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  • : Terence
  • tobydammit
  • : Homme
  • : 03/11/1974
  • : Paris Nantes Barcelone Ibiza
  • : Ophélie No limits N'arrête pas N'arrête jamais Kuan Yin
  • : Artiste-peintre, pigiste et gigolo, je me toque de cette excellente sorcellerie qui m'a permis de débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky, I'm sex and blood, no limits - for ever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure !

Who is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • tobydammit
  • : Littérature
  • : Pas de couleur, mais le noir, plein de cris, plein de viols, partout autour, le vide autour, le noir jusqu'au regard qui se pose, le noir de fête et de nuit, parcelle de nuit en plein jour, sous le soleil doré des autres, être le soleil noir des autres.
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Lettres, mails, messages personnels

Lundi 26 octobre 2009




Pour toujours, et à jamais




Terence

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Lundi 26 novembre 2007



Camille,


   Voilà bien cette ambivalence, et ces clones de mes fantômes, mon imaginaire me dit je suis le gouffre, et je l'écoute, le chant des sirènes est, et a été, pour tjrs et à jamais, le seul supportable, car seule promesse de délivrance.

   Que je sois "pieds et poings liés", ou pas, je suis libre, "Je suis celui qui enfanta les dieux..." Dans mon bassin ils ont été créés, de mon bassin ils ont été chassés. "De me harceler tu n'as pas le droit !" Dis-le... "Mais..." Que puis-je répondre ? "Dis-le !"

   Elle s'échauffe, elle est exaspérée, elle connaît la "Meurtrière Attitude" que dans une autre vie j'avais lancée en réaction à l'imbécile Lorie attitude, par jeu, mais tous mes jeux sont des règles de vie, une fois abattus sur les villes frénétiques, où les filles frissons défilent en accéléré sur les trottoirs.

   De me harceler tu n'as pas le droit.

   Pour dire la vérité, c'est moi qui prononce ces mots. Je connais la puissance d'une telle phrase. Je les concocte pour le plaisir, car elles n'admettent aucune réponse. Une telle phrase, et l'adversaire se couche. 

   Mais la vérité n'est pas littérature, elle est poésie.

   La lettre qui suit est immaculée - perverse tout autant - et par là, poésie. Ainsi certifiée, paraphée, signée, classée dans mon topic "Poésies d'amour".

   [...]

   Faut-il que cette lettre soit écrite, je la lancerais sur ton bûcher, puisque le mail que j'ai reçu, en appelle à cette issue.

   Alors contente-toi des mots de ce blog, ils en disent assez.

   Oui c'est à toi que je m'adresse. Au monde entier, donc. Tu es la Terre entière Toi qui ne sachant t'aimer  toi-même... que dis-je, je ne sais plus - cette rengaine "I HATE ME" sur mon front je la lis les miroirs mentent mais je sais lire - s'y déroule cortège plein d'umoure (private joke)  et images sanglantes - poignets et lames de rasoir, my dear... 

   Ma Terre. Sans Toi je perds pied. Tu as reçu de moi l'image, et je me serais à tes yeux incarné ? Je ne sais pas, Diamant. J'étais juché bien haut - magnifique mais de naïveté -, je croyais avoir atteint la Terre promise... et d'une seule pièce - jointe - je me suis donné la mort.

   Tu disais "Je te donnerai ma vie", et tu as pris la mienne. Ma voix, éteinte, d'un seul trait effacée, et mes derniers mots. 

   Plus de voix. Je ne marche plus le long des condamnés à mort, les inconnus voleurs dorment partout dans mes appartements. Il en est un, bien éveillé.

   Le psychiatre rencontré en garde à vue me tient en joue.

   La lettre, ce sera pour plus tard.



   le sanglant quotidien poursuit son défilé braillard  *


Terence
@

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Mardi 3 juillet 2007



Ma petite nana préférée,


Well je récupère doucement malgré les Arcade Fire qui me bloquent sans mal au fond de leurs abysses chaloupées, je manque d'air, Win Butler gerbe, je refais surface et les Arcade remettent ça. 

C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure !

Moi aussi je crève de te revoir, je peux t'assurer que je te visiterai prochainement.

Ne serait-ce que pour t'infirmer, je n'en ai pas du tout rien à secouer, je vais te balancer deux, trois flashes pour éclairer ta lanterne faiblarde (pardon).

Banal, quotidien, si je stagne in Paris and nowhere else c'est un choix délibéré (my ass !). Actuellement c'est là que je me traîne le plus à l'aise.

Plus grave, solennel, le Destin n'est qu'un alibi de merde qui soulage certains mystiques et encore.

[Résumé : Pas d'appelés, pas d'élus (et réciproquement).]

Sorti de là, tes quatorze balais usés t'interdisent définitivement l'innocent artifice de l'agnelle divine et c'est râpé pour moi et mon autel de lévite de merde.

Nous devrons nous satisfaire de relations régies par les ineffables lois naturelles de l'intérêt et du dommage.

Mais trêve de conneries, il en a tjrs été ainsi.

On se voit très prochainement. 

Je ne suis pas rasé de près, je t'embrasse quand même - d'ailleurs je t'en dois au moins deux.

 

Terence




[Pour TOI toute seule]   The Arcade Fire, "My Body is a Cage"  :

 

En live, Glastonbury 2007

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