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  • : Artiste-peintre, pigiste et gigolo, je me toque de cette excellente sorcellerie qui m'a permis de débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky, I'm sex and blood, no limits - for ever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure !

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  • : Pas de couleur, mais le noir, plein de cris, plein de viols, partout autour, le vide autour, le noir jusqu'au regard qui se pose, le noir de fête et de nuit, parcelle de nuit en plein jour, sous le soleil doré des autres, être le soleil noir des autres.
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Valérie Valère

Jeudi 26 juillet 2007



Valérie Valère, 1979. Roman posthume, éd. Plon, avril 1987, 224 p. 
[Epuisé, et pas de réédition prévue (qqn fait barrage... qui ?).]


Valérie Valère écrivit "Laisse pleurer la pluie..." à la fin de l'hiver 78-79, peu avant la parution de "Malika". Le manuscrit fut refusé par Stock. Elle avait 17 ans. Bartillat (son éditeur et protecteur) n'avait rien pu faire, sur ce coup-là, il allait quitter Stock, et Vircondelet était le nouvel interlocuteur de Valérie. 

Ce refus l'a bouleversée - on la comprend, c'est à mon avis son meilleur roman.

 

Val--rie-Val--re-11.-assise--seule.jpg

Valérie Valère en 1979

 



Elle a vécu ce refus comme une trahison. On entend bien dans les deux émissions de radio auxquelles elle participa à l'époque - une "Radioscopie" (interviewée 1 heure par Jacques Chancel) sur France Inter, et un "Radiophonème" (conversation d'1h30 dans les rues de Paris avec son ami Jean Couturier, ponctuée d'illustrations sonores et de lectures par Irène Omelianenko) - son extrême fragilité et son désarroi.

J'ai obtenu (par un de ses profs du lycée Racine) les K7 audio des deux émissions - mais les droits appartiennent à Radio-France, qui connaît ce blog... et j'ai interdiction absolue de les mettre en ligne. La voix de Valérie est déchirante, c'est clair elle a peur - des autres, mais d'elle-même aussi -, et s'accroche comme elle peut.

A l'époque elle se came à des cocktails anxios/amphètes/somnifs (!), parfois aux quaaludes (= Mandrax), produit aujourd'hui interdit en France. Les quaaludes, je connais... La molécule qui les compose, la méthaqualone, à hautes doses est un truc presque aussi violent que le LSD ! Et Valérie ne connaissait pas de limites pour retrouver ses rêves.

Bon, là, je m'abstiens de commentaires, sinon j'en ai pour trois heures à discourir sur la Valérie Valère de 1979 - l'époque-clef... Celle qui précéda la descente aux enfers jusqu'à son suicide le 17 décembre 1982. 

 

Extrait de la 4e de couv. 



Valérie Valère, accident de notre siècle, s'est tuée il y a quatre ans. Elle nous a quittés avec sa tendresse et son génie, son inquiétude et on immense lucidité. Le vide qu'elle a laissé dans son temps exigeait un moment de silence malgré l'existence de plusieurs manuscrits inédits.

Laisse pleurer la pluie sur tes yeux est le récit d'un amour fou entre deux adolescents. Ils vont vivre leur errance dans une ville indifférente et s'enfuir à coeurs perdus vers la mer, rompant ainsi les dernièes attaches. Leur escapade interrompue ne sera pas la fin d'un rêve mais l'invention même de la vie.

Voulant être "autre" dans ce roman troublant, sincère et fascinant, Valérie Valère est sans doute plus elle-même que jamais. 

 

 

Note de Christian de Bartillat



Ce roman posthume de Valérie Valère, dont nous avons publié l'oeuvre qd nous étions chez Stock - oeuvre qui avait obtenu un immense succès -, nous avons voulu le laisser en l'état, dans sa spontanéité et sa jeunesse qui lui donnent sa vraie réalité.

Ce livre d'une absente, nous le publions comme si elle était encore vivante. Certains pourront à l'occasion en critiquer les imperfections, mais nous pensons que la mission d'un éditeur est avant tout de respecter la forme et la pensée de Valérie Valère, ce "météore" que nous ne sommes pas près d'oublier. 

