Who is Terence ?

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  • : Journal Intime
  • : Pas de couleur, mais le noir, plein de cris, plein de viols, partout autour, le vide autour, le noir jusqu'au regard qui se pose, le noir de fête et de nuit, parcelle de nuit en plein jour, sous le soleil doré des autres, être le soleil noir des autres.
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Profil

  • : Terence
  • tobydammit
  • : Homme
  • : 01/11/1974
  • : Paris Nantes Barcelone Ibiza
  • : Artiste-peintre mais aussi pigiste à la petite semaine, fantasme l'écriture - d'où ce blog, petit labo d'apprenti écrivain. Sinon, dingue de musique, et inconsolable d'avoir arrêté le piano à 17 ans qd j'ai tout plaqué pour découvrir le monde. Je n'ai rien découvert du tout, sinon l'illustration de la phrase de Chesterton : "On vit comme on rêve, seul."

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Hows eternal life in the grave baby?

 
Beauté et harmonie du corps face à l'attraction-répulsion pour l'amour et la mort, la passion et l'éphémère ? Le dessein n'est-il pas de sortir des figures imposées pour ne jamais avoir à signer notre sentence ? Non, tout cela ne finira jamais !  Nos "cinq sens" ne sont qu'une blague qui a mal tourné en passant sur les rotatives. "C'est par pur préjugé moral que nous accordons plus de valeur à la vérité qu'à l'apparence", dit Nietzsche.  Je ne sais plus. Je n'ai qu'une conviction, une seule : le démon de Milton, comme être moral, est supérieur à son dieu.

Ne vous agitez pas, ceci n’est pas une affaire personnelle, c’est un journal intime

dédié à Sarah Kane, Edie Sedgwick, Delphine Palatsi, Claudie Gardelle, Valérie Valère, Tim Leary, Christopher Walken, Juliette Lewis, John Fante, Knut Hamsun, Hermann Hesse, Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk, Hélène Grimaud et Pier Paolo Pasolini

 

« Le plus court chemin d'un point à un autre n'est pas la ligne droite mais un labyrinthe.»  (Jodorowski)

Lundi 14 avril 2008


Bon, une nouvelle photo de moi...





...Et pour une charmante effrontée, Fran, qui a osé me tagger
(
http://mylovelyladyhumps.blogspot.com/2008/04/show-me-yours-ill-show-you-mine.html),

...mon bureau :


 



Terence

par Terence publié dans : I'm a legend - Qui je suis ? Cliquez ici
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Mercredi 12 mars 2008


Puttin' on the Ritz, 3 videos : 1) Christopher Walken, 2) Frankenstein Junior, 3) Fred Astaire. Strange, is n't it ? 

Et les paroles en prime - car elles me trottent dans la tête, intraitable rengaine, cependant ô combien réjouissantes - bien qu'elles m'aient sauvé la vie.

Je vous raconterai ça.

En attendant, place aux réjouissances ! D'abord mon bien-aimé, Chris Walken, dansant les claquettes  (faut dire qu'il est né par Broadway) sur la chanson de ce sacré Fred Astaire.

 

Comment ça, pompé sur le clip Weapon of Choice de Fatboy Slim ? Mouais, mais putain, exactement dans le tempo. Génial.

Bon, moi j'ai rencontré ce morceau par le film Frankenstein Junior - plié de rire. Voici l'extrait... Attention, préparez-vous - pour ceux qui connaissent pas -, c'est hard :

 

Allez, le grand Fred Astaire...

 

Et les paroles :

Have you seen the well-to-do
Up and down Park Avenue ?
On that famous thorough fare
With their noses in the air.

High hats and arrow collars,
White spats and lots of dollars,
Spending every dime
For a wonderful time.

(hé-hé... le refrain...)

If you're blue 
And you don't know
Where to go to
Why don't you go 
Where fashion sits...
Puttin' on the Ritz !

(...qui te met tant en joie qu'il ne te sort plus du crâne)

Different types who wear a day coat
Pants with stripes and cut-a-way coats,
Perfect fits...
Puttin' on the Ritz.

Strollin' up the avenue so happy
All dressed up just like an English chappy
Very snappy.

Come let's mix where Rockefellers walk 
With sticks and um-ber-ellas
In their mitts...
Puttin' on the Ritz.

If you're blue... [etc.]

Different types who wear a day coat
Pants with stripes and cut-a-way coats,
Perfect fits...
Puttin' on the Ritz.

Dressed up like a million dollar trouper
Trying hard to be like Gary Cooper
Super-Duper.

Come let's mix where Rockefellers 
Walk with sticks and um-ber-ellas
In their mitts...
Puttin' on the Ritz.

Puttin' on the Ritz.
Puttin' on the Ritz.

