[Cet extrait, revisité, est pour Toi - tu le sais n'est-ce pas ?]
Niemals sah ich dich noch, o Göttin !
s'exclama Terence, pris de rage soudaine
Hymnes à la nuit, extrait
pas seulement "actualisé", mais surtout
complètement retraduit à ma sauce
(quel sacrilège !)
pour créer un texte encore plus poétique et romantique
que la version originale
- non je ne suis pas mégalo : lisez... -
"Un jour qu'amèrement je versais mes larmes, que de défaite en douleur, mon espérance allait s'évanouir - et que j'étais solitaire - assis devant l'ordi, contemplant ton image, sous un de
tes si beaux poèmes - si loin du lieu d'où tu m'écris, toi l'être de ma vie - solitaire comme aucun solitaire n'avait jamais été - oppressé d'une angoisse indicible, à bout de forces, plus rien
qu'un souffle de détresse...
"Comme alors je quêtais des yeux dans ma boîte mail quelque secours, ne pouvant rester assis, ni me lever non plus, rivé face à l'écran, l'immense espoir qui me retenait à la vie
s'enfuyait, et s'éteignait. Alors du fond des bleus lointains de ces hauteurs de ma félicité ancienne, vint un frisson crépusculaire, et d'un coup se rompit le lien vital - la chaîne de la
lumière.
"Loin s'est enfuie la distance qui nous séparait, et avec elle ma désolation - les flots de la mélancolie sont allés se résoudre en un nouveau, un insondable monde.
"Ô mort nocturne, toi le sommeil du ciel, tu m'emportas - la distance s'effaçait, sur le paysage flottait mon esprit libéré de ses liens, né à nouveau.
"La distance n'était plus qu'un nuage de poussière, que transperçait mon regard, ô ma bien-aimée, pour contempler une transfiguration radieuse - et c'était ton visage. L'Eternité
reposait en tes yeux, et j'étreignis tes mains - alors ce fut l'étincelance - l'étreinte et l'indéfectible lien qui nous firent des larmes.
"Les millénaires passaient au loin comme un orage. Ce sont des larmes d'extase que je versai, au seuil de cette vie nouvelle, sur ton épaule.
"Ce n'était pas notre première union, à l'aube de l'année nouvelle, - mais j'étais mort - et depuis lors et à jamais, je sens en moi une foi éternelle, immuable, en le ciel de la Nuit
et sa lumière : ma bien-aimée.
Es ist der Nacht ein rätselhaftes Zeichen
Tief eingegraben in sein glühend Blut,
Er ist mit einem Herzen zu vergleichen
In dem das Bild der Unbekannten ruht
Terence
Madness













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