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Who Is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • Toby Dammit's Trip
  • : Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.
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  • Terence Carroll
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.

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Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
et cela suffit pour exister."
 
 
(Rachilde, 1885)





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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 22:32

 

1er novembre 2004... C'est mon anniversaire... Je découvre le nom d'un de mes amis dans le journal.

Il s'est fait assassiner, on l'a retrouvé flottant sur la Seine dans un sac. On estime la date du meurtre au... et là, crise de parano : cette nuit-là, j'étais avec lui.

A cette nouvelle, je décide de poursuivre mon anniv dans la boîte Le Pousse-au-Crime - la parenté du nom avec l'événement est un hasard, c'est un de mes QG. Ecsta, amphètes, champagne.

6 heures du mate, je rentre avec un ange. On passe la matinée à faire l'amour. Il est beau comme une déesse : c'est le pur double du David de Donatello - mon obsession. A midi et demie, il me quitte. Vince !!! Vince, 16 ans... Il m'a laissé ses coordonnées, mais c'est aussi un gigolo. Pas envie de connaître son mec - un journaliste de France-Soir.

Je craque sur le truc que je viens d'avoir un an de plus. Je n'ai pas d'âge !

J'enfile ma tenue de boxeur, et je fais trois heures de sac de frappe à poings nus. Je suis explosé d'épuisement, mais c'est la fureur. Je continue à cogner, mais c'est sur les petits carreaux de mes portes vitrées... puis sur ceux d'une fenêtre de mon salon.

Plusieurs hémorragies. Et ça gicle sur le piano, les murs, partout. Je me laisse mourir.

 

 

Kidnapping

 


J'attends la proximité de la syncope pour sortir dans la rue. J'ai enfilé vite fait une superbe chemise Dior blanche, immaculée. Immédiatement inondée de sang. Je suis inondé de sang de la tête au pied. L'idée, c'est passer dans une pharmacie.

Je marche tranquillement, je passe devant ma pharmacie sans m'y arrêter. Je ne titube pas, je marche hautain, souriant, le poitrail ouvert, beau comme un dieu, brandissant mes mains magnifiques de leurs gants de sang.

Les gens hurlent et fuient, ça me fait rire, ensanglanté je me trouve tellement beau, je suis fasciné.

J'entre dans une cabine téléphonique où il y a déjà qqn. C'est un vieillard. Il hurle. Pourquoi tout le monde hurle ? Il est éclaboussé de mon sang, il essaie de sortir en s'abritant le visage, je le laisse passer.

Je sors de ma ceinture mon petit répertoire en cuir mauve à dorures. Mes mains sont si belles que je les regarde feuilleter les pages maculées de sang, et j'embrasse mes mains chéries. Je n'appelle personne. Je remets le répertoire en place, je ressors, j'ai chaud.

Deux voitures s'arrêtent juste à ma hauteur, sortent des types qui pointent leurs pistolets. Des flics. Je lève les mains, je me dis le spectacle doit être joli, mais la tête me tourne. Je n'ai pas peur de mourir, je me sens délicieusement bien.

On me coince contre une vitrine. On me fouille. Menottes, et on me pousse dans une voiture. Direction l'hôpital. J'ai perdu deux litres de sang - c'est une estimation perso, je reste lucide sur mon état.

Couloirs interminables, puis je suis étendu, points de suture à vif, j'ai refusé la piqûre d'anesthésie locale. Le chirurgien qui me coud fait ça très mal, j'ai l'impression d'être son premier cobaye, il s'y reprend à plusieurs fois - je tourne la tête vers les trois flics méfiants qui d'un sale oeil me surveillent en permanence, je leur souris, je veux les défier, ils ne perdent rien pour attendre, on va s'amuser -, mais ça dure longtemps, le mec qui me coud semble prendre l'affaire très au sérieux, il est jeune, je lui pardonne.

Etre recousu, et ma main qui semble se déchirer de plus en plus, c'est assez rigolo, la douleur m'a redonné des forces, je savoure le truc, moi le héros étendu pour le compte, avec un gamin incapable qui apprend la couture sur ma peau, j'aime ça.

Je reste total fasciné par mes mains, qui maintenant sont en partie lavées, mais ça continue de couler. Puis les médecins ont fini, et c'est reparti pour un tour.

On m'embarque dans un fourgon pour un lieu inconnu. Je suis à nouveau dans les vapes, mais je donne le change, et garde la tête haute. Un commissariat, semble-t-il. C'est bien ça...

Interrogatoire en règle. [Mais incapable de me souvenir - ça fait qd même plus de 2 ans - de ce que j'y ai raconté, sauf que ça m'a semblé interminable et que le mec a été très patient.] Qqs heures qui dans ma mémoire forment un trou noir.

...Et puis, tiens ?... On me guide dans un sous-sol.

Là, il y a tout un mur de barreaux de métal. Des cages ! Il y a des cages avec enfermés dedans des mecs genre banlieue en colère, qui crient des injures, qui piaillent et courent d'un barreau à l'autre comme les petits singes au zoo.

Les flics me retirent mes bagues, me prennent ma Rolex, ma ceinture, mes clefs, stylos, billets de banque, mobile, carnet d'adresses et carnet intime. Et m'enferment avec les cailleras derrière les barreaux. J'y reste environ deux heures, je passe mon temps à dégager violemment les doux dingues qui me tiennent compagnie.

