l'illustration de la phrase de Chesterton : "On vit comme on rêve, seul."

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Vendredi 20 juin 2008



"Je suis jeune, je suis mignon, et totalement imbattable."
 Mohammed Ali

 "My only fault is I don't realize how great I really am."
 Mohammed Ali


*  Bon, mon ordi plante toutes les 2 minutes, ce soir je laisse tomber. Je tapais un truc sur le plus sublime chef-d'oeuvre de Norman Mailer, "Le combat du siècle", paru en 1975  *

Lisez-le, si ce n'est déjà fait. Vous le trouverez en Folio. Bye - Sorry, j'ai les nerfs à cran, I'm totally washed out.

 

par Terence publié dans : Poètes, romanciers, novelists
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Jeudi 14 février 2008



INTRO : PATTI SMITH 


"Patti Smith : Dream of Life" 
(film de Steven Sebring, 2007, durée 1h48; 
à la télé, sur Arte le 25 mars 2008 à 23h)

 


Sur la vidéo ci-dessous - Festival de Berlin, 12 février 2008 -, 
Patti Smith présente elle-même le film "Dream of Life", documentaire / biographie,
un film consacré à sa propre vie,
lors de la conférence de presse en compagnie du réalisateur :

 




EDIE SEDGWICK
(poème de Patti Smith, trad. perso... très perso !)

 

De feu elle tremblait de partout, je ne sais pas comment elle y arrivait, il lui fallait des heures pour se maquiller, mais elle y arrivait, même les faux-cils, elle commandait des triples gin avec citron, puis une limousine, elle y arrivait, et tout le monde savait : elle était l'unique et véritable héroïne de blonde sur blonde.

 

Edie-Sedgwick-1.jpg
Edie Sedgwick (1943-1971)




Oh c'est pas juste
Oh c'est pas juste
Comme ses cheveux d'hermine
Faisaient tourner les hommes
Elle était blanc sur blanc
Si blonde sur blonde
Ses longues jambes si longues
Et je la suppliais :
"Danse avec moi !"
Mais avec elle
Je n'ai jamais eu aucune chance
Oh c'est pas juste
Comme ses cheveux d'hermine
Flottaient si joliment
Et comme ils coupaient l'air
C'est avec les hommes qu'elle dansait
Avec elle
Je n'ai jamais eu aucune chance
Pourtant je t'avais suppliée
Edie
Du plus profond
De là où l'on rêve
Je lui lisais l'amour
Nous nous serions tourné la tête
Edie
Si pâle et si maigre
Les os pailletés
Secoués
Second enfant blond
Après Brian Jones
Oh c'est pas juste Edie
Comme je rêve de toi
Et tu dors
Tu dors
Tu dors à jamais
Et jamais je ne danserai avec elle
Non jamais
Elle s'est brisée
Comme un bébé
S'est étouffée comme une fille bébé
Une dame aux cheveux d'hermine
Oh c'est pas juste
Oh c'est pas juste
J'aimerais tant te revoir
Te lever éperdue tremblante
Si pâle
Les os blancs pailletés
Avec bébé Brian Jones
Bébé Brian Jones
Comme de rougissantes
Baby dolls

 

@

Patti Smith
(trad. Terence)

" DREAM OF LIFE : PATTI SMITH ",
film multiprimé de Steven Sebring, 2007,
passera sur Arte le 25 mars 2008 à 23 h
@

 
par Terence publié dans : Poètes, romanciers, novelists
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Jeudi 16 août 2007



Stephen King !  *  Je vois mes petites dissipées qui rigolent...  *

On s'attendait sans doute à ce que je fasse part des techniques de mes modèles (dsl, j'ai pas ça en stock), ou que je dissèque les procédés d'écriture de mes écrivains cultes, genre Dostoïevski, Hamsun, Fante, Hesse, Jay McInerney, Bret Easton Ellis, Sherwood Anderson, Dickens, que sais-je ? il en est tant.

Bien sûr, j'ai étudié les romans qui m'ont fasciné, et me fascinent encore.

J'ai passé au tamis les Nabokov, les Dosto, les Dan Simmons, les Silverberg... ou les Chapsal, les Duras, les Despentes, les Le Clézio... J'ai fait des analyses détaillées, j'ai dû acheter tous mes romans cultes en 4 ou 5 exemplaires - au fur et à mesure qu'il n'y avait plus de place en marge pour les annoter...

Aucun écrivain ne m'a jamais réellement bluffé. Tous, je les analysais... et découvrais le nombre incroyable de "fautes" qu'ils commettaient, le nombre de phrases approximatives qui avaient échappé à leur sagacité, leurs maladresses (un jour je vous donnerai qqs exemples concrets de ce qu'un Nabokov - ou un Kundera, mais là c'est trop facile - peut s'oublier et partir en vrille alors même que je sais bien, moi, que là, le mec c'est pas un effet de style, il s'est bien planté)...

