Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.

Publicité

Au soir de lassitude, tout en peuplant sa solitude des fantômes du souvenir...

 
Terrible coup de blues cette nuit - à tel point que vide de mots - anéanti.
ANEANTI. C'est exactement ça. Pas la première fois - mais ça faisait longtemps. Prêt à une grosse connerie - une rechute bien crade.
Incapable d'exprimer ce désespoir imbécile j'ai longtemps, longtemps cherché dans youtube une chanson qui exprimât de façon simple mes larmes, mes regrets, cette sensation d'irrémédiable solitude.
Au bout de plusieurs heures, épuisé et le coeur explosé de détresse,  je suis tombé - ça te paraîtra total ringard - condamne-moi, fusille-moi je ne mérite aucune indulgence, d'ailleurs je méprise la pitié - sur un vieux truc qu'à un autre moment j'aurais pas supporté une seconde.
Un poème, Les Passantes, une chanson de Georges Brassens venue d'on ne sait d'où, sublime (qu'est-ce que je raconte ?), qui m'a pris à la gorge.
Comme par hasard uploadée sur youtube y'a que deux jours.
Exécute-moi, flingue-moi, ou, pire, passe dans une totale indifférence pour ne jamais revenir, mais je mets le lien et la retranscris ici.
Tel, je suis déchiré ! Alors me pardonne rien, cette impudeur est aussi misérable qu'incongrue...
L'invincible "guerrier" est cette nuit abattu au champ de ses prétentieuses chimères. Un seul éclair de lucidité et le voilà aveuglé, se débattant comme un gosse contre ses fantômes.
Mon imbécile orgueil veut encore à cet instant intervenir et me faire effacer cet article de tarlouze.
Mais avec la même fureur qu'un jour j'ai boxé mes vitres - me tailladant les veines -, aujourd'hui je piétine mon honneur sans vergogne, car c'est bien lui qui m'a fait commettre tant de criminelles erreurs, et qui a détruit ma vie, souillant à jamais l'image sainte que je rêvais de moi.
Conscient de briser ma sublimissime image (my ass !) - transmettant cette satanée douleur obscène - qui ne m'a pas même pris par traîtrise, je l'ai sentie venir mais j'avais ri de la voir tenter de m'escalader...
Je comptais ci-dessous taper l'intégralité du poème - je suis out. Voici le lien :
Ce faisant, je suis pas dupe je me tire une balle dans la tête, que m'importe ! - submergé par l'infâme sensation de l'inutilité théâtrale de tout.
 
    
   
 
 
  
Terence Carroll
 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Toi, enfin ...
Répondre