 

 

Extrait (début du chap. 2)



(Le roman est écrit au "masculin" - mais on reconnaît Valérie à chaque mot, c'est pourquoi je vous copie ce court extrait où l'on découvre toute la détresse du personnage - comme si celui-ci était elle-même - au "féminin", donc. Car il s'agit bien ici de Valérie Valère... Celle de "Véra".)


"Et de nouveau, j'ai poussé la porte de mon sanctuaire. Un lit défait, une table jonchée de livres et de feuilles, une odeur de renfermé et une atmosphère de désespoir, voilà mon unique refuge.

Mon corps, vidé de sa belle énergie, se traîne d'un mur à l'autre, mes pensées, reprises par leurs barreaux, tournent autour du point d'interrogation sans espoir de le faire disparaître. Résignée, j'enlève mon blouson, reste pantelante au milieu de la pièce, incapable de réfléchir.

Je scrute mes mains, me gratte la tête, soupire, arrache mes ongles... Je fais trois pas, m'assieds devant la table, me relève, soupire à nouveau, observe mes pieds. Et les images de mon horrible scénario se pressent autour de moi : elles veulent m'anéantir.

Elles peuvent toujours essayer, je m'en moque, on ne détruit pas les êtres déjà mort." 

 

 

Terence

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Mercredi 10 janvier 2007

 

 

Le com de Valé - dont j'ai pu apprécier cette nuit le blog (http://wallary.over-blog.com/) -, et la synchronicité de ce com avec mon récent retour de flamme pour Valérie Valère (voir "A l'article de la mort et de l'arme du crime", 11 déc 06, "Valérie_Valère_mon_amour"), me donnent le tonus d'écrire une lettre à l'éditeur qui lui avait tjrs été fidèle, je veux lui parler notamment de la bio bâclée par Isabelle Clerc - qu'il a publiée également dans sa maison - et cependant avoir son appui.


J'avais déjà repris mes recherches sur Valérie depuis quinze jours... un mois peut-être, mais en dilettante. Là je me dis il faut que je repasse à la vitesse supérieure.
 




 

" Mes yeux se sont détournés des vitres teintés, mon dos se redresse légèrement et mes larmes redoublent. Le bruit de la clef qui tourne dans la serrure... La porte jaune qui s'ouvre sur cette silhouette blanche, comme j'aimerais qu'elle ne soit qu'une silhouette, un fantôme qui passe et ne s'arrête pas..." *

* Extrait du livre "Le pavillon des enfants fous" (Ed. Stock, 1978)
Photo de Guy Lenoir, scann de la couv de
"Laisse pleurer la pluie sur tes yeux" (posthume, Ed. Plon, 1987)

   

 

 
M. Christian de Bartillat,

 


Peut-être avez-vous reçu écho de ma passion pour Valérie Valère. J'ai pris une première fois contact avec vos éditions le 5 janvier. J'ai appelé, puis suis venu sur place, où j'ai pu m'entretenir qqs instants avec M. De Roux.


Hélas, j'ai cru alors deviner que je touchais un sujet pour le moins délicat (sur le coup, je me suis dit... pourquoi tant de gêne et de mystères ?... et je voyais dans les yeux de mon interlocuteur les mots "tabou" ou "chasse gardée"), en tout cas j'ai été très mal à l'aise - ce n'est qu'avec le recul que j'ai compris mon impertinence à ne pas m'en être remis directement à vous.


Je me suis contenté de repasser avant-hier pour venir prendre deux exemplaires de
La Station des Désespérés - introuvable en librairie.


J'ai appris aussi, à mon désespoir, que le projet d'un troisième tome d'inédits était abandonné.


Il y a maintenant plus d'un an, j'ai également pris contact avec Isabelle Clerc. Après bcp de réticences, car (pardonnez-moi, je sais que vous gardez contact avec elle et avez de bonnes relations) j'avoue que sa bio de Valérie fut pour moi une énorme déception.