Puis ça doit amuser les flics, ils m'embarquent à nouveau faire un petit voyage. Pareil, refusent de me donner la destination. On traverse tout Paris. On dépasse les hauts murs aveugles de la prison de la Santé. Je dis pourquoi vous m'arrêtez pas là ? Où on va ? Ils ne disent pas un mot.

Plus tard, je remarque des bruits bizarres, et le véhicule fait des cahots. On s'enfonce dans une espèce de hangar noir.

On me fait descendre du fourgon, puis entrer dans un vaste ascenseur - en fait un monte-charge - qui s'élève aussitôt en grinçant. Cette fois ils sont six ou sept à m'entourer...

On a grimpé très haut, m'a-t-il semblé. Je me demande qd même où je suis, et reste aux aguets. Ils m'auront pas, je connais tous leurs trucs, suffit que j'attende le moment propice, si ça tourne mal je trouverai bien une fenêtre.

A l'arrêt, pas de palier, pas de couloir, la porte du monte-charge a ouvert directement sur une pièce étrange, très éclairée et très sale. On me pousse, j'entre.

Quel accueil ! J'ai une sacrée escorte, là ! Une dizaine de bouledogues hauts de deux mètres et en uniformes, qui rigolent et se délectent à l'avance de ce qui va se passer, c'est clair ils attendent que je fasse le con, que je me jette sur eux, j'ai tjrs les menottes mais ils ont évalué la bête, et ils ont envie de s'amuser un peu...

Mais au bout de la pièce, un large bureau et, j'y crois pas une seconde, c'est délirant, trois filles superbes, hyper jeunes, me fixent gravement.

On me retire mes bracelets, et j'entends une voix d'adjudant-chef qui lance : "A poil !"

J'ignore la semonce. On ne me parle pas comme ça ! Aussitôt, plusieurs armoires à glace s'avancent vers moi, bavant et se retroussant les manches. OK. Pas le moment de faire le malin. Partie remise. Je fais mine de protester, je leur lance mon sourire de tombeur à la Mickey Rourke, mais c'est vraiment parce que je suis sûr d'être filmé.

Je me déshabille. Je garde mon beau slip en daim, taille basse, 150 euros chez Versace. On me hurle : "Et ça ?" Je retire le truc, y'a trois belles nanas, ça le fait.

Les filles matent mon engin, m'évaluent en se murmurant des mots à l'oreille, elles détaillent sans détour mes parties génitales. Elles se la jouent reines de Sodome, ou quoi ? C'est clair, on me jauge, et si je suis consommable, elles vont se servir. Les mecs aussi. Là, le truc, ça commence à carburer dans mon crâne affolé. Je suis où, bordel ???

"Mettez ça !"

Sur des porte-manteaux, toute une rangée de pantalons de pyjamas roses, par terre, des tas de pantoufles, également roses, avec un pompon blanc. La tenue du condamné à l'imbécillité. Je suis mort. Tout ça m'est égal. J'enfile un des pyjamas.

Des infirmiers sont arrivés. Avant que je puisse faire un geste - putain je m'étais mis à rêvasser ou quoi ? - on m'a fait une piqûre.

Les malabars me guident dans un long couloir très étroit où se succèdent de chaque côté des portes avec des vitres minuscules, genre judas. Des cellules...

Derrière chacun des judas, une tête de dingue, yeux exorbités. Avides, ce sont des dizaines de paires d'yeux qui à mon passage me scrutent (quelle attraction !).

J'arrive à ma cellule. La porte est ouverte. Une cellule capitonnée, comme dans les films.

Qqn me pousse violemment, je résiste et me tourne brutalement pour balancer mon poing sur celui qui m'a touché et foncer dans le tas.

Je reçois une violente décharge électrique et m'écroule. Je ferme les yeux. Je me relève mais je tiens à peine debout. J'ai super mal. J'avale ma rage. J'essaie : "Un médecin..." Un mec que j'ai déjà repéré : "T'en as déjà vu un, connard !"

Je sens l'effet de la piqûre, j'ai un voile noir devant les yeux. J'écarquille les yeux, j'y vois à peine. Un autre se précipite : "Tu te fous de notre gueule ?" Et m'en balance une en plein visage. Putain mon visage. "Pas le visage, bordel !!!"

Je pisse le sang des deux narines. Je sens la pression de bras méchamment puissants qui me tiennent en tenaille. Un mec dit : "Laisse tomber !" Celui qui a cogné, une grande ombre rouquine, se tient le poing. Son image se dilue...

Je suis bouclé dans une cellule. On m'a rien dit, je sais pas où je suis.

Il se passe deux heures ou deux jours, j'ai plus la notion du temps. Je me réveille complètement à la masse. Je regarde autour de moi. Pas de fenêtre. Très sombre, juste une loupiote qui diffuse une lueur bleuâtre.

Je sais maintenant une chose : jamais je ne reverrai le ciel. C'est tout simple. On va m' "effacer". Facile. Personne ne sait où je suis.

Dans les films, on a droit à un coup de fil. Pas ici.

 

Terence

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