Ainsi j'en suis souvent venu à réécrire de A à Z (pour moi seul ? non non, ma belle), les romans qui m'avaient le plus touché.

J'ai ENTIEREMENT réécrit mes romans favoris. Justement parce que étant pour moi les romans repères qui me réconciliaient avec la littérature, je les voulais parfaits (ça va, le chevilles, Terence ?).

Sauf un : Dostoïevski. Mais ça, c'est une deal perso entre lui et moi.

Alors voilà que je vais ici me référer à un écrivain dit "mineur". Que je vais vous proposer deux pages de ce qu'il a écrit sur son art...

Eh bien, le King (le seul, le vrai, pas le crétin machiste et prétentieux dont on a commémoré aujourd'hui les trente ans de la mort), Stephen King, est celui qui a écrit les choses à la fois les plus simples, les plus profondes, et les plus humbles, sur l'art d'écrire.

Les voyages formant la jeunesse - je vous en fais part.

Juste deux extraits de ses réflexions sur l'écriture - l'un issu de son apprentissage, le deuxième à partir d'une question qu'on lui posa lors d'une de ses conférences.



1)  Extrait de "Ecriture - Mémoires d'un métier"  [2000 ; 2001 pour la trad. française]



[EDIT] D'abord un petit insert :

On notera le titre - trad. fidèle du titre américain - d'une formidable humilité...

[Sur le mot "métier"] 

Stephen King ne se la joue pas, c'est un garçon sincère et tourmenté, à 60 ans tjrs fidèle à lui-même, et il ne cherche pas à donner de leçons, juste à témoigner de son "métier" - mot qui prend toute sa noblesse dans la bouche de Stephen King - qui exerce sa passion. Il exerce sa "passion" !... donc pas un "métier" ? ben si, car ce mec écrit par nécessité intime et passion, mais bosse comme un dingue... C'est sa passion, mais c'est aussi son job, il doit être le meilleur possible pour distiller toute la substance qu'il veut nous faire partager.

Et écrire, c'est les muses si on veut, c'est surtout, chez l'écrivain comme en tout art, un travail de chaque instant, dans l'intendance des tâches quotidiennes comme au moment pointu : le moment du face à face avec l'ordi, et où on se lance dans l'expression de soi : taper le texte.


  Bien, Stephen ? C'est à toi... 

(Hors micro :) Rhalala... Allez, Stephen, sois pas timide...



[Ecriture - Mémoire d'un métier, p. 65 à 67 de l'Ed. de Poche]


[Juste avant ce passage, Stephen parle de ses laborieux débuts dans l'écriture (pour des journaux, pas l choix).
Il n'a pas une thune, est complètement perdu en tous domaines, y compris affectif, le spectre de l'échec total et d'une vie ratée ne cesse de le hanter. Bref ! Il cherche à vivre de sa plume, et il rame comme c'est pas possible, le pôvre.
Ici, il va enfin trouver qqn qui va lui "apprendre" des trucs importants pour écrire sans fioritures, être lu, obtenir un petit succès, et enfin - peut-être - pouvoir gagner qqs dollars avec sa plume.]




"On avait parlé de moi, et on s'était interrogé sur la manière d'orienter  ma "plume turbulente" vers des voies plus constructives.

Higgins avait contacté John Gould, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Weekly Enterprise de Lisbon, et avait appris que le journal avait un poste de journaliste sportif à pourvoir...

"Prends ça ou crève", semblait dire l'oeil du conseiller d'orientation. Une interprétation de parano ? 40 ans après, je crois qu'il le pensait vraiment. Prends ça ou crève.

Intérieurement, je râlais. J'étais quitte avec le Dave's Rag, presque quitte avec The Drum, et voilà que le Weekly Enterprise de Lisbon me tombait dessus. 

Au lieu d'être poursuivi par les eaux, comme Norman McLean dans "La Rivière du Sixième Jour", j'étais un adolescent dont la Némésis était les journaux. Que faire, cependant ?

Une dernière vérification de la petite lueur dans l'oeil du conseiller... et je répondis avec empressement que je serais ravi d'avoir un entretien d'embauche.

Un entretien d'embauche ! Pour un poste de journaliste sportif !!! Le sport, j'y entravais que dalle !!!!!!

Le rédac' chef - Gould - m'accueillit avec une certaine réserve, mais aussi avec intérêt. Si cela me convenait, on se mettrait mutuellement à l'épreuve, me dit-il.

Devant cette malice dans l'ouverture, je me suis senti loin des bureaucrates habituels, et me sentis capable de faire preuve d'un peu d'honnêteté. Je lui avouai donc que je n'y connaissais pas grand-chose en sport. Voici ce qu'il me répondit :

"Les sports ? Ce sont des jeux que même les ivrognes arrivent à comprendre quand ils les suivent à la télé du fond d'un bar. Vous apprendrez. Suffit d's'y mettre."

