Who is Terence ?

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  • : Terence
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  • : Homme
  • : 01/11/1974
  • : Paris Nantes Barcelone Ibiza
  • : Artiste-peintre mais aussi pigiste à la petite semaine, fantasme l'écriture - d'où ce blog, petit labo d'apprenti écrivain. Sinon, dingue de musique, et inconsolable d'avoir arrêté le piano à 17 ans qd j'ai tout plaqué pour découvrir le monde. Je n'ai rien découvert du tout, sinon l'illustration de la phrase de Chesterton : "On vit comme on rêve, seul."

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Jeudi 12 juillet 2007

Quatre romans clefs de la littérature - d'inspirations bien lointaines - où le personnage se coltine la même ...

[Parallèles étranges entre quatre romans dont les héros sont des loosers magnifiques. Des romans d'auteurs que je place dans la même filiation : Dostoïevski, Knut Hamsun, John Fante, Brautigan.]

[dsl - bug à la publication d'une correction - texte effacé - pb d'admin - et pas fait de sauvegarde : je dois tout réécrire]
par Terence publié dans : Etudes avant travaux
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Mardi 28 novembre 2006


 

Une maison d'édition bien connue m'avait commandé une courtissime intro pour un bouquin sur l'Irlande.


Il reste mien, puisqu'on me le refusa on se demande pourquoi, aussi j'en remets au jour et en chantier cet extrait, avant travaux.


Du destin tragique de Deirdre sont nés nombre de textes des romantiques irlandais, mais aussi allemands, russes et italiens. Je te raconterai ça.


Ce texte aujourd'hui me fait bien rire. J'étais si naïf, à l'époque, de croire qu'on pouvait faire passer un message vengeur en loucedé, à la barbe des petits chefs du lobby éditorial.


J'avais 18 ans. Aujourd'hui je serais bcp plus véhément, c'est pourquoi ceci est là simplement en bande-annonce d' un article autrement polémique. Pour me rappeler à mon devoir atavique.


Tout ça était bien gentillet. Juges-en.

 

  

We serve neither King nor Kaiser,
but Ireland

 



Les textes épiques de la période celte étaient de tradition orale, et ce furent les moines chrétiens qui les massacrèrent de bons sentiments en les transcrivant par écrit à partir du IXe siècle.


Deirdre, du cycle d'Ulster, survécut à ce saccage.


"Elle a les boucles blondes, et ses yeux, superbes, sont gris-bleus. Ses joues sont pourpres comme la digitale. Le trésor de ses dents est une neige de l'hiver. Ses lèvres sont brillantes comme l'écarlate."


Son destin cruel inspira à John Millington Synge sa dernière pièce, Deirdre of the Sorrows (1910).


Le thème : élevée dans le secret par le roi Conchobar, la belle Deirdre - sa promise - s'éprend de Noisé, fils d'Usnech, roi d'Ulster. Elle s'enfuit en Ecosse. Conchobar, par traîtrise, fit de Deirdre son instrument pour faire la peau de Noisé.


Deirdre se suicida, exhalant la longue plainte que transmirent les bardes irlandais jusqu'au Sinn Fein, jusqu'à l'IRA - l'Irish Republican Army -, jusqu'aux Irish Volunteers, car Deirdre c'est l'Irlande elle-même, prisonnière et qui soupire à la perte de l'être aimé.


Le roi Conchobar c'est l'Angleterre.


L'Angleterre qui ne lésina sur aucune traîtrise pour mettre l'Irlande à sa botte, et l'enchaîner.


Deirdre, suicidée, engendra Padraic Pearse - car c'est bien de ce poète dont nous voulons parler, qui dirigea l'insurrection de Dublin le 24 avril 1916.


Shane Mc Gowann, chanteur des Pogues...


"Pog mo thoin !"

 

Il n'est de fiction qu'autobiographique.
Sorrow, cité par Henry Miller   

 

Terence

par Terence publié dans : Etudes avant travaux
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Mardi 28 novembre 2006

 

Ceci à la base d'un prochain article sur "Andy Warhol et les femmes".

