Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.

Publicité

Journal intime - Nuit ven 17 / sam 18 nov 06


21 h 11

 

Après nouvelle lecture de Demian. De mon ami Hermann Hesse.

Pas été sur OB de toute la journée. Pas même au CDC. Et ça me fout en manque.

Esprit parasité par problèmes fric et intendance. Travailler quinze heures par jour, et puis répondre au téléphone, parler... Mes heures de muscu sur mon Kettler Multifitness Center sont mon seul plaisir. Demain encore - et rien que l'évoquer me met en fureur - je dois bosser sur des conneries toute la journée, peut-être toute la nuit. M'organiser. Délai: lundi, midi trente.

Toujours bosser dans un état de total épuisement, trip amphètes, Xanax, uppers, downers... Bon, je la joue crânement, je mise pas un kopeck sur le mérite, mais faut bien faire semblant.

Toujours du mal à accepter de dormir. Ce qui m'épuise d'efforts à lutter les yeux douloureux, face à l'écran lutter contre les fulgurantes vagues de panique qui me traversent, avec ces instants de vide terrifiant - suis-je encore vivant ? Je repousse le sommeil, arcbouté sur mes dernières forces, finalement je tombe qqs minutes, et puis me relève à nouveau, furax de cette fatigue inepte.

Reçu hier deux mails de Cynthia, tjrs barrée dans son rêve d'être top-model. On s'est rencontrés à l'agence City.

Elle cherche qqc de trouble avec moi, à finalement être violentée - mais sous des règles complexes, sophistiquées, qui lui permettent d'échapper aux lois fatales de la chair tout en s'offrant. Elle veut tjrs être prise par surprise, étonnée et éveillée. Il faut que la mort passe par là - car Cynthia est très belle -, en effleurements subreptices.

Au bout du corridor noir, trébuchant sur des cadavres fatalement masqués pour ne pas se reconnaître en l'un d'entre eux, la pauvre, elle veut marcher, vers là sans doute où se terre l'absolu plaisir.

Près d'elle, lui frôlant le bout des doigts, moi en comte noir dans sa cervelle malade ! Moi le grand écrivain tel qu'elle se plaît à l'imaginer, l'être perdu, débauché, le "dandy" - c'est elle qui l'dit (la dernière fois qu'on s'est croisés, j'arrivais à son cocktail minable: "Tiens ! Les dandys ne sont pas morts !") -, moi l' "élégant" en cuir Armani monté tel un étalon, et l'alchimiste au corps couvert de bijoux glacés qu'elle caresse. Tout son baratin perso de camée.

Bijoux sur mon corps nu UV-isé - ça elle aime, basique -, dont les éclats la font se pâmer - l'efficacité de l'artifice - et lui permettent de se croire tjrs en représentation devant le beautiful people.

 

21 h 33

 

Comment puis-je me prêter aux petits jeux stupides, formatés, des conventions sociales ?

Tant me préoccuper de la thune, de mon job, m'affliger de telles palabres téléphoniques, pour ne jamais rien obtenir "en termes de délais", accepter leurs exigences alors que ces loosers ne peuvent compter que sur moi.

Affligeant d'avoir à jauger ces machineries dont les rouages envapent Paname, tentant de me hacher menu, moi hiératique OK c'est mon truc, mais de moufter aucun droit. Un battement de cils, je peux ?

Je m'agrippe à mon travail sur le corps pour ne jamais perdre l'héritage de ma discipline, les modèles qu'on veut m'inculquer je m'en tape, et pourtant je dois vérifier les scellés de mon repaire, ouvrir les enveloppes pleines de factures - la vie c'est ça, attendre la bonne enveloppe, celle où le diable te demande de payer ses services, pour solde de tout compte.

"Combien vous dois-je encore, bien-aimé Lucifer, pour vos grâces ?"

 

21 h 49

 

Je suis las, je pense à Schopenhauer qui, chez lui enfermé, ne se séparait jamais de ses deux pistolets. Il n'accepta jamais que quiconque - dans ses vingt dernières années - entrât chez lui.

Et tjrs attentif, prêt à s'enfuir - très vite.

Un être à moins d'un mètre de lui lui était insupportable. Un humain, s'entend. Car il aimait les chiens, en particulier ses caniches - auxquels à sa mort il légua ses biens et ses droits d'auteur.

