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Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.

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Friedrich Von Hardenberg (1772-1801)

[Cet extrait, revisité, est pour Toi - tu le sais n'est-ce pas ?]

 

Niemals sah ich dich noch, o Göttin !
s'exclama Terence, pris de rage soudaine

 

 

 

Hymnes à la nuit, extrait 
pas seulement "actualisé", mais surtout
complètement retraduit à ma sauce
(quel sacrilège !)
pour créer un texte encore plus poétique et romantique
que la version originale
- non je ne suis pas mégalo : lisez... -

 

 

"Un jour qu'amèrement je versais mes larmes, que de défaite en douleur, mon espérance allait s'évanouir - et que j'étais solitaire - assis devant l'ordi, contemplant ton image, sous un de tes si beaux poèmes - si loin du lieu d'où tu m'écris, toi l'être de ma vie - solitaire comme aucun solitaire n'avait jamais été - oppressé d'une angoisse indicible, à bout de forces, plus rien qu'un souffle de détresse...

"Comme alors je quêtais des yeux dans ma boîte mail quelque secours, ne pouvant rester assis, ni me lever non plus, rivé face à  l'écran, l'immense espoir qui me retenait à la vie s'enfuyait, et s'éteignait. Alors du fond des bleus lointains de ces hauteurs de ma félicité ancienne, vint un frisson crépusculaire, et d'un coup se rompit le lien vital - la chaîne de la lumière.

"Loin s'est enfuie la distance qui nous séparait, et avec elle ma désolation - les flots de la mélancolie sont allés se résoudre en un nouveau, un insondable monde. 

"Ô mort nocturne, toi le sommeil du ciel, tu m'emportas - la distance s'effaçait, sur le paysage flottait mon esprit libéré de ses liens, né à nouveau.

"La distance n'était plus qu'un nuage de poussière, que transperçait mon regard, ô ma bien-aimée, pour contempler une transfiguration radieuse - et c'était ton visage. L'Eternité reposait en tes yeux, et j'étreignis tes mains - alors ce fut l'étincelance - l'étreinte et l'indéfectible lien qui nous firent des larmes.

"Les millénaires passaient au loin comme un orage. Ce sont des larmes d'extase que je versai, au seuil de cette vie nouvelle, sur ton épaule.

"Ce n'était pas notre première union, à l'aube de l'année nouvelle, - mais j'étais mort - et depuis lors et à jamais, je sens en moi une foi éternelle, immuable, en le ciel de la Nuit et sa lumière : ma bien-aimée.

 

 

Es ist der Nacht ein rätselhaftes Zeichen
Tief eingegraben in sein glühend Blut,
Er ist mit einem Herzen zu vergleichen
In dem das Bild der Unbekannten ruht

 

 

 

Terence

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B
Ich weiB nicht was soll es bedeuten daB ich so traurig bin. <br /> <br /> So schön
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J
hi, i really hope i can undertand your language. i regret that i did not take my french lessons seriously. :D
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J
Still loving your blog. One of these days I am going to have to sit down and learn your language.
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M
Hello Terence! <br /> Alemán:<br /> Ein Gluckliches Neues Jahr<br /> <br /> Portugués:<br /> Um Feliz Ano Novo<br /> <br /> Cantonés:<br /> Sang Nian Fai Lok (uno nunco sabe qué lectores tiene)<br /> <br /> Catalán:<br /> Felic Any Nou (no me sale la patita de la c)<br /> <br /> Ucraniano:<br /> Veseloho Vam Rizdva i Shastlyvoho Novoho Rokul<br /> <br /> Coreano:<br /> Sung Tan Chuk Ha<br /> <br /> Danés:<br /> Glaedelig Jul<br /> <br /> Esquimal:<br /> Jutdlime pivdiuarit ukiortame pivdluaritio<br /> <br /> Eslovaco:<br /> A Stastlivy Novy Rok<br /> <br /> Euskera (vasco):<br /> Zorionak eta Urte Berrie On<br /> <br /> Finlandés:<br /> Hauskaa Joulua<br /> <br /> Francés:<br /> Bonne Année!!!!!!!!!!!!!!!!!!!<br /> xx
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Q
Mais oui... c'est magnifique !
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D
Que dire, sinon que j'aurais aimé que quelqu'un ( tu sais qui ) m'ecrive des mots comme ceux là... c'est tres tres beau, mais tellement triste... En ce debut d'année je ne sais plus si j'ai envie d'etre gaie ou triste, tout parait si lourd... j'etais venu lire " de profundis" ( l'extrait ) et c'est ainsi que j'ai vu ton hymne à la nuit...Par contre lire de l'allemand en ce moment participe à ma peine, mais tu n'y es pour rien, evidemment. Merci, j'arrive pas à trouver le sommeil. je vais relire, tiens !
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