 



Eh oui, j'ai survécu. Convalescence difficile - agacé de repartir de zéro (sachant que l'infini n'est pas le résultat de la somme et du reste) - mais ne dit-on pas que les voyages... C'est promis, je recommence à écrire mon journal.

Et je vais me dévoiler un peu : CLIC

 

 

 Terence

par Terence publié dans : Musique et vidéos sublimes
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Jeudi 14 février 2008



INTRO : PATTI SMITH 


"Patti Smith : Dream of Life" 
(film de Steven Sebring, 2007, durée 1h48; 
à la télé, sur Arte le 25 mars 2008 à 23h)

 


Sur la vidéo ci-dessous - Festival de Berlin, 12 février 2008 -, 
Patti Smith présente elle-même le film "Dream of Life", documentaire / biographie,
un film consacré à sa propre vie,
lors de la conférence de presse en compagnie du réalisateur :

 




EDIE SEDGWICK
(poème de Patti Smith, trad. perso... très perso !)

 

De feu elle tremblait de partout, je ne sais pas comment elle y arrivait, il lui fallait des heures pour se maquiller, mais elle y arrivait, même les faux-cils, elle commandait des triples gin avec citron, puis une limousine, elle y arrivait, et tout le monde savait : elle était l'unique et véritable héroïne de blonde sur blonde.

 

Edie-Sedgwick-1.jpg
Edie Sedgwick (1943-1971)




Oh c'est pas juste
Oh c'est pas juste
Comme ses cheveux d'hermine
Faisaient tourner les hommes
Elle était blanc sur blanc
Si blonde sur blonde
Ses longues jambes si longues
Et je la suppliais :
"Danse avec moi !"
Mais avec elle
Je n'ai jamais eu aucune chance
Oh c'est pas juste
Comme ses cheveux d'hermine
Flottaient si joliment
Et comme ils coupaient l'air
C'est avec les hommes qu'elle dansait
Avec elle
Je n'ai jamais eu aucune chance
Pourtant je t'avais suppliée
Edie
Du plus profond
De là où l'on rêve
Je lui lisais l'amour
Nous nous serions tourné la tête
Edie
Si pâle et si maigre
Les os pailletés
Secoués
Second enfant blond
Après Brian Jones
Oh c'est pas juste Edie
Comme je rêve de toi
Et tu dors
Tu dors
Tu dors à jamais
Et jamais je ne danserai avec elle
Non jamais
Elle s'est brisée
Comme un bébé
S'est étouffée comme une fille bébé
Une dame aux cheveux d'hermine
Oh c'est pas juste
Oh c'est pas juste
J'aimerais tant te revoir
Te lever éperdue tremblante
Si pâle
Les os blancs pailletés
Avec bébé Brian Jones
Bébé Brian Jones
Comme de rougissantes
Baby dolls

 

@

Patti Smith
(trad. Terence)

" DREAM OF LIFE : PATTI SMITH ",
film multiprimé de Steven Sebring, 2007,
passera sur Arte le 25 mars 2008 à 23 h
@

 
par Terence publié dans : Poètes, romanciers, novelists
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Dimanche 3 février 2008


     Tu t'arrêtes, la bobine continue de se dérouler. Tu perds la vie. Cours ma chérie, détruis ce qui n'est que fugace étincelle, tout ce qui n'est pas lumière et à jamais.

     Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et ton suprême plaisir. Absorbe avec délices la douleur, au miroir que je te tends, tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.

     Tu le sais, tu m'étreins depuis si longtemps. Ne te dégage pas, n'appelle pas au secours, c'est trop tard, et ça tu le sais aussi. Et que te fais, à toi, de ranimer les feux d'une raison fossile ?

     Maintenant, entends les fatales formules, échos de tes rêves - qui se relèveront de par ta volonté ranimée. N'aie crainte ! Personne n'a suivi le film, tes soupirs ne sont que ceux de la nature effrayée, n'aie crainte je suis là, toujours, tu es seule face à moi, nue, tu aimes ça... tu m'observes tandis qu'en toi je m'imprègne.

     Me lire c'est s'engager. Tu le sais, ce que de moi tu lis s'imprime en toi - avec d'autant plus de force que rien de ce que tu connaissais jusque-là ne peut en arrêter l'inoculation. Le vaisseau de Toby Dammit, pour être subgalactique, circule en tes veines. Nul recul n'est possible.

     Te souviens-tu de mes mots : "Nulle lâcheté n'écartera jamais la main du bourreau."

     Reconnais-toi au lieu inviolable de l'expression de ton intime souffrance : ceci même, là, maintenant, ce que tu lis... Oui ce que tu lis est maintenant en toi. Ne crains rien, au pur centre de la souffrance, plus de souffrance - de même qu'au centre du cyclone règne la paix.

