Who is Terence ?

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  • : Pas de couleur, mais le noir, plein de cris, plein de viols, partout autour, le vide autour, le noir jusqu'au regard qui se pose, le noir de fête et de nuit, parcelle de nuit en plein jour, sous le soleil doré des autres, être le soleil noir des autres.
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  • : Terence
  • tobydammit
  • : Homme
  • : 01/11/1974
  • : Paris Nantes Barcelone Ibiza
  • : Artiste-peintre mais aussi pigiste à la petite semaine, fantasme l'écriture - d'où ce blog, petit labo d'apprenti écrivain. Sinon, dingue de musique, et inconsolable d'avoir arrêté le piano à 17 ans qd j'ai tout plaqué pour découvrir le monde. Je n'ai rien découvert du tout, sinon l'illustration de la phrase de Chesterton : "On vit comme on rêve, seul."

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Lundi 23 juin 2008



Ce matin, surpris de m'être réveillé, je me prends pour mon propre fantôme.

Hier soir, sur mon journal papier, j'avais écrit ceci...




Puis j'avais gobé, avec qqs verres de cognac, un peu trop (euphémisme) de ceci...

 


Et ce matin je me retrouve - normal - dans le néant, sauf que ma lampe de chevet est restée allumée, merde !...

"Qd je pense à une histoire de fantômes, je songe à des fauteuils à bascule qui se balancent tout seuls, à des cris qui retentissent dans une pièce vide, à des enfants frileusement serrés près d'un vieillard au long visage austère racontant - le verbe grave et l'accent lugubre à souhait - de sinistres histoires de défunts..."

Un truc dans le genre.

Je pense souvent à moi comme une enfant perdue de toute éternité, à jamais consciente d'être perdue et seule. Claudia, l'enfant vampire décrite par Ann Rice, résignée, peignant sa crinière blonde avec en fond sonore le terrible battement du Coeur Récalcitrant d'Edgar Allan Poë. 

Je me pense en orpheline de toute l'humanité.

Dans les contes (Andersen, Grimm,... jusqu'à Wilde), souvent on lit ce genre de phrase dite par une jolie nana dépenaillée, aux yeux tristes et à la longue chevelure à la gipsy :

-  MAIS QUI VOUDRAIT D'UNE PAUVRE ORPHELINE ?...


Ma lampe de chevet                             





Terence
@

par Terence publié dans : Journal intime : mes Jours
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Jeudi 22 novembre 2007


J'attends - dans la vie réelle - une importante décision, et suis pieds et poings liés - psychologiquement - jusqu'à ce qu'elle tombe.

Je m'étais promis - comme certaines l'avaient deviné - au passage, thx à celles qui ont offert leur corps pour me faire croire en Dieu avec le coup du dérèglement de tous les sens -, je m'étais promis, disais-je - momento, please, je m'en allume une -, de me remettre à mes articles quotidiens à partir de mon anniversaire, c'est-à-dire le 1er novembre dernier. Et puis voilà, ma vie est suspendue à une décision qui ne dépend aucunement de moi.

Pour écrire, que ce soit une chronique, une short story ou je ne sais quoi, j'ai besoin de toute ma lucidité - les abîmes sont là pour ça -, ce qui est très loin d'être le cas depuis qqs semaines.

Vous me manquez je vous assure, mais si je prends l'initiative aujourd'hui de me fendre de cet article qui n'en est pas un, c'est que l'info circule déjà - alors je confirme : D'UN JOUR A L'AUTRE je vais enfin SAVOIR.

Peut-être demain, peut-être dans une semaine - pour ces jours-ci, quoi, et je ne le cache pas - j'ai une sacrée trouille.

Voilà, les enfants, à très-très bientôt.

Je l'espère.

 

Terence

par Terence publié dans : Journal intime : mes Jours
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Mercredi 27 juin 2007



"C'est vrai que - d'après calendrier - 
il y a longtemps que je ne vous ai donné signe de vie
 - Je comprends mal le Temps, tout compte fait
 - J'ai souvent pensé à vous - qui voulez me tolérer 
(je vous soupçonne d'ailleurs, un peu, de mystification)
 - Merci."

