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Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.

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Dieux ! Coupez mes racines !

 

 

 

J'ai dérobé sa faux à la mort.


"Je suis l'Unique Epée du monde", tel est le titre du texte qui m'apparut en vision, en 2004...


Je suis celui qui ne dort jamais, et je surveille, tyran, le moindre déplacement de sens. J'abats, je tranche les têtes de mes propres enfants, pour que jamais eux-mêmes n'engendrent la folie !


Tu vois, je cherche à minutieusement surveiller la pousse de chaque tige naissante, et lorsque, tronc puissant, elle sera sortie de sa couveuse, de la forêt étanche (le sas du sens), elle respirera sans assistance sous l'astre éternel, et la laisserai grandir généreuse et espiègle, sans bride.


Je me bats contre l'hydre à neuf têtes, et il faudra bien le flambeau d'un astre purifiant pour que les têtes cessent de repousser sans fin.


Je cherche le texte le plus précis possible, celui que lira celle qui, si loin exilée, attend de moi son billet de retour. Peut-être elle me croit dissous, mort, endormi, ou digéré par l'agrégat immonde des esprits mortels. On dira il croit parler à Dieu, quelle prétention ! Non, je ne parle pas à Dieu, je tente de discerner avant d'exécuter.


Discerner. J'aime ce mot. Il n'implique pas la diabolisation de l'un ou l'autre des protagonistes comme le demande la "foi" imbécile. Il nous fait enfant à la fois béni par la lumière et les ténèbres.


Regarde comme les mots même, toujours, cherchent à tromper notre vigilance: la "lumière" - toujours au singulier -, les "ténèbres" - toujours au pluriel -, le Dieu unique, et le diable légion.


Ce mot, disais-je, n'accuse pas notre main droite ou notre main gauche de nos souffrances. Certains écrivent "les maux", et crac encore on permet à l'interprétation de déraper, pourquoi pas ? mais les maux viennent du mal par définition du dictionnaire, ce qui est évidemment une outrecuidance du sens, donc faux.


Ce mot disais-je il n'accuse pas - il n'attise pas - la haine, ce sentiment inventé pour diviser les naïfs et intempérants mortels, ce sentiment nerveux que nous, jamais, ne connaissons.


La haine est le vice suprême, qui gangrène le mortel et le fait tourner sur lui-même en toupie comme s'épuise la libellule dans une bouteille non fermée, la haine bâtit la muraille qui barre l'horizon au regard - lequel y perd à jamais l'élégance et la douceur implacables - ferme les vannes de l'intelligence, et apporte la mort.


Il est juste permis d'opposer le mal et le bien par jeu, comme exercice ou pour le plaisir - car nous sommes légitimement fascinés par l'art des sophistes -, mais surtout pas se prendre "au mot".


Discerner est un terme humble, qui ne se met pas à la place de son sujet, et n'implique pas immédiatement l'arène, le pouce levé ou baissé, les infortunes de la vertu ou les prospérités du vice. Ce mot ne dit pas que l'un ou l'autre des astres - toi ou moi - est bon ou mauvais.


L'une des raisons qui font la beauté et la grandeur de l'astrologie (mais surtout pas celles des astrologues, tous déshérités de l'âme) est cet extraordinaire détachement qu'elle soutient contre les valeurs caricaturales des monothéismes depuis des siècles. L'astrologie reste "au-delà du bien et du mal", elle ne dit pas ceci est le mal (mon corps ?) ceci est le bien (mon âme ?), elle dit:


"Discerne, suis ton chemin, reste attentif, reste le guerrier humble, respecte ton arme, respecte ton épée."


Car épée signifie esprit.


A l'intérieur même de nos vies l'histoire se lit par une succession de pages... Et c'est pourquoi il est si aventureux et en même temps si jubilatoire de tourner une page, quand nous savons être aussi bons cavaliers que l'intrigue elle-même, impeccables silhouettes sous l'éternel orage.


Et je ris de bon coeur à la vision des mortels frénétiques engloutis sous les tempètes. Sans haine et sans mépris, car je sais aussi qu'ils se chargent eux-mêmes de leur sort, et sont morts à peine nés.


Hélas ! Le frénétique et éphémère humain parfois vient dérober nos compagnes aimées ! On devrait cesser de les réimplanter dans nos montagnes.

 

 

(Rapport sur l'implantation ratée
de l'espèce humaine en milieu spirituel)

 

 

 

Terence

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B
je voudrais eu ton bel optimisme soit non seulement beau mais vrai..;toutefois pour trouver la lumière les ténèbres nous sont trop souvent imposé...je vois que ton blog est entre autre dedié a valerie velere, ce nom a ravivé le souvenir de ce livre lu dans moon adolescence sur l'inceste... un beau livre au sens ou il avait un contenu emotionnel pregnant... je n'avais pas revu ce nom depuis la nuit des temps, mais je me souviens avoir trouvé que la fille en photo sur l'edition de poche recroquevillé sur elle meme avec des vetements marrons me ressemblait bcp.
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C
L'homme est un rampantQui bave sur ses liensJouit de son entraveEt meurt au petit matinDieu est quelque part : il boitBorrachoMescal y TequilaTon repaire m'intrigueMes amitiés
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