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Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.

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Alors... on écoute sa petite musique intérieure ? [à Laura]



Le cheminement par analogies défie tout sens interdit, tout contresens, et fort à propos de continuer en ce sens me défie. Mais l’une de mes tâches, Laura je le dis de toi à moi, est la transgression - exhaustive.

Je ne connais pas tes sources, mais j’abonde, très peu sortent indemnes de l’hallu collective. 

Cependant je dis moi qu’on en réchappe intégral pour peu qu’on sache choisir ses downers. "Renaître avec dégoût à la vie" (Lautréamont), quelle merveille !

 

 

Grave, solennel, le Destin n'est qu'un alibi de merde. Ma vie je la sculpte ! Etre l’incarnation - par exemple - du David de Donatello, histoire de prolonger l’instant d’éternité où j’y pense…

Stop. Là, si je prolonge sur le mode du "je", ça va s’entretuer dans mon cerveau malade. Donc je m’appelle Mary Stuart. 

Mary Stuart a en ses mains le monde en numérique, c’est une parcelle de son jardin infini, les caméras sont infaillibles. Elle distribue la mort comme l’amour, échange de sang, "laissez les plaies ouvertes pour ne jamais oublier", précise-t-elle, et transmission de l’instant, e.d. ça ne s’arrête jamais.
 

Ô ma mort attendue comme un amour qui ne revient jamais !


Tu sais cet étonnement à être là, encore, à insuffler une tendresse incomprise des humains dissous par l’ironie acide qu’insinue leur fadeur.
 

Ma tête vague à l’âme coupe l’amarre mais ne s’éloigne pas je suis là et ondule sous l’eau, un instant du dandy scintillent les pommettes soigneusement dorées, apaisement (deux chats posent sur la large tablette de marbre au pied du miroir), puis je m’ébroue enfile un peignoir. 

Dieu fait de l’incruste chez moi, sous la forme d’un ange, il dort sur le sofa, je me suis agenouillé près de lui et caresse sa peau nue – mon bel ange, maintenant que ta force se dilue dans mes veines, feras-tu encore un bon esclave ? 

Bon. Tout remplaçant au pied levé fera l’objet d’une étude de dossier.

 

 

Le physique de David Byrne, que j’ai, avec la stupeur que tu imagines, découvert quand Stop Making Sense est sorti en DVD, son aspect, sa malice, son allure impavide jusque dans ses clowneries (> Buster Keaton) lorsqu’il chante Psychokiller, me rappelle Pierre Batcheff, tu sais l’acteur sublime d'Un chien andalou (DCD trois ans après, suicide au Veronal). 

Dali était un drôle d’entremetteur, Gala tout autant, présentant Helmut Berger à Visconti avec la suite que l’on sait (Helmut ! « Si vous aviez le choix, comment voudriez-vous mourir ? », « Beau », répond-il).

 

 

A propos de beauté, Christopher Walken !!! L’as-tu vu danseur inouï dans le clip de Fatboy Slim, Weapon of Choice (sinon, > youtube) ? 

Je me suis amusé qd dans Walk the Line tu cites Reese Witherspoon, qui est à son meilleur dans Freeway d’Oliver Stone (quel générique jubilatoire le Petit Chaperon rouge…), auteur de Natural Born Killer, film castanedaïque avec ma chère Juliette Lewis dont je t’ai parlé and the Licks – je la revois dansant face à Gary Oldman dans Romeo is Bleeding 

Tandis que Gary Oldman, génial par définition, chante lui-même les chansons de Sid Vicious jouant son rôle dans Syd and Nancy (vient de sortir en DVD – opiniâtrement pub pour mes bien-aimés). 

Ô ma mort attendue comme un amour qui ne revient jamais ! disais-je…

 

 

D’annunzio, fanatique de la beauté androgyne, fait dire à saint Sébastien : 

"Archers, je vous le dis, qui plus profondément me blesse, plus profondément m’aime !" 

Ce qui bien entendu rejoint deux de mes posts dans ton fil… 

D’Annunzio, j’ai un rapport plus qu’ambigu avec ce mec, mais je pardonne tjrs à qui sait décrire son "amour désespéré de la parole, ivresse mystique qui crée le verbe de ma chair et de mon sang" (Notturno 1921).
 

Très fin de siècle, n’est-ce pas ? 

Correction de parallaxe, Aubrey Beardsley (Ballad of a Barber 1896) :

 

 

 

 

"The princess gave a little scream
Caroussel’s cut was sharp and deep…
He left her softly as a dream
That leaves a sleeper to his sleep."

 

 

 

 

 

La fille, ici, n’a que treize ans – c'est le temps des Huysmans et Pierre Louÿs – amis d’Oscar Wilde.

 

 

 

Quel était mon propos, cheminant par analogies au mépris du sens interdit ?...

Bon séjour, princesse !



 

Terence

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Commenter cet article
B
ben en parlant de masque, terence bel exemple, là...
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M
Transgression, digression, confession, obsession...
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