(Jacques Vaché, "Lettre de guerre" du 9 mai 1918)

   

 

Journal intime du mercredi 27 juin 2007, 19h24



Je joue souvent au petit journaliste, mais je suis aussi mon seul public - pour un exhib comme moi, c'est monter de mon propre chef sur l'échafaud - et le sang a coulé - pas seulement le mien, je vous expliquerai.
Hier soir j'ai entièrement modifié mon design (merci à Flo, à Bakemono - et à OverFAQ, car je dois penser aussi parfois aux garçons - bien que ceux-ci soient fort rares à venir m'escalader) - cette sensation qu'à chaque fois que je renais il me faut changer d'apparte, voire de ville - sortir incognito fleur au fusil - de traquenards en coupe-gorge - mais vierge !
Bon. Nouvel apparte virtuel. "Il est dans l'essence des symboles d'être symboliques."
Dont acte.
Et que mon oeil de Cyclope illumine de mes terres en friche les gouffres au magot secret !
Pour faire simple.

Well. Le sain frisson de plaisir à l'idée de la féminine mort apaisante. Je ne me méfie pas de moi, je suis protégé, un ange me protège - le problème est que je passe mes nuits à le chercher, mon ange, dans les plus infâmes bouges ou les îles lupanars. J'y crois pas une seconde, serait-ce une erreur ?
Me voilà signant sur mon "histoire personnelle" la ratification de mon incompétence stratégique - mon incroyable cécité pire encore qd on sait que j'ai tjrs choyé à mon chevet Le Prince de Machiavel.
Je suis de moi l'injure, l'injure calme et soft - au pouvoir que je chéris tant - et si mal.
Or la princesse, de nos jours, sait plaquer le mauvais amant.

19h35  

Mais il nous faut, dans notre humeur d'hui, nous arrêter au cocasse ponctuel, à l'image pouffe en tutu et strass que j'offre en pâture - narcisse jusque dans la geôle - je ris je me sais surentraîné et s'il y a geôliers ils sont morts.
Là, notre pauvre princesse s'évanouit découvrant la fée Carabosse. Je m'égare.
Profonde inspiration pour rester quiet, non pas benoît mais placide, je me cramponne au plafonnier et m'allume une Pall Mall menthol, la cigarette du terroriste. Oui, je me suis remis à la clope, je vous ai attendus trop longtemps.
Hélas ! Je me souviens bien de vous, mes créatures, belles, immortelles, femmes pourpre et violine qui me lisez, mes anges en mon désert.
Décidons enfin de ne plus jamais nous séparer, ayant survécu aux combats qui nous ont fait nous rencontrer tant de fois sans nous reconnaître.

20h00 

Etrange sensation, me remettre à écrire ici... 
Depuis mon retour d'Ibiza, ça fait bien quinze jours, je croupissais entre mes draps à fleurs roses, laissant mon beau visage se faire dévorer par la barbe - ce qui invariablement me donne un air de psychopathe genre Charles Manson -, mes compagnes de rêve s'affolant nuit et jour en tous sens pour séduire leur prince de toutes les manies.

J'avais décidé de ne plus recevoir de "clients", coupé la sonnerie du téléphone, seuls qqs vieux intimes passaient de temps à autre - la nuit, après la fermeture de leurs bars préférés -, pour se faire lessiver de qqs sesterces aux échecs ou au backgammon.

Les miroirs que je consultais me trouvaient laid, la chambre lumineuse de ses quatre fenêtres sur balcons plein Sud s'effondrait en poussière sous mes cauchemars diurnes, le monde me devenait indifférent, je n'étais plus accroché au Grand Lampadaire que par les espiégleries de Ludivine, petite fée issue des entrailles de la fourmi frénétique qui me sert de voisine.
Je croupissais dans mon taudis de luxe depuis des siècles, je devenais doux et patient, j'avais en vue de dérisoires achats très frime - une superbe desserte Louis XIII et une immense armure espagnole guignolette - au lieu de payer mes trois loyers de retard -, et je crevais de routine...
Avec pour seule diversion mon obsession pour Dorian Gray et l'extraordinaire beauté de Hurd Hatfield :

 

doriang219.jpg

Photo tirée du film The Picture of Dorian Gray, de très loin la meilleure transcription du bouquin d'Oscar Wilde - réalisée par Lewin en 1945.