Cela pour cinq raisons essentielles :


1) Les deux tiers du bouquin sont consacrés à l'enfance (avant l'écriture du
Pavillon des enfants fous), et l'angle de vue est polarisé sur le "cas clinique" plutôt que sur l'écrivain - ce qui est terriblement réducteur ;


2) Les trois dernières années de la vie de Valérie Valère (de ses 18 à ses 21 ans) sont occultées - expédiées en 14 pages très vagues.


3) Que de remplissage !... L'ensemble est noyé de poncifs, de clichés, d'actualités d'époque, et de grandes tirades creuses sur les philosophies de l'Inde et du Tibet - qui révèlent Isabelle Clerc, mais pas du tout Valérie.


4) Les dates sont rares et, qd elles sont précisées, elles se révèlent le plus souvent erronées.


Ex. : p. 122, "
Malika sort le 26 avril 1979" - non, c'est le 6 ; p. 153 - Valérie ayant mis le feu à son appartement le 24 juin 1980 -, "à l'automne, elle retournera donc chez sa mère, mais son livre sur l'impossibilité d'écrire (Obsession blanche) est terminé, publié" - non (quelle erreur !!!), Obsession blanche ne sera écrit que bcp plus tard, et publié le 30 avril 1981 - et I.C. insiste page suivante en présentant une critique d'O.B. qui serait parue dans Le Monde le 9 juin 1980 ! (faux, évidemment c'est 1981, j'ai vérifié au Monde
, ils ont accepté que je consulte les dossiers de leur - monstrueuse - salle d'archives).
Quant à la mort de Valérie Valère, non elle n'a pas eu lieu le 18 décembre 1982 (comme écrit en p. 170 et sur la 4e de couv), mais le 17 !
(J'ai l "extrait d'état civil" de sa mairie de naissance.)


Si peu de dates dans ce bouquin, et tant de négligence... on se met à douter de tout ce qu'on n'a pas pu vérifier.


5) Il n'y a pas que des erreurs de dates, il y a des erreurs partout, en tout genre.


Pour ex., Isabelle Clerc veut nous faire croire au tout début du bouquin (p. 37) que Valérie - "s'échappant dès 1974 de sa famille par le rêve et la lecture" - est très influencée "par Le Clézio, surtout son livre
Désert"... Or "Désert" ne sera publié qu'en 1980 !!!


I.C. y tient, car on lit p. 67 (là Valérie a 13 ans, on est en 1975) : "[Tjrs pour échapper à sa famille...] elle s'identifie [...] à la petite fille du roman de Le Clézio qui traverse seule le désert."


Mais bon, malgré tout, j'ai pris contact avec Isabelle Clerc... Tout ce que j'ai appris, c'est qu'elle n'a fait ce travail que "sur commande", qu'elle n'a gardé aucune archive (c'est ça, on y croit), aucune adresse, aucune bande, que son principal informateur (Gabriel Gonin) est décédé (OK, je l'ai vérifié), que Valérie Valère c'est du passé...


Bref, gentiment mais fermement, une fin de non-recevoir.


Pour couronner le tout, elle me déclare à brûle-pourpoint que bcp des textes attribués à Valérie Valère ont été écrits par des nègres !


Faux
! J'ai rencontré plusieurs de ses profs du lycée Racine et de la Sorbonne, elle était très proche de Tarabhat, prof de français, et de Mlle Marmottin, prof de philo, qui m'ont tous deux précisé avoir eu connaissance des bouquins de Valérie à l'état de manuscrit - et que de plus celle-ci n'a jamais accepté quelque espèce d'intervention que ce soit sur son travail, a fortiori une réécriture.


Alors qd elle a parlé carrément de "nègres"... Je l'aurais étranglée.


Ecoeuré de tant de mauvaise foi, je lui demande ses sources, pour affirmer une chose pareille. Evidemment, plus rien à en tirer. Curieux. Pourquoi, Isabelle Clerc qui d'évidence ne voulait rien me dire - pas même un quelconque détail anodin -, soudain m'assène-t-elle un pareil "secret" - que je sais être une pure invention ?