     Une âme attentive est dévoreuse d'absolu, et la peur de se perdre est fille du désir. Ne t'inflige pas les ruines résignées du théâtre du temps. Sur les planches disjointes de la scène s'époumonent des femmes qui trébuchent, meurent et se relèvent, arrachant de leurs ongles les fards de l'espoir qui sans cesse renaissent. Ne sois pas des leurs.

     Regarde celle-ci, voyageuse imprudente, qui se tourna vers moi et découvrit mes yeux, se battant la poitrine, folle ou trop lucide qu'importe, aujourd'hui infligée de visions elle rampe à la recherche de ma main. Dis-moi, que vois-tu derrière elle ?

     Tu ne peux réprimer un réflexe d'épouvante, mais encore une fois : ne crains rien, je suis ton talisman. Seulement, ne t'endors pas, à moins d'encourir la visite de tes obsessions les plus définitives.

      Celle que tu vois errer entre les mots n'est autre que toi, le texte t'a donné vie, se prêtant à tes élans les plus farouches. Il vit en toi, et de toi, consens donc à sacrifier ta vie, à prendre ma vie chrysalide, qui n'attend plus que la chaleur de ton âme pour enfin se délivrer. S'élever. 

     Lis avec ferveur, ne relève pas les yeux. Si par malheur tu parvenais, dans un dernier sursaut, à t'agripper aux chaînes fragiles de la vie, se déploierait un désert où tu vivrais à jamais, seule à jamais, et je sais que cela te tente, plutôt que de me l'offrir, ta vie, car ton passé t'a fait connaître l'attraction de la chute, la divine tentation de la fatalité, qui répond au doux nom d' "effondrement".

     Elle lisait, et naquit en elle une raison nouvelle, vivant de sa combustion même. Elle y vit un nouveau jeu, et tendit les mains. De ces voluptueuses pensées la jeune fille ne revient pas intacte. Elle pense à Lautréamont :

     "On admire le jeune homme qui s'est suicidé. On l'admire, mais on ne l'imite pas."

     Doucement elle repousse les draps, se dresse - son cerveau a la noirceur de la nuit sidérale -, sort de son lit, et se dirige avec précautions vers la fenêtre, d'où elle se penche. Dans son rêve, elle se précipitait dans le vide.

     *  sur sa table de chevet, un vieux bouquin à la reliure de métal argenté : "Je suis le rêve"  *

     ...

     Il leva la tête. La silhouette d'une frêle jeune fille, là-haut, était éclairée par une lune mourante.

     Dormir n'est qu'un rêve, se disait-il. On n'échappe pas à l'insomnie, pour ne pas s'échapper à soi-même, pour rester attentif. Combien de fois n'ai-je pas dit : "On ne peut mourir que par manque d'attention."

     Pourtant mon amour qd je vous aime je veux mourir, dormir pour ne jamais plus me réveiller. Et qd je veux mourir j'accomplis les rites.

     A la nuit tombée il descend dans des bas-fonds qu'il connaît bien, là où depuis les pavés ulcérés d'artificielles lumières sortent des couteaux prompts à égorger, à éventrer. Il sait que mourir n'est qu'un mot mystérieux qu'évoquent les mages, et une vieille légende, mais il se dit : "Eh bien, Terence, pourquoi ne pas le vérifier ensemble ?"

     Il veut vivre encore. Encore un peu. Il sait qu'un geste suffirait pour bousculer l'univers et découvrir dessous, cachées, les eaux cristallines où court un enfant révolté qui porte son nom.

     Un soir, Terence, où le coeur désolé d'une dernière défaite tu riras courant sous une pluie aveuglante de regrets, tu t'effondreras sur la tendre poitrine de "Celle Qui S'enfuit", et tu jouiras, un instant, de ta perte définitive. Fou d'une douloureuse résignation, tu béniras en gestes d'une insolence forcenée ta propre malédiction, car la probité de tes juges te sera si douce que tu oublieras les caprices de ce monde.

     A ce moment, tu m'appelleras, et je viendrai. Je te parlerai, tu consentiras à ouvrir les yeux, et tu verras mon visage d'amour. Les dernières ombres de ton maquillage seront effacées, et tu sauras qui tu es.

     Moi l'auteur véritable de ces lignes, enfin libéré, Terence, de ton emprise.
  

 



Terence

par Terence publié dans : Short Stories
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Lundi 28 janvier 2008


     Personne n'a rien remarqué. Ni dans le monde virtuel, encore moins dans le monde réel.

     Il est vrai que depuis le 31 j'ai déclaré la guerre à toutes les filles. Ce sera elles, ou moi. Donc ce sera moi. Virage à 180 degrés. Encore une qui a voulu ma peau, les autres, TOUTES les autres paieront pour elle. 

     Je suis un être d'amour, mon sang palpite pour mes frères humains. Je suis aussi un être bionique, mon sang est bleu, comme mes larmes, à l'image de la belle Jill Bioskop ou de Motoko Kusanagi. J'ai aimé, de toute mon âme, j'ai fusionné, on m'a quitté, je suis mort.

