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Who Is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • Toby Dammit's Trip
  • : Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.
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  • Terence Carroll
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 03:00

 

Vito avait tjrs cette allure longue et souple, le visage exsangue et hautain que lui donnaient ses nuits à boire dans tous les coins de Paris, marchant encore sans faiblir des heures entières au petit matin, ne se résolvant pas à rentrer.

Des heures durant il marchait en plein hiver poitrine ouverte, jouissant de ce vent froid qui le fouettait à ne jamais renoncer à défier les lois naturelles, pour lesquelles il n'avait que mépris.

Les larmes lui coulaient le long des joues, mais son regard était plus effrayant que jamais - brillait alors en ses yeux (d'un vert encore plus clair que d'habitude) cette lueur étrange qu'il avait quand, guerrier mercenaire de quelque cause totalement barbare, il revenait meurtri de longues estafilades, l'âme noire de crimes qu'il s'était vu commettre sans honte, pour la gloire de cracher sur sa propre naissance, pour cracher aussi sur toutes les tablettes de toutes les lois, préchi-préchas incessants d'un monde fier de son labeur, parlant la bouche pleine de sa bonne morale et éructant de haine contre l'homme libre.

Lui, Vito ! Le seul homme libre de ce monde !

Vito paradait l'oeil sombre et transparent, il marchait dieu impeccable à manchettes mousquetaires le longt des trottoirs porcheries d'un Paris bruyant des efforts inutiles de la voirie la plus bête du monde, il remontait la course des trottoirs mécaniques à zombies ventrus pénétrés d'importance journal sous le bras, il remontait le cour des charrettes de condamnés à mort, exhibait sa figure à la beauté inaltérable, injure vivante à tout être de foi, injure confondante à tous les shootés de France-Info ou du Xanax, car qui rencontrait Vito ne pouvait plus croire qu'en Vito, mais ils avaient trop peur, et devant lui chacun baissait la tête, se sentant révélé à ses hontes cachées...

Et Vito continuait par jeu à faire passer à rebours les aiguilles du temps, car il était le mouvement même d'une Volonté terrifiante d'aller rechercher la mort là même où elle s'était planquée, là-bas à la source, la mort... la mort terrifiée de sa propre oeuvre s'étalant à plaisir sur des milliards d'écrans - autant de destins, autant d'êtres entrant en agonie dès leur premier hurlement au sortir du tunnel vaginal.

Et ça le faisait rire encore, la mort en camisole de force zappant sur ses milliards d'écrans avec ses dents croc' croc'.

Et Vito était long, beau et glacé, la puissance d'une hache immense abattue en pleine course sur le crâne de Dieu.

Les siècles ne lui avaient pas assagi le caractère. Quoiqu'il évitât les éclats, il aimait encore à provoquer autour de lui les situations les plus incongrues et les plus dramatiques.

Il rencontra Viciane.

Viciane, partie sans bagages, qui jouait de son allure androgyne pour tapiner les pédés quarantenaires et friqués.

Viciane, à quatorze ans, était déjà revenue de ses amours - toujours courtes et dangereuses, car avec Viciane l'amour n'était que le passage obligé vers la guerre telle qu'elle l'aimait : faite de trahisons, de viols, de sang inutile, et où la morale était toujours vaincue.

Viciane jouait sa vie comme une série télé bien noire, de laquelle elle avait pris soin elle-même d'extirper toute irruption fâcheuse de l'engeance familiale. Ses père et mère étaient morts d'un de ses jeux.

Vito n'avait pas d'âge. Vingt ans la nuit, peut-être, et quarante le jour.

Les siècles ne lui avaient pas assagi le caractère. Ah ? Vous le saviez déjà ? Dès son premier passage à l'acte, il avait compris qu'il ne servait à rien de crier, sinon pour exciter le bourreau.

Le genre de constat qui [putain, il est 3 h 46, j'ai soif]...

Il ne grimpait plus la nuit aux rideaux [merde, putain ça c'est son chat, bordel !]...

On dira c'qu'on voudra, mais Vito ne sautait plus les étudiantes esseulées venues du froid, tiens ça m'fait penser à Ewa, je lui réponds ou pas ?

Merde, Vito qu'est-ce tu fous je peux pas te laisser tout seul tu racontes n'importe quoi tu te trompes de siècle, là - faut remettre les compteurs à zéro, Vito - pas grimper dans les tas de ferraille à remonter le temps sinon - c'est qui qu'a soif, déjà ?

Tu te calmes ? OK... Il lui suffisait de contempler le monde impie et le recueillement grotesque des gargouilles de l'oeuvre humaine... Attention, là ! Vito n'a pas l'âme d'un serial-killer dans cette histoire. C'est Viciana (Viciane ou Viciana ?... Grave problème, ça) qui cultive les images de meurtres en séries, et qui s'en sent l'âme. S'en sent ??? Putain c'est pas vrai !!!

Te marre pas, toi la petite, derrière !

(Papa travaille... Bon, il en est où...)

Vito est et sera le guide de l'âme corrompue de Viciane, pour lui montrer le chemin de la puissance, qui ne connaît ni bien ni mal. La serial-killeuse Viciane, elle, avant de rencontrer Vito, croit qu'il y a un mal et un bien, elle choisit l'un ou l'autre selon son humeur, pour le plaisir.

"Prendre le bien pour le bien, là est le mal", expliquait Vito...

[...] ...ce masque glacé qui scellait définitivement sa solitude. Pourtant, il y eut Viciana.

Physiquement, Vito était le même. Peut-être les joues plus creuses - mais sa peau était tellement parfaite, de pur satin -, les pommettes plus pâles - mais c'était la lumière du dessin pur d'une statue antique -, sa bouche plus fine et plus dure. Nul mépris apparent.

Le front sillonné de lignes profondes, restes d'un effroi épouvantable, et seule trace de l'enfance.

4 heures du mate.

La rencontre avec Viciane. Cette fine Eurasienne, assise sur le couvercle des toilettes, la tête rejetée en arrière, légèrement sur sa gauche comme alanguie, appuyée sur le mur sale, ses longs cheveux noirs lissés... Son bras droit est tendu, et s'agrippe (où ?)... Au creux le plus tendre de son bras, les cicatrices bleu-argent de nombreuses piqûres.

Elle a le corps si fin, et sa pose a l'élégance d'une courtisane devant son prince, ou celle d'une vierge préparée par des drogues à son sacrifice sur l'autel de Moloch.

Le visage tombe en arrière. Les yeux sont clos. Elle a cherché, la camée, la courtisane, la vierge, elle cherche encore ce plaisir à elle interdit, et qu'elle désire à vouloir en mourir, et elle torture son corps, et plus elle le torture plus son corps resplendit de beauté. Viciane sera de plus en plus belle quoi qu'elle fasse, c'est elle qui l'a décidé. Jusque dans la mort.

Comment pourrait-elle s'enlaidir, celle qui...

Cette fille était ma proie, mais elle est plus sauvage que moi, se dit Vito, car elle se révolte contre sa condition - et moi je la revendique, ma condition, je suis fort, j'ai la puissance, je frappe, je tue, mais au fond j'accepte les règles, je suis un animal bien dressé.

Il est l'heure d'aller se coucher, se dit Vito.

Et il alla se coucher.

 

Terence

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commentaires

Derdre 14/12/2006 00:15

Viciane... ça me dit quelque chose...Ton perso Vito me fait penser au mec dans Sin City... Murdock je crois qu'il s'apelle.Reste sauvage, t'es bien plus beau comme ça (je parle pas du physique)Au plaisir

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