Comprenez, M. de Bartillat, que je suis sorti non seulement bredouille, mais passablement ébranlé de cet entretien. (J'ai rappelé qqs semaines plus tard une nouvelle fois - sous un prétexte bidon - faire un film, ou un doc, sur Valérie - ce que je ne ferai certainement pas avec une aussi piètre collaboratrice -, mais manifestement elle était complètement barrée.)


J'ai fait la connaissance de Jean Couturier, qui, lui, a gardé intacte sa passion pour Valérie Valère, et m'a bcp soutenu moralement (à écrire une vraie bio de Valérie, notamment), en évoquant longuement leur amitié, avec tendresse et chaleur, et bcp de tristesse.


L' "héritier spirituel" (Gabriel Gonin) mort, il restait Eric Samama, le frère, également couché sur les testaments de Valérie (et dont l'avant-propos pour
Vera - trois pages toutes d'intelligence, de ferveur, de pudeur et d'élégance - m'avait ému aux larmes).


J'ai laissé plusieurs messages sur son répondeur (dans son cabinet de psychanalyse - pas trouvé son numéro perso), mais il ne m'a pas rappelé. Je n'insisterai pas. Sauf que je compte devenir un de ses patients (et je saurai le jouer pour lui tirer les vers du nez - la cause est recevable, n'est-ce pas ?).


J'ai tenté, par l'INA, d'obtenir des copies des entretiens de Valérie avec Jean Couturier (une "
Nuit magnétique" de deux heures, sur France-Culture), avec Jacques Chancel (Radioscopie). En vain. De même pour les vidéos de son passage avec Pivot (Apostrophes), et du film où elle joue le rôle principal (Pierrette).


Voilà. En quatre ans - et je vous assure que ça n'est pas "noyé" dans mes autres activités - je n'ai guère avancé. Sinon que j'ai relu qqs centaines de fois supplémentaires les meilleurs bouquins de Valérie (
Le Pavillon, mais aussi Malika, Laisse pleurer la pluie sur tes yeux, et surtout Véra - extrait de son journal intime peu avant son suicide).


Et que je suis de plus en plus décidé à écrire une "vraie" bio.


Ma passion pour cet ange est l'un des moteurs de ma vie. Je veux qu'on la redécouvre. Qd je parle d'elle autour de moi, on l'a oubliée, ou on ne parle que du
Pavillon. Et ça me met en rage.


M. de Bartillat, je sais combien vous lui avez été fidèle. J'aurais dû vous écrire depuis longtemps.


Mais écrire pour avancer de telles prétentions : entrer dans l'intimité du travail de Valérie Valère... de sa vie... j'avais la sensation de commettre un sacrilège.


Jusqu'ici, dans mes investigations (désolé, je hais ce mot...), les qqs personnes avec lesquelles je me suis entretenu (I.C., J.C., ses profs, la directrice du lycée Racine...), ça a été des élans spontanés et désespérés - et elles ont répondu à mes RV.


Qd j'ai appelé vos éditions, ainsi que je le précise au début de cette lettre, je n'ai pu parler en privé qu'avec M. De Roux. Ecrire... de sang-froid... je ne parvenais pas à me décider.


J'ai besoin de vous.


Vous l'avez connue de près. Je voudrais tout savoir sur sa façon de communiquer au quotidien avec ses différents interlocuteurs, en particulier avec celui qui fut son éditeur pendant près de quatre ans.


Sa façon de dire, ou de ne pas dire, ses attitudes, ses exigences, ses enthousiasmes, ses abattements... Et puis ses lettres, sa façon de parler au téléphone (qu'elle exécrait), selon les circonstances, sa façon de discuter un contrat, comment elle prenait les remarques sur ses textes, se décourageait-elle, etc.


Il y a mille choses que vous avez dû découvrir en la côtoyant - et avec ce rôle pas facile à la fois d'éditeur et d'ami, donc à la fois de conseiller, de complice, mais aussi en tant qu'incarnation "sociale" de sa vie d'écrivain, qqn que peut-être elle craignait, ou dont elle se défiait, je ne sais pas... elle était si solitaire et indépendante, et si passionnée par l'acte d'écrire... L'éditeur est le médium inévitable, comment le vivait-elle ?...


