Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.
Ma petite nana préférée,
Well je récupère doucement malgré les Arcade Fire qui me bloquent sans mal au fond de leurs abysses chaloupées, je manque d'air, Win Butler gerbe, je refais surface et les Arcade remettent ça.
C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure !
Moi aussi je crève de te revoir, je peux t'assurer que je te visiterai prochainement.
Ne serait-ce que pour t'infirmer, je n'en ai pas du tout rien à secouer, je vais te balancer deux, trois flashes pour éclairer ta lanterne faiblarde (pardon).
Banal, quotidien, si je stagne in Paris and nowhere else c'est un choix délibéré (my ass !). Actuellement c'est là que je me traîne le plus à l'aise.
Plus grave, solennel, le Destin n'est qu'un alibi de merde qui soulage certains mystiques et encore.
[Résumé : Pas d'appelés, pas d'élus (et réciproquement).]
Sorti de là, tes quatorze balais usés t'interdisent définitivement l'innocent artifice de l'agnelle divine et c'est râpé pour moi et mon autel de lévite de merde.
Nous devrons nous satisfaire de relations régies par les ineffables lois naturelles de l'intérêt et du dommage.
Mais trêve de conneries, il en a tjrs été ainsi.
On se voit très prochainement.
Je ne suis pas rasé de près, je t'embrasse quand même - d'ailleurs je t'en dois au moins deux.
Terence
[Pour TOI toute seule] The Arcade Fire, "My Body is a Cage" :
En live, Glastonbury 2007
LOVE