Schopenhauer a raison. Quiconque à moins d'un mètre devient insupportable.

Ou alors on baise.

 

21 h 55

 

Je ploie sous la fatigue (en 72 heures, dormi trois heures). C'est cela, l'absence de liberté, les barreaux. Les barreaux fixes et à jamais, que l'on retrouve chaque nuit, tjrs fixes, tendus devant le même soupirail, au fond d'une chambre condamnée, sans lumière. Je hais cette fatigue qui résiste à mon contrôle.

Je la sais pourtant illusion, cette fatigue - une jolie gamine dans mes bras, en une seconde la ferait disparaître. Mon ascétisme de merde ! Mon corps est meurtri, et l'ankylose (quel mot !) guette mes facultés mentales. Mais elle EST illusion. La fatigue est soeur de la mort, aucune des deux n'a de réalité.

Ma "Ligeia"...

Ma Ligeia... Je t'aime trop, sale petite sauvageonne. Bascule en arrière la tête, et ouvre les cuisses, tu es maigre, sale, et je t'aime - tes cheveux sont noirs. Je t'ai vue, ma petite. Je te vois, allongée sur un tas de charbon - fruits noirs et rudes qui vont envelopper notre étreinte.

Nous nous dessinerons dans le lit noir des fusains. Te bousculer doucement et rouler avec toi, et ton petit rire d'abandon, seuil de ton plaisir à toi - toi qui si jeune est inassouvie depuis tant d'années, quatre ans que tu m'as rencontré nu dans mon atelier d'artiste (je suis Dorian Gray, version tropicale).

Ton bonheur à toi, disais-je, qui est de te donner à moi, d'être TOUJOURS prête. Tu m'aimes et tu m'admires : mon sexe est ton saigneur. Etre pourfendue. Ravie à toi-même. Etre AIMEE. Rouler dans le charbon. Rouler sur les billes, griffues, noires et lourdes.

 

23 h 18

 

 

"Terence, ETEINS LA LUMIERE !" Elle entre dans ma chambre. "Ecoute, Mimi, il est 11 heures, maintenant il faut arrêter de lire, il faut dormir, demain tu vas à l'école. Il FAUT dormir, sinon papa va se fâcher."

 

23 h 40

 

Pas moyen de dormir.

Je venais d'éteindre la lumière. Aussitôt, un moustique (en novembre !!! ça devait être pour ma pomme, le dernier moustique de Paris encore valide !) s'est mis à zombir autour de mon visage. Il s'est posé sur le revers de ma main droite. Ma main gauche était déjà lancée. J'ai senti le minuscule contact froid et humide. Broyé. J'ai rallumé. J'ai retiré, de l'extérieur de l'ongle, l'insecte aplati et écartelé.

Passionnant. Et mes nerfs sont à nouveau à vif. Deux Xanax. A cause du moustique ? Piètre question. Comme toutes les questions.

C'est pour cela que je n'aime que les histoires. Ecrites. Que je hais discuter. Parler, quelle horreur, à moins que ce ne soit pour goûter ma séduction sur une femme inconnue. Ou admirer un pur génie (Hervé Landry).

 

0 h 08

 

Depuis ce contretemps je trépigne (envie de bouger, de sortir, anywhere). Pourtant mes gestes sont lents, contrôlés. Faudrait que je lise.

J'attends l'effet des Xanax.

J'ai pris une douche froide. Je me mate. Que du steak. Pas un gramme de graisse. Le miroir de ma SDB renvoie une image sublime. Un peu de posing, pour me vérifier... Sublime.

Poids: 87 kg 200. Putain je pige pas... Ma balance déconne. J'ai encore perdu 200 grammes !!!

 

0 h 21

 

 

Fatigué. Mais ma tristesse me refuse le sommeil. Plus tard peut-être, s'il refait jour un jour. Dormir. Le jour, pour cette corvée, est plus propice.

Mon mot du jour: HAINE. Je prononce ce mot, très beau, mystérieux, et je me dis : non, je suis incapable d'éprouver ce sentiment, ou cette émotion. Si j'agissais contre qqn, si je tuais qqn, ce serait par amour. De toute façon je ne peux éprouver de haine. Je suis attiré, ou alors j'utilise, ou alors j'évite. Trois variantes.