Je parlerai - en contrepoint - de cette fille qui tira (juin 1968) à bout portant sur Andy, Valérie Solanas, féministe extrémiste, et du bouquin OVNI qu'elle avait publié en 1967, Scum Manifesto, qui signifie en substance :  "Manifeste pour leur couper les couilles"...

...Et des albums de Lou Reed.

Je la jouerai virtuose, puisque je balancerai au passage qqs somptueux arpèges bidons mais que le néophyte prendra pour du Rachmaninov. L'initiée, elle, me reconnaîtra sienne.

 

"What an absurdly ungracious death
for such a majestic cultural icon !"

(Pat Gilbert,
à propos de la mort de Nico)

 

Icône de Köln
I'm, stoned, her clone
"GO DOWN !"

Nico naît à Köln en 1938. Quitte ses parents à 14 ans et devient modèle à Berlin. Joue en 1959 dans  La Dolce Vita  (Fellini assisté de Pasolini).

1964, New York, 1re rencontre avec Warhol. Début 1967, L.A., devient la compagne de Jim Morrison, qui l'initie au LSD. Fin 1967, intègre le Velvet Underground de John Cale et Lou Reed.

1er juin 1974, "THE" concert, avec Brian Eno, John Cale et Kevin Ayers, où elle déchire avec  The End,  des Doors.

Puis accro à l'héroïne elle s'installe à Ibiza où elle meurt en 1988... d'une chute de vélo.

Cf. La Cicatrice intérieure de Philippe Garrel, avec Pierre Clémenti, acteur à la beauté sublime, qui m'accompagna dans mes premières bitures au Birdland, rue Princesse.

"Après quoi, le terme SCABMLCBP
fut universellement adopté
et l'on cessa d'en faire usage."

Alexandre Zinoviev,
Les Hauteurs béantes, 1976

Terence

par Terence publié dans : Etudes avant travaux
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Lundi 6 novembre 2006



...pour de moi te voiler !

En quoi puis-je croire en l'un quelconque de mes cinq sens dans sa prétention à me faire croire ce qu'il me transmet ?

En quoi dois-je croire la vitre qui me coupe le poignet ? C'est être bien assoupi que de prendre pour argent comptant la douleur transmise et le sang qui coule. Un monde virtuel peut faire aussi bien, il n'en est pas moins virtuel.


Mes sens me transmettent qqc, c'est sûr, mais l'objet A de départ n'est-il pas lui-même travesti, puis pendant que A va vers B, combien de milliards de filtres et d'obstacles les signes doivent-ils traverser ? Et en quoi puis-je faire confiance en l'objet d'arrivée, l'objet B, c'est-à-dire ma conscience, elle-même troublée par des milliards d'autres informations terroristes ?


Sans parler de la relation de cause à effet dont on peut penser qu'elle est aussi illusoire que notre appréhension du temps qui passe - lequel considère lui-même un point A (passé) et un point B (futur). Et s'il me plaît à moi de croire que l'effet vient de B plutôt que de A ?


La pure subjectivité ne me paraît pas plus douteuse que l'observation dite scientifique. Même le délire total, à ce compte, aurait plus de chances d'être vrai ?


Non, car A et B, de toi à moi et de moi à toi il y a la magie, il y a des réactions "magiques" parfaitement cohérentes, dont les liens sont établis par le guerrier / poète / sorcier / funambule, c'est-à-dire par nous deux unis, et en cela unis nous sommes des dieux, des dieux qu'aucun autre dieu n'a créés.


Les dieux, les liens, la magie. Le seul fait d' "être" ne peut-il pas appartenir qu'à un dieu ? En hébreu, il n'y a pas d'équivalent au "je suis", car seul Dieu est.


Les langues n'ont pas toujours tort.

 

 

Terence

par Terence publié dans : Etudes avant travaux
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dans un pays étrange que tu ne connais point.
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Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
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(Rachilde, 1885)





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