Des rapports complices aux rapports conflictuels, comment évoluait-elle ?... Son travail... Comment écrivait-elle ? Ses manuscrits... Je connais un peu le monde de l'édition... et je sais que nbx furent refusés... Je sais aussi (par Vircondelet) qu'elle refusait de retravailler ses manuscrits...


N'avait-elle pas de merveilleux élans pour se réécrire, que sitôt renfermée dans sa solitude elle abandonnait, désespérée... pour passer à un autre bouquin ?... etc. etc.


Ou alors... Pouvez-vous m'indiquer qqs pistes ?... Où aller ? Comment rencontrer d'autres personnes qui l'ont côtoyée ? Vous aurez compris que je sais me balader dans les labyrinthes...


Mais vous, vous êtes la pierre angulaire. J'ai besoin de votre collaboration.


Avez-vous, de votre côté, des éléments de biographie plus conséquents que ceux qu'on découvre par I.C. ? Ses différentes adresses, par ex. (que je puisse investiguer chez sa boulangère, son buraliste, ou les bars alentour, que sais-je ?). J'en ai trouvées par moi-même plusieurs (I.C., elle, est passée complètement à côté, elle me l'a avoué), mais celle de la rue de Buci, essentielle, me manque (ses voisins sont aujourd'hui peut-être les mêmes qu'à l'époque, je dois le vérifier, ce serait une mine d'infos).


Les deux dernières années, que furent-elles ? Et cette "autobiographie" dont l'un de ses profs m'a parlé, existe-t-elle ? Ses carnets, ses cahiers, ses feuillets dactylographiés... de cet héritage, que reste-t-il encore à découvrir ?...


Mais vous-même, êtes-vous prêt à me répondre, à m'écrire, à me rencontrer ?


M. de Bartillat, j'ai attendu si longtemps, je crains de vous importuner - mais j'ose - sur vous aujourd'hui reposent mes espoirs...


Recevrai-je enfin des nouvelles de ma Jeune Endormie ?


Tout à vous,

 

Terence


POSTFACE
(auteurs et arnaques)


 

  PS (pas de la lettre sortie de mon imprimante, évidemment - lettre que j'enverrai demain) :


La monstrueuse arnaque de la bio bâclée d'Isabelle Clerc, j'en ai un exemplaire de l'édition originale (Perrin, 1987). Je savais que cette édition était épuisée. Donc je croyais ce soir en écrivant cet article être sûr de pas faire de pub pour cette salope  nana...


A tout hasard, "plein de conscience professionnelle", je fais une recherche par Yahoo... et j'apprends que ce bouquin pourri...


[...Contre lequel, d'ailleurs, la prof de philo de Valérie Valère, qd je l'ai interrogée, m'a dit avoir voulu porter l'affaire en justice - car il y a aussi dans ce torchon, ce dont je ne parle pas dans ma lettre, des propos calomnieux, des déformations ignobles dans leur retranscription déformée par Isabelle Clerc, de l'interview qu'elle lui avait accordée.]


J'apprends que ce torchon, donc, a été réédité !!!


Et avec une préface de... Patrick Poivre d'Arvor ???!!! SCABMLCBP ???...
Ah oui, Solenn... Sa fille anorexique, morte aussi jeune que Valérie Valère... Et voilà comment on récupère encore une fois la jeune écrivaine Valérie Valère comme un simple cas pathologique - une résultante, snif, de TCA.


Quels salauds ! Fascistes de récupérateurs, fric et formatage même combat !!!


En général, ça n'est pas les éditeurs, directeurs de collection et Cie, les coupables - qd j'ai besoin de thunes je bosse pour eux, j'en parle parfois dans ce blog dans la catégorie "Journal intime", ils sont plutôt cool et corrects -, mais les auteurs, en revanche, putain quelles feignasses !


