Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Who Is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • Toby Dammit's Trip
  • : Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.
  • Contact

Profil

  • Terence Carroll
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.

Twitter

Recherche

Bienvenue

 

Moi-moi-rien-que-moi-Terence-Carroll-021-juil-2013-copie-1.jpg

 

Me joindre >>  CONTACT   

  ... sur Facebook :  
=>   Terence_Carroll  

  ... sur Twitter :  

=>    

 

I miss you, but I hav'n't 
          met you yet
               

 

 
 

      @Yes, it's me !@ 
     




Vote for my site : CLIC

 

 


[mmmmmm] 

 

CURRENT MOON



View blog top tags



A genius : la pianiste
HIROMI  UEHARA  :

 

 
"Mon amour, murmura-t-elle, 
nous allons nous appartenir 
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
et cela suffit pour exister."
 
 
(Rachilde, 1885)





Träume (by Françoise Hardy)
"Tropfen auf heisse Steine"

 





Locations of visitors to this page

    Localisation  
 de mes passagers clandestins


(ci-dessous : online)

web stats



 

Nous ferons de grandes choses
Je t'aime

                                   Terence   

 

Twitter

24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 22:45







 

Me revient en mémoire la lumineuse critique du chef-d'oeuvre de Amos Kollek, par Aude Benjamin, parue dans la revue Technikart de juillet 2000, et il me faut aujourd'hui, c'est viscéral, revoir cette petite merveille aujourd'hui introuvable en DVD et, ô mon amour, t'en refiler ma propre analyse (souviens-toi, "Ne t'inquiète de rien...").

Ce soir je me suis ainsi repassé "Sue perdue dans Manhattan"... ça fait dix ans que je visionne et revisionne le film, chaque fois je me fais démolir : tandis que Sue, peu à peu, inexorablement, est soustraite du monde des vivants, le rayonnement de son intégrité et de sa noblesse menace de me faire basculer avec elle dans la poésie pure.

Rien que ça.

Okay. Restons calme. La phrase que j'ai placée en titre de cet article est la conclusion ouverte de l'analyse d'Aude Benjamin. J'y répond d'emblée... n'est-on pas "en plein dans le crucial", dirait Virginie Despentes ("Baise-moi") : Sue descend-elle aux enfers avec en filigrane une telle lucidité ? Oui bien sûr, puisque la "fatalité" - au sens de Sarah Kofman - l'a élue. Il y a en elle la figure de l'ange.

Sue s'est dérobée à ce que l'on attend d'elle. En tout point, pas seulement socialement. En acceptant cette exclusion, son incapacité à combler qui que ce soit, elle rejoint Lilith, la "BANNIE des textes", celle que rien ne peut aliéner.

Sue n'a pas d'histoire, pas de poids, pas d'âge, pas d'avenir. Elle est légère comme son foulard de soie. Elle ne connaît - elle le dit elle-même -, qu'un mode de communication, le SEXE. On est d'accord, il n'y a pas d'autre mode de communication ! Anyway... et les mots, dammit !!!... Mais avec les mots, on s'élabore, on n'articule que des LIENS, et oui, en hypertexte - on peut parler de dialogue, mais hâché : la relation par les mots, on le sait, reste depuis la nuit des temps l'imposture par excellence. Avec le sexe, on parvient à se perdre, i.e. se connaître enfin, se RE-connaître par les gouffres (merci Henri Michaux). 

Sue, si elle s'accrochait, pourrait s'en sortir, repasser through the looking-glass. Mais bienheureusement elle GLISSE irrémédiablement vers le vide. La solitude, la mort, la découverte de la seule vérité qui soit : le vieux leurre "cogito ergo sum" est depuis Nietzsche devenu : je comprends d'où je suis... donc je suis." 

Schopenhauer, déjà : "Le degré d'existence d'un être est fonction de son degré de conscience."


Paradoxalement, ce vide n'est pas rien : le "creux de l'existence", selon le mot de Paule Salomon (in "La Femme solaire", Ed. Albin Michel), est au contraire la base cathartique primordiale.

Dieu a laissé un espace sans dieu. L'univers est né parce que Dieu, l'infini, a laissé un vide à partir duquel la création nous incombe.

Sue - Lilith, la lune noire, errant dans les abysses de la solitude pour avoir refusé la normalité des apparences - vivra avec une singulière passion des aventures sans lendemain :

SUE N'EST PLUS GARANTE DU LIEN MAIS DU TROUBLE.

Elle est celle qui échappe toujours, celle qui sait que ce que chacun peut apporter à l'autre, c'est le manque.

C'est-à-dire le DESIR.


Terence Carroll

Partager cet article

Repost 0
Published by Terence Carroll - dans Films cultes - acteurs cultes
commenter cet article

commentaires

Varbla 07/09/2008 18:17

Un article qui me pousse vers une possible identification... Et une envie de voir un film qui était jusqu'ici passé inaperçu dans mon paysage cinéma...

Satan 09/07/2008 06:20

Wait to see what warming really is.

-Satan-

Handi@dy :0016:conférence du handicap:nous aussi on veut du caviar, des rolex et des ray-ban et sortir un CD comme CARLITA! 25/06/2008 23:43

Le vide,le manque nous poussent à le combler, à calmer la souffrance, ce qui nous rend inventifs, créatifs (à défaut de Créateurs!). La souffrance nous fait nous dépasser. Finalement, nous gagnons à être en manque, en souffrance, en vide, en quête! En carence? Oh my God, notre gouvernement aurait-il trouvé le moyen -malgré lui, hein!- de nous rendre géniaux? Heureux? Naaaaaaaaaaaaaan, je déconne en ce qui concerne la phrase précédente. BIZ cher TERENCE! Douce nuit!

Passagers du RSV BlogCatalog

 

        repérés 

View My Profile View My Profile View My Profile View My Profile View My Profile

Powered by BlogCatalog

 

Mes dieux

Edie-5.jpgjuliette-lewis07-th.jpgGary-Oldman-2.jpgLinda-L--.jpgVal--rie-Val--re-copie-2.jpgImage Hosted by ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.us     Image Hosted by ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.usFree Image Hosting at www.ImageShack.usFree Image Hosting at www.ImageShack.us


    and  Becky    
   

http://girlinshortshorts.blogspot.com 
a postmodern neo-feminist
libertarian cyberpunk gay girl