Who is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • tobydammit
  • : Journal Intime
  • : Pas de couleur, mais le noir, plein de cris, plein de viols, partout autour, le vide autour, le noir jusqu'au regard qui se pose, le noir de fête et de nuit, parcelle de nuit en plein jour, sous le soleil doré des autres, être le soleil noir des autres.
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Profil

  • : Terence
  • tobydammit
  • : Homme
  • : 01/11/1974
  • : Paris Nantes Barcelone Ibiza
  • : Arts martiaux Bi Cuir Suicide Sci-fi
  • : Artiste-peintre, pigiste et gigolo, je me toque de cette excellente sorcellerie qui m'a permis de débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky, I'm sex and blood, no limits - for ever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure !

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Samedi 25 octobre 2008


     "Marcher sur le fil du rasoir, c'est vivre. Le reste n'est qu'attente."  Karl Wallenda

     Sur cette vidéo, le funambule a 70 ans...





     Qd il prononce les mots que je cite ci-dessus, il a 73 ans. Qqs jours après, il tombe. En dépit du vent qui soufflait en tempête, il avait commencé la traversée. 

     Karl Wallenda est mort le 22 mars 1978.

     Mon seul, unique héros. Tu comprends ? Le vent soufflait en tempête. Je suis mort mon amour. Pardon.



Terence
@

par Terence publié dans : Lettres, mails, messages personnels
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Lundi 26 novembre 2007



Camille,


   Voilà bien cette ambivalence, et ces clones de mes fantômes, mon imaginaire me dit je suis le gouffre, et je l'écoute, le chant des sirènes est, et a été, pour tjrs et à jamais, le seul supportable, car seule promesse de délivrance.

   Que je sois "pieds et poings liés", ou pas, je suis libre, "Je suis celui qui enfanta les dieux..." Dans mon bassin ils ont été créés, de mon bassin ils ont été chassés. "De me harceler tu n'as pas le droit !" Dis-le... "Mais..." Que puis-je répondre ? "Dis-le !"

   Elle s'échauffe, elle est exaspérée, elle connaît la "Meurtrière Attitude" que dans une autre vie j'avais lancée en réaction à l'imbécile Lorie attitude, par jeu, mais tous mes jeux sont des règles de vie, une fois abattus sur les villes frénétiques, où les filles frissons défilent en accéléré sur les trottoirs.

   De me harceler tu n'as pas le droit.

   Pour dire la vérité, c'est moi qui prononce ces mots. Je connais la puissance d'une telle phrase. Je les concocte pour le plaisir, car elles n'admettent aucune réponse. Une telle phrase, et l'adversaire se couche. 

   Mais la vérité n'est pas littérature, elle est poésie.

   La lettre qui suit est immaculée - perverse tout autant - et par là, poésie. Ainsi certifiée, paraphée, signée, classée dans mon topic "Poésies d'amour".

   [...]

   Faut-il que cette lettre soit écrite, je la lancerais sur ton bûcher, puisque le mail que j'ai reçu, en appelle à cette issue.

   Alors contente-toi des mots de ce blog, ils en disent assez.

   Oui c'est à toi que je m'adresse. Au monde entier, donc. Tu es la Terre entière Toi qui ne sachant t'aimer  toi-même... que dis-je, je ne sais plus - cette rengaine "I HATE ME" sur mon front je la lis les miroirs mentent mais je sais lire - s'y déroule cortège plein d'umoure (private joke)  et images sanglantes - poignets et lames de rasoir, my dear... 

   Ma Terre. Sans Toi je perds pied. Tu as reçu de moi l'image, et je me serais à tes yeux incarné ? Je ne sais pas, Diamant. J'étais juché bien haut - magnifique mais de naïveté -, je croyais avoir atteint la Terre promise... et d'une seule pièce - jointe - je me suis donné la mort.

   Tu disais "Je te donnerai ma vie", et tu as pris la mienne. Ma voix, éteinte, d'un seul trait effacée, et mes derniers mots. 

   Plus de voix. Je ne marche plus le long des condamnés à mort, les inconnus voleurs dorment partout dans mes appartements. Il en est un, bien éveillé.

   Le psychiatre rencontré en garde à vue me tient en joue.

   La lettre, ce sera pour plus tard.



   le sanglant quotidien poursuit son défilé braillard  *


Terence
@

par Terence publié dans : Lettres, mails, messages personnels
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Mardi 3 juillet 2007



Ma petite nana préférée,


Well je récupère doucement malgré les Arcade Fire qui me bloquent sans mal au fond de leurs abysses chaloupées, je manque d'air, Win Butler gerbe, je refais surface et les Arcade remettent ça. 

C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure !

Moi aussi je crève de te revoir, je peux t'assurer que je te visiterai prochainement.

Ne serait-ce que pour t'infirmer, je n'en ai pas du tout rien à secouer, je vais te balancer deux, trois flashes pour éclairer ta lanterne faiblarde (pardon).