Isabelle Clerc n'est pas un cas à part. Bcp de biographes, de même que nombre de traducteurs, font n'importe quoi, sachant très bien que personne - et pourtant y'a du monde, du manuscrit jusqu'à la fab, qui relit les textes - ne se rendra compte du bâclage.


Ils encaissent leur chèque. Grassement payés - la salope nana que je cite ici, par ex., a dû toucher dans les dix mille euros pour le job, sans compter les droits d'auteur - un "travail" qui lui aura pris 15 jours maxi !!!


Et ni vus ni connus ces "auteurs" acceptent généreusement d'écrire un autre livre, une autre arnaque, tout le monde n'y voit que du feu... sauf qd le manuscrit passe dans les mains d'un génie du free-lance comme moi  lol.


Je pourrais aussi parler des bouquins que j'ai TOTALEMENT réécrits pour des feignasses auteurs - souvent des romanciers bien connus -, incapables de faire face à leurs contrats, qui ensuite viennent se pava-NER à la té-LE en citant MES passages à MOI Terence - écrits par MOI, bor-DEL -, se faisant applau-DIR sur le plateau té-LE. Sans vergogne...


...et putain les droits d'auteur qu'ils touchent, après M'avoir cité en LEUR nom, j'te raconte pas la rage.


Voili voilou... je me calme.


*Tout ça tout ça tout ça...* (copyright Naïve)



"Après quoi, le terme SCABMLCBP fut
universellement adopté et on cessa d'en faire usage."
(Les Hauteurs béantes, Alexandre Zinoviev
Ed. L'âge d'Homme)

 

 

Terence

 


HOULA !!!
UPPERCUT DU DROIT, JE SUIS SONNE : VALERIE, VALERIE...
...PARS PAS, TOI QUI ES CHEZ MOI !!! MA CHERIE, PEUT-ETRE ECOUTANT...
...LES VOIX...


UNE DE MES COLLABORATRICES 24 h / 24 EFFICACE ME MAILE
CETTE NUIT
6 MINUTES DE VALERIE VALERE CHEZ PIVOT A APOSTROPHE
EN AVRIL 1979 - VALERIE VALERE A 17 ANS,
ELLE VIENT JUSTE DE PUBLIER SON 2e BOUQUIN, MALIKA...

 


Voyez cet ange, écoutez... Non, la mort n'est qu'une panne de com, qui se répare tjrs d'elle-même. Chaque fois que je te vois Valérie Valère je pleure, et je repleure. De joie  (oui, cliquez, c'est ma musique de générique qd je bondis de joie).


(OK. Maintenant remontons au 27 avril 1979 - attention, ne perdez pas votre temps avec le vieux con du début, branchez-vous tout de suite sur la 2e moitié de l'extrait-vidéo...)



Maintenant, cliquez pour découvrir Valérie :

 

Valérie_Valère_interrogée_par_Pivot_en_1979

 

 

 

Quelle merveille...


Merci
à ma petite Franco-Libanaise
qui aussitôt
dès lecture de mon article
à la vitesse de l'éclair
m'a mailé la vidéo


rapport rapport rapport rapport rapport rapport rapport rapport


Absence résistance ennemie explique erreur trajectoire fusée atomique 27 km S-SO New York unique vidéo survivante Valérie Valère corps Terence Royal de Beaurevers identifié par lien ADN Notifiez autorités locales si existantes Cesser hostilités Occupation immédiate secteurs prévus Plan Deux ordres suivent Terminé


Terence  IV

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Mardi 26 décembre 2006

 


Une lettre "pro" !!!


Mon Dieu ce que je me déçois ! Oui parfois je suis "patient" et d'une aberrante "douceur" - dans le domaine pro - ou qd je veux obtenir qqc de qqn. OK, je sais je me justifie c'est nul, oui j'avoue je suis sincère en amour -


Que c'est cruel d'être sincère ! - se défend-il encore.


Sacré Terence ! Mais Valérie Valère...