 

 

Et bien sûr je réécoute sans cesse le 24ème prélude de Chopin - le plus diaboliquement romantique des morceaux de piano qui soient - prélude que l'on retrouve telle une incantation magique à tous les moments clefs du film.
J'écoute souvent la version ultra émotive d'Alfred Cortot, mais j'aime aussi les interprétations plus rigoureuses de Martha Argerich ou de Murray Perahia.
Trouvé aucun des trois sur youtube ou dailymotion, alors je vous ai choisi Maurizio Pollini, dont le jeu, bien qu'un peu précieux, est le plus proche de celui d'Alfred Cortot :


 

 


(Ne trouvez-vous pas que Pollini ressemble étonnamment à Oscar Wilde ?)

J'ajoute cette autre interprétation, plus froide et néanmoins très belle, très violente, avec un son très Steinway:

 


Et je sors donc de ma solitude ce soir, vous invitant par ce mot tout simple du gigantissime Walt Whitman :

"Allons, QUI QUE VOUS SOYEZ, venez voyager avec moi !"
   

 

 

Terence 

par Terence publié dans : Journal intime : mes Jours
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Samedi 23 décembre 2006



Après avoir posté - il y a tout juste deux heures - mon article sur l'amour :

"Si de force je te prends, c'est par amour tu sais ?" - bon, là c'est volontairement que j'en pervertis le titre, car ici dans ce nouvel article je laisse tomber mon romantisme - aussi barbare soit-il. 

Je deviens fou à mettre tjrs ma vie du real world entre parenthèses - je veux m'ancrer qqs instants - dans le sordide quotidien de ma journée.

Alors voilà. 

Ici pieds à terre, "ancré" - comme disent les naturopathes -, me voilà à narrer ma petite vie concrète. Pas le temps de me moquer de moi-même, sinon je vais pas l'écrire, ce putain d'article. 

OK. 

Mais c'est toujours - toujours ! - pour toi ma lectrice - unique parmi les "lecteurs uniques" de ces sacrées states d'OB - pour moi tu es unique, je ne donne pas mon journal intime en conférence publique ! - je crois à la magie de la Callas en public ne chantant morte que pour moi - moi tendu vers elle c'est pour moi je le sais et que personne ne dise le contraire sinon je le troue d'une balle au milieu du front. 

La Callas sur scène, devant un public en transe mais c'est à moi seul je le répète - mais qui le conteste ? - qu'elle s'adresse - je crois oui à la magie, sinon toi qui me lis mystère, et moi qui écris mystère, que serions-nous ? - la Callas chante de sa sublime voix soprano, de la Catalani le chant "La Wally - "Ebben ? Ne Andro lontana" - fameuse par la version de cette chanteuse dont j'ai oublié le nom (Wilhelmina qqc ?) dans le film Diva

Décidément comme je suis naïf à me déplacer dans la vaste capitale, de mon esprit combattre les moulins à vent, et je repousse (mais pourquoi ?) ce que je veux écrire - je vais en crever, car je dois sous peine de mort écrire - décrire, tout simplement - ma vie - ma journée - aussi misérable soit-elle. 

Alors voilà. 

Bon. C'est à toi - qui as comme moi tant de noms - je ne connais pas ton nom - je sais que tu existes - mais si tu existes - tu existes ?... oh oui, laisse-moi y croire - et croire que - peut-être - tu me lis avec la ferveur de la sincérité ardente - c'est ça, Terence, on y croit... stop ! tu repars encore hors sujet pour te défiler de ce quotidien ! que putain tu ne peux plus repousser sinon tu vas rechuter et te mettre une aiguille dans le bras... Non ! 