Banal, quotidien, si je stagne in Paris and nowhere else c'est un choix délibéré (my ass !). Actuellement c'est là que je me traîne le plus à l'aise.

Plus grave, solennel, le Destin n'est qu'un alibi de merde qui soulage certains mystiques et encore.

[Résumé : Pas d'appelés, pas d'élus (et réciproquement).]

Sorti de là, tes quatorze balais usés t'interdisent définitivement l'innocent artifice de l'agnelle divine et c'est râpé pour moi et mon autel de lévite de merde.

Nous devrons nous satisfaire de relations régies par les ineffables lois naturelles de l'intérêt et du dommage.

Mais trêve de conneries, il en a tjrs été ainsi.

On se voit très prochainement. 

Je ne suis pas rasé de près, je t'embrasse quand même - d'ailleurs je t'en dois au moins deux.

 

Terence




[Pour TOI toute seule]   The Arcade Fire, "My Body is a Cage"  :

 

En live, Glastonbury 2007

  LOVE

par Terence publié dans : Lettres, mails, messages personnels
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Lundi 1 janvier 2007



Gwen,



Bien reçu, divine Gwenola, l'acte d'accusation cette nuit-même.

Je plaide coupable, car je suis, oh ma belle amante suicidaire ! fort désireux de te perdre. Mais tu sais trop bien le déliquescent plaisir qui nous enveloppe à jouer des rôles qui ne sont pas les nôtres.

Un rôle où le souffle nous manque, car lalala oui l'Amour est un danger - ou ne l'est pas, peu importe. Tu es sûrement la plus belle danseuse du Stringfellows, en tout cas la meilleure - à 14 balais t'étais déjà la meilleure - mais technoïd - et le lap-dancing !

Je suis "possessif". J'avoue j'ai souri en lisant ça, non que je m'en défendisse - mais je réagis tjrs non pas en amant, mon ange, mais en mâle dominant. L'Amour c'est une cause perdue. Je me bats pour gagner - et soit je gagne, soit tu te perds - entre tes rails de coke ma jolie tu traces rien que pour l'oublier. Mais tu n'oublies pas.

Moi je t'ai pas dealée, Gwen. Je te joue, mais - comme je l'ai déjà écrit -, je me joue avec - et je connais tous mes tours. "Mon coeur sur la table"... Tu sais bien.

Je suis un monarque avide de toutes les conquêtes, même des plus ridicules, et ma liberté passe par la possession - la domination. Mais je ne suis pas un tyran. Je t'explique : bien sûr que je te "possède" - mais je ne suis pas "possessif".

Sur ton job, tes strips, jamais je n'ai fait une remarque. Tu lis mon blog - relis l'article "A celle qui s'enfuit" - où je ne pensais pas qu'à Negar en écrivant : "Non pas de sentiment comme s'il était trop tard pour en faire un délice."

Donc l'histoire du "coeur possessif" ne marche pas. En revanche, la possédée existe, n'est-ce pas mon ange ?

Vouloir posséder, c'est soi-même être possédé. La possession existe, mais ça ne procède pas d'une volonté, c'est juste dans l'ordre des choses.

Et c'est très bien ainsi.

Et puis je vais te dire : tout cela n'a aucune espèce d'importance. J'ai laissé glisser sous ma plume quelques phrases désinvoltes par lesquelles je prêtais le flanc. Tu pouvais t'amuser. Mais c'est toi qui reçois les banderilles par réflexe d'enfant gâtée - et voilà que tu me fais de jolies ruades tandis que le sang coule sous les cris du public - ton public, bien sûr.

Mes petites amusettes... Ne sois pas blessée, Gwen, ta spontanéité je la trouve sublime, elle est si naturelle - dirait Oscar Wilde - qu'on dirait une parure ! Mais non je ne me moque pas.

Pardonne, Gwen ! Je ne joue pas de mes soi-disants "pouvoirs", je ne t'ai pas "envoûtée". Si je ne suis pas venu pour les "fêtes"... Ecoute, nous deux... - les choses bougent, ma petite Gwen -, je suis pas ce que tu dis, genre j'attends un déclic, tu m'entends ? 

Ce que j'ai écrit t'as oublié ? Note ça aussi sur ton bien-aimé miroir : "Non pas de sentiments, pas besoin de quitter un exil pour aller vers, pas envie de s'exalter dans les autres pas de place dans le coeur." (Terence) Pas besoin de porter des laisses invisibles et insupportables au cou.

T'étais prévenue. Tu dis "Terence tu fais des poèmes mais c'est pas nous ça". Mais oui bébé, c'est moi mais c'est pas toi, c'est ça ?

Questions-réponses, tu te souviens ? Je galège, je galège, et Chanel n° 5 ?

C'est ton parfum ? A 19 ans ? Ah oui... le Stringfellows...

 

Terence

par Terence publié dans : Lettres, mails, messages personnels
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Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
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(Rachilde, 1885)





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