Je ne peux "haïr" que des situations, ou des gestes, ou des actes (de moi ou d'autres). Jamais un être.

J'essaie de comprendre. "Amour"... Mon amour ne peut être que sexuel et ludique. Donc je ne peux y opposer le mot "haine".

Je ne peux "aimer" - d'amour - un homme. Un homme je peux l'admirer, il peut me fasciner.

Je me demande si je ne suis pas une fille.

Les filles qui tournent dans ma tête ces jours-ci : Isabelle, Tara, Natasha, Maud, Claudie, Thy'tchen.

Isabelle: à Genève. Tara: à Sens. Natasha: à L.A. Maud: à Nantes. Thy'tchen: morte. Claudie: morte.

Toutes ces couleurs dans ma chambre. Sauf les ordis. Noirs. Ce que j'aime ce sont les valeurs contrastées, et les ombres curieusement mouvantes des objets, lesquels me paraissent tjrs DERRIERE les murs de la chambre.

Un peu de lecture, et dodo.

 

0 h 40

 

Hasard de ma lecture. J'apprends ça : à l'emplacement exact du Caveau de la Bolée se trouvait la prison où fut enfermé et torturé le chevalier de La Barre avant d'être exécuté (brûlé donc, 1766).

Ainsi des siècles plus tard à chacune de mes virées parisiennes je retournais sur les lieux de mes tourments, cherchant en archiviste à y retrouver mes serments, les pensées de mes derniers jours, mes peurs, desquelles je ne suis pas délivré.

Et peut-être que tous ces joueurs d'échecs et ces fous de la nuit avec lesquels gamin je pris tant de bitures étaient... mes bourreaux ! Ou peut-être mes compagnons de cellule. Ou des rats.

A propos de dates. Ces jours prochains, ne pas oublier :

- 21 novembre 1811 : suicide de Kleist et d'Henriette Vogel.
- 23 novembre : anniversaire d'Andrezj Zulawski et d'Isabelle. Mort (1991) de Klaus Kinski.
- 24 novembre 1870 : mort de Lautréamont (8 h du matin, 7, rue du Fbrg Montmartre).

 

1 h 35

 

 

Rêvé avant-dernière nuit que Charlotte Gainsbourg me trompait, m'abandonnait pour un autre. Elle m'a laissé en plan dans un jardin public, et j'étais en chaussettes. Honte, ensuite, de passer devant des personnes assises sur un banc - qui n'avaient pas manqué la scène -, j'allais chercher mes chaussures abandonnées plus loin devant un autre banc - où Charlotte et moi nous étions enlacés.

Pas encore répondu à Natasha. Ni téléphoné à Tara.

Ni fait l'amour, ni joui de ma propre main, depuis le 1er novembre... Pour l'instant, aucun effet : je ne ressens pas de transformations particulières.

 

1 h 42

 

Hervé Landry jamais ne se serait détruit à la came même pour le spectacle à offrir, ou pour les femmes, ou pour atteindre un état second, ou même (encore moins) par désespoir ou par amour.

Je suis juste un petit point situé qq part sur le long embarcadère qui va du personnage Hervé Landry au personnage Hank Bukowski.

Réfléchir à ça me paraît hyper important.

Au lieu de ça je viens de rêvasser sur Isabelle... Nous avions le même père et j'étais affreusement jaloux (d'elle).

Lecture actually : Sherwood Anderson.

Si belle Solveig Dommartin !!! Interviewée par Wim Wenders.

 

1 h 57

 

A propos de mon premier roman édité, et de ceux qui suivront...

Mon héros (moi-même) aura l'impact qu'a eu Werther sur la génération Sturm und Drang de l'époque.

Je veux le meilleur exemple pour moi-même, et le pire pour les autres. Les ados vont découvrir leur nouvel héros idéal. Pour faire reconnaître ce héros, il me suffira de me dévoiler à la face du monde, tel que je suis au quotidien, tel que m'ont aimé tant de filles impérialement romantiques.

Je dois me fixer des objectifs délirants, sinon, pour m'imposer, impossible de me motiver.