     Vivant, je m'inquiétais chaque jour d'oublier le moindre de mes gestes, la moindre de mes pensées, sûr de plonger dans la folie si je perdais un morceau du puzzle.

     Le fouillis des pièces du puzzle, c'est ma passion - et mon refuge. Je m'enferme dans le grenier de mon cerveau malade, et fouille pendant des heures à la recherche de la pièce manquante, et c'est la joie, car je la sais toute proche, monde interdit je t'explore, je te ferai la peau, et enfin me ressourcerai aux fontaines de sainteté de mon enfance.

     Le micro-climat de mes rêves, les effluves d'une odeur d'humus, et la "fille interdite" dont je parle si souvent, la fille qui vécut avant moi, sans moi, et qui m'a rencontré dans les récits de son imaginaire, où j'étais tjrs présent, présent tandis qu'elle se mourait solitaire - de langueur, disait-on au XIXème siècle.

     La langueur - mourir de langueur, le chaos est loin, l'ombre s'allonge et le désastre proche.

     Au milieu de mon puzzle à quatre dimensions, la fille interdite à mes côtés, les sens exacerbés par son sens du divin la rendant aussi sainte qu'aveugle - la suprême lucidité aveugle -, me prenant la main et pleurant mon absence, je l'embrassais passionnément - pleurant sa disparition -, et la confusion (quel mot, encore !) m'a tjrs mené à la panick attack, au Xanax et aux vingt milligrammes de morphine.

     Une fois de plus, dans l'atmosphère confinée, juste un soupirail comme relais vers les étoiles, je me masturbais lentement, et lentement elle m'apparut, mon ange noir mon amour, dernier lien sur le monde inviolé des adultes, et je bandais, je bandais d'une volupté sainte, le VRAI trouble de la solitude tant aimée, celle du recueillement sur l'aimée insoumise - qui m'aimait insoumise - moi-même insoumis.

     La volupté dans laquelle me plonge la mort - ma Belle Endormie -, "chancelant, il monta les blancs escaliers qui conduisaient à cette chambre où, le matin même, il avait couché dans un cercueil de velours et enveloppé de violettes, en des flots de batiste, sa dame de volupté, sa pâlissante épousée, Véra, son désespoir" (Villiers de l'Isle-Adam).

     Le venin inoculé à la naissance je te sais l'antidote, foncer dans les sens interdits jusqu'aux terrains abandonnés des hommes demande mille vies, ou l'amour. L'amour je le découvrais immobile comme la mort, la fille abandonnée ne se soumet pas, elle rêve, je me glissais en elle, l'éveillant, elle s'agrippait et me griffait, éperdue d'espoir, et je lui fouillais le ventre découvrir sous les strates ensemble les trésors "qui nous firent des larmes".

     Il est vingt-deux heures, déclenchement du répondeur. Coup de fil de Xavier : "J'apprends par Patrick que tu me hais... que tu as décidé de m'assassiner !!!" Vitupérations terribles qui "m'extirpent de mes rites autiques" (article "Retour de campagne du guerrier ivre"). Je laisse courir et retourne dans les bras de mon aimée.

     A peine une minute plus tard, appel de Sylvie : "J'ai préparé un super repas pour toi et ma copine, tu viens ?" Cette fois, je réponds consciencieusement, désespéré. Résigné, désabusé, j'ai appuyé sur la touche pilote automatique, RV à 23 heures.

     Attention, ça va devenir gore... Nous étions le 4 janvier au soir... Alors ? Personne ne s'est aperçu de ma disparition entre le 4 et le 11 ?...

     Je décide d'y aller à pied, par Bastille et République. Grand détour. Je souffre. Je ne comprends pas. Une violente douleur au ventre m'oblige à marcher au ralenti, à tous petits pas, à la moindre secousse mes jambes se dérobent, et je me retrouve plié en deux à même le trottoir. 

     Chaque fois je me redresse, et je grimpe mon Golgotha une main sur le ventre, attentif. Je sens Son coeur qui bat, j'ai mal, je sens que je vais faire un petit prématuré.

     Tel un moribond je file vers Sylvie, rue Portefoin n°9.

     Peu avant République, rencontre inattendue. A une terrasse, Gilbert accompagné de Greg et de la nouvelle nana que je lui avais ramassée huit jours plus tôt. Grégoire, aux anges : "Quelle merveilleuse rencontre !" Il m'aime, ce mec. Elle : "Que tu es beau, ce soir..."

     Toujours, ma chérie.

     [La suite, plus tard. Je dois changer mes pansements.]

 

Terence
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par Terence publié dans : Short Stories
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Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
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Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
et cela suffit pour exister."
 
 
(Rachilde, 1885)


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