Madness Anywhere out of the world ? Open Mind L word
Une lettre "pro" !!!
Mon Dieu ce que je me déçois ! Oui parfois je suis "patient" et d'une aberrante "douceur" - dans le domaine pro - ou qd je veux obtenir qqc de qqn. OK, je sais je me justifie c'est nul, oui
j'avoue je suis sincère en amour -
Que c'est cruel d'être sincère ! - se défend-il encore.
Sacré Terence ! Mais Valérie Valère...
Well, je ne rejette pas cette facette de moi - que de sang-froid je trouve si niaise - et moi, auquel on peut tout reprocher sauf de n'être pas "sincère" ici chez moi, j'éprouve même le besoin de
la dévoiler, cette facette -
Et qu'importe l'opinion des visiteurs qui se sont trompé d'adresse. Celles qui me lisent, cette facette dont je me défends elles la devinent - ou alors c'est moi qui me trompe d'adresse.
Lettre à Jean Couturier - ancienne (juin 2002 ?), pas de date
Cher Jean Couturier,
Demain, ça fera quatre mois que vous m'avez appelé, je me languis de Valérie, mais il est vrai que moi aussi je reste muet dans mon coin, guettant autour de moi les signes, craignant de commettre
une faute qui de vous me ferait rejeter, vous qu'elle choisit pour seul ami...
Ou de Valérie me faire rejeter. Que j'aime par-delà les mondes, elle qui transgressa les lois naturelles en toute simplicité, elle morte et lame tranchante de ma propre vie. Valérie
Valère sans murs à ses palais et pourtant emmurée.
Tu es là Valérie Valère, je le sais que vous l'aimez encore Jean Couturier - ne me l'avez-vous pas dit ? -, Valérie for ever & ever, si triste et élégante fée hallucinée, aux longs cheveux
noirs, "follement calme", terrible lucidité. Seuls les damnés de l'éternité sont lucides - ma peau sur la table !
Sophie von Kühn n'était pas morte, Novalis le savait - laquelle Sophie, d'après Heinrich Heine, dut bien être aussi maigre et angélique que Valérie.
Valérie est la figure même de l'ange, passant - toute légèreté - d'un monde à l'autre, évanescence androgyne et pleine de malice "romantique noire", et combien chère à mon coeur est cette journée
du 1er décembre 1999, où je découvris - dans une librairie du Quartier Latin, tremblant de passer (j'étais à l'hôtel) une nouvelle nuit sans quelque merveille à lire - Obsession blanche.
Obsession blanche - et cette fille, Valérie Valère, que je ne connaissais pas.
Ce jour-là, j'ai pris aussi le Journal de Virginia Woolf. Au moment de payer, le caissier - allure vieux rond-de-cuir myope, épais et voûté - m'a regardé d'un air affable et
mélancolique, et m'a dit avec lassitude, désignant la couverture d'Obsession blanche (version Livre de Poche) :
"Elle a l'air sympathique... mais elle a vraiment la tête d'une malade..."
Il a reniflé, soudain se sentant important, il a fureté de son gros museau, et a ajouté, prenant en main le bouquin de Virginia Woolf :
"Celle-là aussi d'ailleurs !"
Il a redressé la tête, retiré ses grosses lunettes, et, soupçonneux, plissant les yeux m'a scruté le visage, guettant une réaction qui aurait trahi ma propre appartenance à la catégorie de ces
"malades" qui envahissent les rayons de sa librairie bien-portante.
J'étais livide, ce mec c'était la parano, je voulais m'enfuir, vite retourner dans mon cercueil. Un siècle plus tard, il a tapé les prix sur sa machine à compter.
Et je suis tombé à tes pieds, déesse.
Cher Jean Couturier, je brûle de vous rencontrer, oui je sais, je me suis fait pressant au téléphone, non je ne veux pas vous agacer de mille questions, je veux juste m'étourdir de votre âme
imprégnée d'elle, parler à celui avec lequel elle parlait, prendre un verre avec vous gare d'Austerlitz, je veux vous voir car pour un jour la peindre telle qu'elle EST, il me faut plus que des
photos, je veux la voir au travers de vos yeux.
Au long de mes couloirs invisibles, elle est là, guillerette et espiègle, à jouer à colin-maillard, et je suis perdu.
Il est 0 h 52, je vous quitte, cette lettre est le premier des rites de la nuit, je l'écris en tremblant - c'est pourquoi j'ai préféré le clavier - où je défaille moins.
Ah ! Un mot encore : je ne réponds plus au téléphone. Laissez un message. C'est moi qui appelle.
Avec l'espoir de recevoir de vous un petit signe,
Terence
Terence,
Merci pour ton commentaire. Je viens de découvrir ton blog sombre mais beau. J'aime beaucoup ce que tu écris.
Et surprise, tu m'as donné envie de relire les livres de Valérie Valère, le 1er auteur qui m'a profondément touchée dans mon adolescence.
Bonne continuation
Valé

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Katherine Moennig
Ci-dessous, extrait saison 5
(trailer épisode
2)
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"Mon amour, murmura-t-elle,
nous allons nous appartenir
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires
pour t'en donner d'autres plus subtils,
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux,
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve,
et cela suffit pour exister."
(Rachilde, 1885)

Träume (by
Françoise Hardy)
"Tropfen auf heisse Steine"








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