 

2 h 32

 

"Et je forgeai ainsi ma haine. Quelle raison aurais-je de les aimer ?" Julia Verlanger.

Prendre un pseudo féminin ?

Portrait du personnage féminin principal:

- Elle a le corps souple, fin mais musculeux de ma sprinteuse de 200 mètres préférée.
- La rapidité et l'efficacité sans état d'âme d'une kung-fuïste style Uma Thurman dans Kill Bill.
- La grâce, l'attitude hiératique, la hauteur de nuque, le nez de Carla Bruni.
- La volonté, la lucidité face au monde de Ingrid Schubert - de la Rote Armee Fraction.
- Elle refuse le sommeil, vit ses nuits comme des explorations, parfois comme des suicides (> Thy'tchen).
- Elle ne connaît pas la date exacte de sa naissance, elle est née dans une contrée lointaine, a été recueillie en France (idem).
- Elle cultive sa beauté et ses talents, mais ne les montre qu'à ses victimes : ceux (celles) qui vont l'aimer, la désirer, l'entreprendre. Les autres meurent par violence, mais ses amours sont ses seules véritables victimes. On s'intéresse au pourquoi de leur déchéance, on ne se préoccupe pas de savoir quelle est la meurtrière (et on s'en fout).
- Elle parle souvent d'elle à la troisième personne (> Claudie) - qd elle se confie spontanément, l'oeil amusé, théâtrale - si belle. Sa voix devient alors un peu rauque : on ressent sa peur fauve, comme son agressivité rentrée. Elle fout la trouille.
- Sa sensualité est terrible, mais elle a décidé de ne la vivre que dans son imagination, car ce qui se passe dans le réel rend tout individu fade et sans saveur.
- Très malicieuse, elle est capable, souvent, des actes les plus durs, des stratagèmes les plus machiavéliques.
- Son humour favori : mimer. Mimer des scènes, des personnages qu'elle croise.
- Sa manie : analyser ses ennemis par des analogies abracadabrantes... et elle finit par les aimer.

Pourquoi j'écris :

Mon écriture est volatile, et elle se glisse, en s'élevant, le long des murs, courant les tableaux et les moulures, s'écoulant en volutes autour des meubles, et se collant aux poutres du plafond, je regarde le plafond.

Putain, je n'écris qqc de passionnant que si ça me fait l'effet d'un rêve et de n'en être aucunement l'auteur, ou si je raconte un truc qui m'a passionné pour l'avoir vécu... dans un rêve. Je cherche à me souvenir. Et lorsque je me souviens, je ne crains aucun des plus emphatiques des qualificatifs. Mais c'est dur. C'est si rare de se souvenir, et ça demande un tel effort, pour ne pas s'y blottir, s'y rendormir, un tel effort pour choisir d'en écrire l'histoire.

Le désir de supprimer le poids du libre-arbitre, paradoxalement me fait écrire. Car ainsi il ne s'agit plus que de l'Injustice Immanente, plus aucune responsabilité - surtout de ses propres actes. Me mentir me permet de survivre à la certitude d'être damné.

Je me berce comme bcp du "Je n'y arrive pas, je n'y arriverai jamais". Mais l'énergie, folle et séductrice, à vouloir se faire démiurge de ses propres personnages, fait courir les doigts sur le clavier, et en cavalant grimper les susdits personnages aux rideaux du rêve, qui se dévoile.

J'ai la même âme qu'à cinq ans. Ce que j'écris vient du percement de la voie souterraine qui renvoie à l'enfance. Des milliards d'abrutis m'ont, de tout temps, applaudi, mais un génie de passage, toujours, me rappelle que je n'existe que lorsque je "raconte" (tu te souviens, Clara, de mes contes ?), me fait remonter dans ma fusée subgalactique et visiter mille mondes dans ma nuit, et continuer le matin, l'aurore est continue jusqu'à la nuit suivante - et je raconte, de mon vaisseau et de ses passagers, l'histoire.

Aujourd'hui, je suis là. Je vis dans mille mondes, avant de me poser devant l'écran et de raconter. Raconter ces mondes, leurs personnages aux aventures qui permettent lentement de gravir le chemin qui mène à Dieu, Dieu étant la connaissance totale de la fille que j'aime depuis des siècles, maigre, pâle, follement calme et malicieuse, et qui m'aime - aussi - depuis des siècles.