Ta tête dans les étoiles, mon aimée, mon inconnue, mon étrangère exilée au pays des hommes, ma princesse, ta tête dans les étoiles et les pieds dans les mondes souterrains... 

Quel cliché ! Bon, ici, je me mets à genoux dans les pâquerettes - et merde, les états de la conscience style new age c'est pas mon truc, je jongle entre les mondes, et cette nuit putain est-ce que je vais y arriver ? Je raconte, là, un survol of my diary life, bordel. 

Le feu ? L'eau ? Nous nous imprégnons de beauté - comme disait Nietzsche (encore toi ? basta ! mais bon tu t'invites, il y a pour toi, poète incompris, ici une chaise pour toi tjrs - là excuse-moi, Maître, je te paraphrase, mais ce n'est pas de l'insolence -, te reposer des tourmentes de ton âme) : "Atteindre la maturité, c'est avoir retrouvé le sérieux que l'on mettait dans ses jeux, enfant." 

["De l'insolence..." Voilà qui me rappelle un truc HYPER important : le nouveau parfum de Guerlain, "Insolence", vient de sortir !!!...] 

Le feu... là-haut. Et le feu sous tes pas - tu te souviens ? "Nous marcherons ensemble sur l'incandescente lave", ai-je écrit je ne sais plus où (peut-être dans l'article du 7 décembre, "L'enfant criminel" ?)... 

Parce que je t'aime, mon inconnu lecteur impossible à imaginer - je connais mal les mecs -, et toi ma lectrice - j'essaie toi de t'imaginer... mais qui es-tu ô ma singulière visiteuse ma seule vie c'est l'amour - et c'est toi ! ("Seul l'irrationnel a des chances d'être vrai", Gustave Moreau)

Toi qui par ton amour silencieux me fais survivre tendu par l'espoir d'avec toi un autre vie au-delà du virtuel, plus virtuelle que virtuelle, et les extrêmes se rejoignant.

Au bout l'étreinte les yeux fermés nos deux corps nos doigts se mêlant - nos mains se cherchant comme la vérité qui sort du toucher - le plus beau des sens humains - nos mains, nous regardons nos mains qui se caressent fébrilement, nous sommes assis sur le lit, je n'ose pas te serrer dans mes bras je laisse mes mains parler - elles, elles sont tjrs vraies ! 

Parce que je t'aime, je me livre à toi. Jusqu'à mes bassesses. Je me livre, par morceaux, mais de toutes pièces. T'aimer, c'est tellement beau ! Ô, mais toi ! Toi, quand m'aimeras-tu ? 

Sans sentiment, bien sûr.

 


Non pas de sentiment,
comme s'il était trop tard pour en faire un délice


Ce titre est tié d'un de mes premiers articles -
pierre angulaire de ma cathédrale intérieure :
http://tobydammit.over-blog.org/article-4307769.html



Aujourd'hui - cette nuit - il est 2 h 24 du matin -, je vais parler du quotidien, comme ça, déjà parce que j'ai pas pu écrire d'article pendant deux jours, à cause de ce maudit quotidien où je veux de la thune, connement, parce que môssieur Terence a besoin de son parfum ceci, de sa coke cela, de son shit - uniquement du White Widow, le meilleur de tous (mais 7 euros le gramme !), agréable au goût, doux à la gorge, mais quelle puissance ! cherchez pas vous le trouverez pas y'a que Terence son passé de vieux voyou, qui trouve cette saloperie.

Je m'égare.

Parler du quotidien, disais-je, comme ça, le besoin tout simple dans un journal intime d'exorciser aussi les gesticulations ras le bitume de la vie sociale - c'est pas simple, drôle de vie, je dois si souvent censurer mes envols, mes prières, mes cris, m'atteler à ne pas dérailler, rengorger ma fureur, et même serrer la main à un paquet de crétins ! Oui, pour la thune, perdre moins de temps.