Well, je ne rejette pas cette facette de moi - que de sang-froid je trouve si niaise - et moi, auquel on peut tout reprocher sauf de n'être pas "sincère" ici chez moi, j'éprouve même le besoin de la dévoiler, cette facette -


Et qu'importe l'opinion des visiteurs qui se sont trompé d'adresse. Celles qui me lisent, cette facette dont je me défends elles la devinent - ou alors c'est moi qui me trompe d'adresse.


 

Lettre à Jean Couturier - ancienne (juin 2002 ?), pas de date

 


Cher Jean Couturier,


Demain, ça fera quatre mois que vous m'avez appelé, je me languis de Valérie, mais il est vrai que moi aussi je reste muet dans mon coin, guettant autour de moi les signes, craignant de commettre une faute qui de vous me ferait rejeter, vous qu'elle choisit pour seul ami...


Ou de Valérie me faire rejeter. Que j'aime par-delà les mondes, elle qui transgressa les lois naturelles en toute simplicité, elle morte et lame tranchante de ma propre vie. Valérie Valère sans murs à ses palais et pourtant emmurée.


Tu es là Valérie Valère, je le sais que vous l'aimez encore Jean Couturier - ne me l'avez-vous pas dit ? -, Valérie for ever & ever, si triste et élégante fée hallucinée, aux longs cheveux noirs, "follement calme", terrible lucidité. Seuls les damnés de l'éternité sont lucides - ma peau sur la table !


Sophie von Kühn n'était pas morte, Novalis le savait - laquelle Sophie, d'après Heinrich Heine, dut bien être aussi maigre et angélique que Valérie.


Valérie est la figure même de l'ange, passant - toute légèreté - d'un monde à l'autre, évanescence androgyne et pleine de malice "romantique noire", et combien chère à mon coeur est cette journée du 1er décembre 1999, où je découvris - dans une librairie du Quartier Latin, tremblant de passer (j'étais à l'hôtel) une nouvelle nuit sans quelque merveille à lire - Obsession blanche.


Obsession blanche -
et cette fille, Valérie Valère, que je ne connaissais pas.


Ce jour-là, j'ai pris aussi le Journal de Virginia Woolf. Au moment de payer, le caissier - allure vieux rond-de-cuir myope, épais et voûté - m'a regardé d'un air affable et mélancolique, et m'a dit avec lassitude, désignant la couverture d'Obsession blanche (version Livre de Poche) :


"Elle a l'air sympathique... mais elle a vraiment la tête d'une malade..."


Il a reniflé, soudain se sentant important, il a fureté de son gros museau, et a ajouté, prenant en main le bouquin de Virginia Woolf :


"Celle-là aussi d'ailleurs !"


Il a redressé la tête, retiré ses grosses lunettes, et, soupçonneux, plissant les yeux m'a scruté le visage, guettant une réaction qui aurait trahi ma propre appartenance à la catégorie de ces "malades" qui envahissent les rayons de sa librairie bien-portante.


J'étais livide, ce mec c'était la parano, je voulais m'enfuir, vite retourner dans mon cercueil. Un siècle plus tard, il a tapé les prix sur sa machine à compter.


Et je suis tombé à tes pieds, déesse.


Cher Jean Couturier, je brûle de vous rencontrer, oui je sais, je me suis fait pressant au téléphone, non je ne veux pas vous agacer de mille questions, je veux juste m'étourdir de votre âme imprégnée d'elle, parler à celui avec lequel elle parlait, prendre un verre avec vous gare d'Austerlitz, je veux vous voir car pour un jour la peindre telle qu'elle EST, il me faut plus que des photos, je veux la voir au travers de vos yeux.


Au long de mes couloirs invisibles, elle est là, guillerette et espiègle, à jouer à colin-maillard, et je suis perdu.


Il est 0 h 52, je vous quitte, cette lettre est le premier des rites de la nuit, je l'écris en tremblant - c'est pourquoi j'ai préféré le clavier - où je défaille moins.


Ah ! Un mot encore : je ne réponds plus au téléphone. Laissez un message. C'est moi qui appelle.


Avec l'espoir de recevoir de vous un petit signe,


 

 

Terence

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    and  Becky    
   

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a postmodern neo-feminist
libertarian cyberpunk gay girl


    
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