 

4 h 18

 

Poids: 87 kg 400.

N'importe quoi. J'ai gagné 200 g en écrivant. OK j'ai pris ma poudre de protéines végétales. Bon, c'est l'Evian, je veux tjrs drainer les toxines (la tension d'improviser, ainsi me jeter en pâture, pourquoi ? J'ai pas suivi le film, et comme chaque fois que je ne suis pas en total contrôle, je suis aux aguets et m'intoxique).

Attention, Terence, ton RV chez Flam lundi à 12 h 30 !!!

Je pense à Demian, lu tout à l'heure... L'amitié c'est comme l'amour une aventure à hauts risques, mais sans laquelle pas de délivrance, pas de champs nouveaux qui ouvrent à la course folle du cheval rouge (hola ! besoin d'une pause, moi...).

L'amitié est une aventure violente et merveilleuse puisqu'on y mise à nos propres yeux notre crédibilité - comme l'amour. C'est une histoire à deux héros.

J'aimerais écrire une histoire d'amitié-amour passion entre deux filles terriblement torturées, sexe banni, mais il y a un jeu, un jeu terrible parce que les deux héroïnes ont construit tout autour d'elles un immense labyrinthe à leur insu, elles ont bien chacune leur fil d'Ariane, mais au bout du compte au bout du fil de l'histoire (laquelle en réalité commence là - il y a eu flash-back on ne s'en aperçoit que trop tard, elles-mêmes sont en flash-back inconscient de leur propre histoire), au bout de ce fil pas d'Ariane pas de sortie du tunnel, au bout il y a l'autre et le début de l'histoire sans fin.

Car le fil est une chaîne de métal entre leurs deux corps, qui les entrave. Les anges déchus par l'amour fou pour l'autre reconnu comme complice, écho et reflet, s'enchaînent d'eux-mêmes.

Bon, un smart drink... Et je me passe le DVD avec Edie Sedgwick.

Faust : "Le diable, après tout, n'est pas si terrible, puisqu'il me ressemble."

 

Terence Carroll

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Terence, ton beau corps suinte, dégouline
Répondre
T
"Il faut se résoudre à se laisser apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignore." ChamfortLéonard Eliot, tu évoques en moi ce film de Man Ray où Tzara joue aux échecs contre Marcel Duchamp.Et, par toi, je retrouve Federico Garcia Lorca.
L
Egocentriste et nombriliste toujours. Mais si seul, si seul parmi la multitude... Alors non, je ne peux finalement pas tout à fait haïr celui que tu te fais devenir. Car je te comprends.
Répondre
T
La solitude est un luxe, Lili, je ne la mérite pas.D'ailleurs "la solitude c'est du vol".J'ai dérobé ta haine, Lili, ne me la retire pas.Et "Hamlet"... joué par Vladimir Vissotski !
B
oh la ami ecrivain prolifique, gaffe a l'abus de paradis artificiels, morrison, elvis et meme ce cher baudelaire y ont laissé une part de leur ame... mais je lis que tu as aussi l'evian a portée de main, voila un paradis rassurant, sauf que les cimes des alpes, s'en mefier aussi : " l'air des sommets est connu pour donner le vertige"...mouais, n'empeche que je devrais faire comme toi , ecrire +, ecrire mieux, et penser a ecrire pour un jour jouer davantage les albatros que les vieux corbeaux ! :D
Répondre
T
Ami non (love on you), écrivain non (c'est une parure), prolifique non (graphomane oui), gaffe non (pourquoi ?), abus oui (être par excès, paraître par excès), paradis non (sauf votre respect), artificiel oui (je revendique)...Sinon, ma petite Laura, moi c'est la plaine, l'air des sommets le merveilleux vertige par manque d'oxygène plonger le regard dans l'abîme, je crains ce sortilège. Pourtant - paradoxe que j'ai pas résolu - mon culte pour Nietzsche !Mon atavisme terrien, quizas ?... J'aime les racines des arbres, l'odeur de l'humus, dormir sur l'herbe à la belle étoile, seul, à l'aurore sur ma peau les gouttes de rosée, trembler de froid, là respirant à pleins poumons je me repens.