Genre OK chef ton plan c'est des conneries, mais c'est toi qui me paies, ce que tu demandes je sais faire, rapidos en plus, et putain le pacson de thunes, OK mec, je le fais, ciao, je t'amène la fille demain.

Et, sorti de là, je fais des leçons de morale - quelle impudence !

Quand je caresse dans le sens du poil, tout sourire, l'Employeur, pour finement l'escroquer.

Sous les propos misérables du boss proposer mes reins au fouet, sachant pertinemment qu'il a trop peur de me perdre - quel frimeur, ce Terence... mais non, c'est l'exacte vérité, et moi je ne vois de ce cirque que la thune que ça me rapporte.

Ah ! Il est beau mon appétit d'absolu !

Eh oui. Je suis encore à double face - en attendant l'amour.

Je dois me couper en morceaux pour que la partie la plus vitale de mon être survive et procrée. Il y a les escadrons qui se sacrifient pour l'ange qui est là en mon corps... et en mon âme. L'âme. Oui je sais, je n'oublie pas ce que j'ai dit ailleurs.

Bon. J'ai besoin de te parler, comme ça, de choses communes aussi, du flip de ma vie. Je laisse maintenant mon esprit de côté, et mes doigts courir.

Ma lectrice, ma seule reine...

Ce vendredi a été agaçant. Boulot comme d'hab une dizaine d'heures, mais surtout épuisants va-et-vient (mot invariable) en métro.

Eté chercher quai de Grenelle (Hachette) quinze pages qui s'étaient fait (ici, ne s'accorde pas) la paire sur le manuscrit que je corrige, ponctuellement il y a eu les "corvées téléphone" du jour.

Appelé Mme Lamprière - directrice-adjointe de ma banque - pour la levée de mon interdit bancaire (rien de neuf, je vais donc les foutre au "Bureau des litiges" de la Banque de France, ça va être vite résolu, je connais le truc, pas la première fois, et Mme Duclos - directrice du Bureau des litiges - j'ai couché avec et c'est trop facile, j'ai tjrs gain de cause).

Appelé Edith du Service du Personnel pour avoir une avance (là c'est pas du sûr), puis Erwann pour dealer un dépassement des 152 heures (je croyais 169, je fais pas gaffe à ces détails, moi ça m'arrive de faire 350 heures en un mois, et d'habitude ils magouillent les gains à l'heure - multipliés par trois - pour que ça passe nickel sur mes bulletins de salaire !) - c'est loin d'être fait cette fois, c'est du délire je flippe salement - bosser à domicile ça commence à les faire gamberger mes gains mensuels (qd c'est pas payé en droits d'auteur, y'a un des parapheurs qui commence à comptabiliser les heures comme un malade par peur de se faire épingler par le Trésor Public... C'est beau la déontologie !).

Passionnant...

Appelé un ouvrier avec lequel j'ai pris RV pour demain samedi quinze heures dans la fosse du Couvent des Martyrs d'où je me suis échappé - je ne l'imagine pas, non je vois mon âme obsédée par son corps perdu, ô mon âme, mon âme ma pauvre âme affolée ramassant ses os rongés, ayant très-très peur d'oublier un petit morceau, et s'envolant en hurlant avec ses fémurs et tibias sous les bras, pleurant et pleurant encore son enveloppe charnelle perdue.

Appelé le service de la Voirie du XIIe arrondissement... Pour rien sinon cette info... Qu'il faut rappeler la veille du truc, avant seize heures, et le lendemain à six heures du mate on passe ramasser... Ramasser quoi ? Qqs vieilles biblis et autres meubles encombrants dont je me débarrasse, etc. Bon j'étudierai ça.

Dû aussi aller à la FNAC Micro (impossible de les avoir par téléphone) pour poser un problème d'ordi (pas eu la solution).

Eté voir mon courrier dans la susdite fosse - mon ex-apparte - rien. Et taxi pour Bercy, mon garde-meubles, encore, et encore y trier, dans l'immense box sombre comme une impasse, noyé de poussière, des papiers (pas trop longtemps, dû vite rentrer pour bosser).