Il me donna un énorme rouleau de papier jaune sur lequel taper mes textes - je crois que je dis encore l'avoir qq part -, et il me promit un salaire d'un demi-cent le mot.

C'était la première fois que qqn s'engageait à me payer pour ce que j'écrirais.

Mes deux premiers articles concernaient un match de basket au cours duquel un joueur de la Lisbon High School avait battu le record de points. L'un était un simple compte-rendu, l'autre, un aparté sur la superbe performance de Robert Ransom.

Je les apportai à Gould dès le lendemain, qu'ils puissent être prêts pour le vendredi, jour où sortait l'hebdomadaire. Il lut le compte-rendu, y apporta deux corrections mineures et le mit de côté.

Puis il attaqua le portrait, un gros stylo noir à la main.

Au cours des deux années que je passai encore à LHS, je suivis consciencieusement tous les cours de littérature anglaise, ceux de composition, de dissertation, de poésie, de même que les ateliers d'écriture. Mais John Gould m'apprit plus que n'importe lequel d'entre eux, et ce en moins de dix minutes.

Je regrette de ne plus avoir ce texte, qui aurait mérité d'être encadré avec toutes ses corrections, mais je me rappelle assez bien comment il se présentait, une fois subi le coup de brosse du stylo noir de Gould.

Voici un exemple :

".....................

  

[Pause, ma petite soeur m'appelle, une minute SVP, je reviens.]

 

Terence

par Terence publié dans : Poètes, romanciers, novelists
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Mercredi 8 août 2007



James Morrow !!! Auteur inclassable de la SF - limite metaphysic heroïc fantasy -, le lire est permanente jouissance...

Voilà un auteur qui vous console de tous les maux (et Goddam ! j'en ai sacrément besoin ces jours-ci...), vous portant dans le monde parfaitement cohérent du conte bousculant tous les a priori des dogmes religieux tout en titillant la fibre mystique qui, seule, permet de tracer dans la jungle de nos doutes légitimes.

-  Putain, je comprends rien à ce que je raconte ! 
-  T'inquiète, Terence, coutume locale, faut t'y faire...
-  Mince, mais Chuichezmoi, moi ! 

(Je t'aime, Chuipala, dis-le pas à Vanessa.)

En pensant à Derdre, sauvageonne qui me torture traîtreusement, je viens de relire celui qui parvient à me faire rire même au moment où toute ma vie s'écroule.

-  Trouvez chaque semaine un moyen de détruire votre vie, écrivez-moi. Paiement par carte bancaire. Facilités.

Donc, ce cher étrange auteur : JAMES MORROW.



(Rapido, la 4 de couv de 2 de ses bouquins.)



 Notre Mère qui êtes aux Cieux

 

-  Non, Julie ! Pas ça ! Ne recommence jamais ça !
-  Mais pourquoi, p'pa ?

Ce que Murray Katz ne dit pas à sa fille qd il la voit marcher sur les eaux de la baie d'Atlantic City, c'est qu'elle a eu un prédécesseur illustre. Qui a très mal fini...

Car la fille de Murray n'est pas une enfant comme les autres. Elle lui est venue par hasard. A la banque de sperme, ils ont appelé ça une "parthénogenèse inversée". Le produit d'un spermatozoïde et... d'un ovule, mais de qui ?

Et qd la gamine commet ses premiers miracles, Murray, pétrifié, comprend la vérité : Julie est la fille de Dieu !

Pour un père célibataire, élever une enfant n'est déjà pas facile, mais avec une Mère pareille !


***

 Le Jugement de Jéhovah


Martin Candle, juge de son état, coule des jours paisibles à Abaddon, petite ville près de Philadelphie. Marié sur le tard, il adore Corinne, son épouse. Il rend la justice avec équité, un excès de vitesse par-ci, une querelle de voisinage par-là... Oui, Martin Candle est heureux.

Jusqu'au jour où son médecin détecte un cancer de la prostate, à un stade trop avancé. Désespérés, Corinne et lui entreprennent un pèlerinage à la Cité Céleste, en Floride.

Là repose le corps de Dieu, immense carcasse de 3 km de long, dans un immense caisson réfrigéré. On peut visiter la divine enveloppe, qui accomplit, dit-on, des guérisons miraculeuses.

Mais le Tout-Puissant n'entend pas la prière de Martin. Pire, Corinne se tue en voiture.

Alors Martin se révolte et fonde la Société de Job. Son but ? Passer Jéhovah en jugement auprès de la Cour Internationale de Justice de La Haye.

Chef d'accusation : crimes contre l'humanité.


***



Pour achever de vous convaincre de lire James Morrow, je suis en train de vous choisir un extrait de chacun de ces deux bouquins, car je voudrais mettre l'accent, plutôt que sur le côté iconoclaste sur lequel jouent les accroches des 4ème de couv, sur le style et la poésie de l'auteur - sa générosité et... sa foi !




Terence

par Terence publié dans : Poètes, romanciers, novelists
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Tu vas voir avec mes yeux, 
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