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Who Is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • Toby Dammit's Trip
  • : Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.
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  • Terence Carroll
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.

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nous allons nous appartenir 
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
et cela suffit pour exister."
 
 
(Rachilde, 1885)





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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 19:32

 



"Demeure, amour, sous la ceinture, animal avide de l'extase sublime !"


Elle est calme, la belle étrangère si sombre qui errait sous la lune, orpheline des dates, orpheline des lieux. Les cuisses ouvertes disent obscènes ici est la source, ici suce-moi le venin à même la cicatrice.


La fillette en elle prise au collet sait enfin se donner, elle comprend c'est ça s'unir, et pourquoi... Pourquoi quand autrefois elle embrassait une joue trop jolie elle avait, juste après, au bas du ventre cette sensation de manquer la suite. De rater le meilleur.


Elle sent si bien ce sexe qui l'attise, l'emplit et la rassure.


Le garçon doucement s'est glissé de côté, il laisse s'échapper la racine de son membre enflammé, et sourit en voyant la bouche de la fille faire une moue boudeuse. Ô fille éparse, à terre, aux longs cheveux !


Elle tente de le retenir, s'agrippe, et griffe l'échine qui la couvrait si bien. Campé sur son coude droit, l'infâme a posé ses doigts sur la bouche ouverte. Ne parle pas mon amour.


La nuit complote avec le crime, la nuit a choisi son camp, calice noir qui coule entre tes cuisses, où trempent les secrets intimes des dieux.


Que gémissent les suppliciés ! Que se lève la mort ardente ! Et que tombe la nuit éternelle... Le crime est sublime, car il apporte le savoir !


Le garçon s'abîme dans l'empreinte de chair brûlante qu'épouse son sexe gonflé, le Pacte de l'eau et du feu se scelle dans la vulve qui l'aspire. Muqueuse foutue et fougueuse monture... Elle était vierge, mais sa fente enfantine, si pure et si fragile, d'instinct absorbe.


Bénis soient les périvaginaux, et leur reptilienne puissance !


Ecoute fillette cette merveille : tes cent chevaux se cabrent, et moi dessus...


Elle s'abandonne et veut garder en elle ce sexe mâle, longtemps, toute la vie, toute la mort... Le jeune inconnu a passé sa main gauche sur le front de la fillette, tendrement lui a de la paume lissé la chevelure. Elle est en sueur, la pauvre gamine. Il la caresse longuement, submergé de tendresse.


Il a gardé sa main gauche plongée dans les longs et épais cheveux roux. Elle le regardait de ses grands yeux rougis. Il pensa : toi, tu es insatiable.


Il s'est penché pour embrasser les lèvres entrouvertes, doucement.


Je vais te donner ce que tu veux
.


Il l'a regardée dans les yeux très-très fort. Il a ramassé de la main droite son cran d'arrêt, clac, a placé la pointe sur le creux le plus tendre du cou. Maintenant la tête fermement contre l'herbe, tirant sur la chevelure de soie rousse, il a brusquement enfoncé la lame. Profondément. La gamine s'est arcboutée en grimaçant, sa féline souplesse avait d'une main gauche experte prévenu le geste, elle lui a fait un sankyo, une clef si douloureuse que le garçon a non seulement lâché la lame mais s'est retourné en poussant un cri terrible. Dans un horrible craquement le poignet s'était brisé.


Vite, en liane implacable elle a ramassé l'arme, sa main a vite retrouvé les leçons de son maître. Et, assise sur le jeune garçon qui en chien de fusil s'est mis à gémir, sans hésitation elle lui tranche la gorge jusqu'à la carotide.


L'imbécile, pensa-t-elle, il pensait m'avoir, moi, la fille de Nakudaï !


Le profond râle du gamin disait le plaisir de l'instant suprême, celui de la piqûre de Kâli la Noire, et, avide de connaissance, la fillette surveillait la pointe ultime du regard qui s'éteint.


Les yeux qui s'écarquillent au spectacle terrible de l'autre monde, quand on a poussé la porte un peu trop vite. C'est beau comme l'invisible union du tireur, de la flèche et de la cible.


Elle a d'un geste vif jeté la lame d'acier dans son sac, a plaqué un baiser sur la joue du pauvre gosse, recevant une gerbe de sang chaud. Elle a inspiré profondément, puis d'une puissante étreinte a corseté l'enfant tremblant de convulsions, fermement elle a goûté, attentive, jusqu'à l'ultime remous.


Avais-tu donc oublié, imprudent, ou voulais-tu mourir ? Nulle lâcheté jamais n'écarte la main de Sashiko Fujii.


Quelques douces minutes... Et puis elle a humé le dernier souffle, l'a imprimé en apnée sur ses parois intérieures. Quelle dose ! Tout entière absorbée par les veines dilatées... L'enfant était fort, une petite créature de feu... Mais Sashiko a 11 ans, elle n'a plus l'âge de s'attendrir.


Parler peu, manger peu, dormir peu.


Les mots de Chrystal ! Sashiko se souvient des mots gravés sur la pierre tombale...
C'était tout à l'heure. Là, où elle savait que l'enfant criminel reviendrait.


Là même où elle était venue se recueillir. Les mots gravés, abandonnés depuis si longtemps, et elle nue sous la voûte céleste.


Elle écarquille les yeux, mais les yeux lui font mal. Elle s'est dressée au-dessus de la jeune victime, regarde avec ferveur le firmament, mais à ses joues perlent des larmes elle se souvient.


Je te retrouverai, mon maître. Je te retrouverai, toi Terence qui poussa maman au suicide. Tes leçons crois-moi je les ai bien retenues.


Elle regarde amusée la scène terrible de l'autre monde. De ce monde. Celui, provisoire, des chimères avant la renaissance par les gouffres. Elle regarde le garçon nu, maculé de sang, apaisé. Elle sourit doucement, glisse ses ongles nacrés dans les boucles rousses de sa chevelure...


Elle se revoit... Il y a si longtemps... Les pierres de froid du cagibi noir, et elle toute petite... enfermée.


Elle entend l'écho d'un profond soupir. Elle se retourne. A peine éclairée par la lune, debout au milieu des tombes, elle est là...


L'amante.

 

 

Terence

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commentaires

Phoebe 08/12/2006 10:01

Les grands esprits se rencontrent mdr

Phoebe 08/12/2006 00:17

Très beau texte... je le lis en regardant Kill Bill d'un oeuil, je suis en plein dedans, combat final, la neige, la pureté et  le sang de la vengeance... juste magnifique.A la perte...

Terence 08/12/2006 06:00

Oui, le combat au sabre entre Uma Thurman et Lucy Liu. Avec en fond sonore cette musique style castagnettes espagnoles.Pour le sublime combat dans la neige nipponne - telle celle du mont sacré Fugiyama - où la reine des Yakuzas, la belle O-Ren Ishii, dit : "J'espère que tu as gardé toute ton énergie... Les sabres, eux, ne s'épuisent jamais."La fin de Kill Bill, vol. 1.Tu tombes vraiment pile !Car te souviens-tu de cet incroyable groupe de rock japonais féminin que l'on découvre peu avant cette scène ?Le groupe 5, 6, 7, 8's, que Tarantino a fait venir du Japon...Eh bien, le nom de ma petite héroïne, Sashiko Fujii, n'est autre que celui de la fille qui est à la batterie.

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