Fini mon courrier sur mon mobile en marchant, posté une lettre pour l'INA, une autre pour Radio-France, rentré chez moi en métro (deux changements), été voir, avant de monter, au pressing, si ma chemise Vivienne Westwood à manchettes trois boutons (toujours !) est prête (non), et vite couru dans l'escalier pour continuer mes corrections, prendre une douche froide Shiseido - effacer les odeurs putrides du métro cour des Miracles -, enfin, ouf ! "vérifier la tristesse tranquille de mon visage" (miroir, ô miroir, suis-je tjrs la plus belle ?)...

Et m'attabler devant mon PC Toshiba le dos en compote (trop forcé sur les tirages des dorsaux et les butterfly à la muscu sans échauffement - à mon réveil ce matin j'ai fait n'importe quoi), et les yeux explosés (mes lunettes d'ordi noires anti-rayonnement, paumées).

Voilà. Terminado.

Maintenant la nuit, ouf ! écrire à nouveau - deux jours d'absence ! Je peux pas me le permettre, je deviens dingue qd j'écris pas - je le répète -, mais qd est-ce que je ferai un peu gaffe ?

Qd je m'éloigne du fil de l'écriture moi sans fards - mon vrai moi - qui se dévoile "à sa famille la Folie" (chère, si chère Persimmon Blackbridge !) -, magie des mots qui parfois me permet d'étreindre celle qui m'aime et que j'aime - par-delà l'écran, etc. - hélas je rêve... voir article précédent -, la fille "qui me comprend" - je suis sûr qu'elle est là, pas loin - celle qui au fond m'aime - du fond de son silence m'aime...

Oh mon Dieu, épargnez-moi, bon Dieu, de l'espoir chimérique ! Je tombe encore tête baissée dans les balivernes ! T'y crois à l'amour, toi, Terence ?

Non, je ne joue plus à la roulette russe, depuis que j'ai vu un pote s'exploser la cervelle au comptoir du Français, un troquet de Nantes, tout ça parce qu'il avait accepté mon défi, j'ai été une ordure, car à ce genre de jeu je perds jamais, mais fallait que je frime, et bien sûr il est mort. Bravo, Terence !

Bon, je digresse encore - ce texte est juste là pour "voilà ma journée", nada mas !

Maintenant la nuit, donc, ô mes nuits sublimes - qui savent effacer les avalanches d'angoisses car c'est alors que, casque aux oreilles, écoutant n'importe quoi mais à fond, j'écris à ma reine.

Chassant ainsi - par sa tendresse qu'il me semble alors (je suis dingue ?) ressentir - la menace de la crise d'angoisse tjrs latente, guettant la moindre de mes failles - mais ça va, panique, tu peux tjrs essayer, je te laisse monter un peu, car ça me donne des ouvertures vers des idées de textes, et puis dès que "Message d'alerte, message d'alerte...", stop and go.

"Je dois sécher mes larmes sanglantes. The angel is cruel, his eyes fix on nothing. Mary's face is a pale oval, upon which..."

"Le Xanax a escaladé les murs de la peur ennemie." (Terence) Je vais mieux, ma lectrice, ma seule épouse, dis-moi un jour ton nom, mais "pas de sentiments..." - tu connais ma devise - ou alors... Alors ?

Pour les UV, zéro protection. Au contraire, j'ajoute de l'huile de coco pure, pour renforcer la puissance du bronzage et sa beauté cuivrée. Pour les rayons de l'amour, protection maximum, sinon je brûle.

Quelle pirouette ridicule. Tant pis, je l'efface pas. La vérité - une nouvelle fois - est clairement expliquée dans l'article précédent.

Je vais mieux, ma reine, je t'embrasse (tendrement), je pense à toi (comme un fauve), et à ton royaume (qu'un jour je soumettrai).

 

 

Terence

par Terence publié dans : Journal intime : mes Jours
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Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
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(Rachilde, 1885)





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