Partager l'article ! Le talent est parure, la parure un refuge : Hier c'était la brume sortilège, la poussière encore, le froid, et un jour néfaste. ...
Madness Anywhere out of the world ? Open Mind L word
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Hier c'était la brume sortilège, la poussière encore, le froid, et un jour néfaste. Avides de plaire nous avons appris à pleurer, affamés par la vie nous avons appris à mourir.
Ce matin j'ai pigé tout de suite, au réveil astre noir lisant les nouveaux coms lampadaires qui jacassent, ça allait être sublime, le ciel se marrait, inondant de pluie privée
l'intérieur des têtes.
J'avais ouvert ma cuirasse intérieure, et en bon soldat je partais le corps vert-bouteille vers les femmes fantômes.
J'étais piégé. Un tentacule du sucedit astre s'est collé à l'abîme vital de mon plexus solaire, a guidé mes gestes all day long, et le monde autour s'est transformé. La foule m'a agressé qd je
voulais être seul, et les rues se sont instantanément vidées qd je voulais du peuple... Tout à l'avenant.
J'aurais dû me méfier peut-être : hier soir, un samedi soir, dès minuit plus personne dans les bars de Saint-Michel.
Jamais vu ça. Les bars vides - juste qqs cacochymes vieillards qui me fixent avides, plongeant d'hirsutes moustaches sales dans des pintes de mauvaise bière.
Les rues vides - à part qqs loubards, espèce qui, sniffant de loin les soirs de fin du monde, vient se repaître de cadavres et de portefeuilles, donc oui qqs loubards à l'affût, et pas mal de
flics, et voitures balisées roulant au ralenti.
Et moi, marchant seul sur les trottoirs, couloirs maquillés d'un hôpital psychiatrique. Paris en HP. OK rien de nouveau, mais pas mixte ! Là je craque.
Uniquement de vieilles infirmières asexuées, longues et blanches silhouettes, voûtées, à la lente démarche tremblante devant Dieu, déambulant depuis des siècles, coulant dans les rues foulées
d'ombres, se racontant les râles en fourmis insomniaques et les Cassandre qui dansent.
Devant moi elles se signent et se salissent d'amertume en coulées de leurs immondes bouches. Je me pavane, en mon cuir noir Armani ténébreuse beauté, fier de ma chevelure Ondine (de
Frédéric de la Motte-Fouqué) parure éternelle.
Toi, que j'aime, car oui j'aime, au-delà de ma frime et de mon "cynisme de merde" peut-être que le sanscrit interdit (là tu percutes Julietta ?) des monticules de lotus (non tu percutes pas) nous
pardonnera nos offenses, on ne sait jamais.
Oui toi, que j'aime, je te cherche et grimperai au bout des rampes d'escaliers solaires charrettes surchargées d'idéaux - où est le temps des traducteurs fous ?
C'est vrai je m'arrête dans trop de tavernes branques sur mon mur charnel, et les fesses obséquieuses de la dame pipi aux ampoules clignotantes d'automne font des coms - tu disais Tzara
?
"Les cloches sonnent sans raison et nous aussi" - en fait je te l'faisais pas dire je cloche moi pareil et sonne sans raison - "Have a cigar, Sir ?"
J'ai faim. Vertiges. La pluie noire silencieuse dedans, et dehors les planètes dansantes. Combien de temps j'ai dormi ? Il est 10 h 30 - trois heures donc, mais très mal en morceaux d'images
éclatées par la lumière que de fatigue je suis pas parvenu à éteindre.
La chambre, maligne, valsait et me jetait à terre. J'encense les corps marbrés de Gandhi, de Socrate, Dostoïevski, John Kennedy Toole et mon pote Jay Mc Inerney - qui lui au moins, Julietta,
pense que j'ai du talent.
J'entends les pas derrière moi et tous les anges de mon armée sortent leurs Kalachnikov russes ou leurs M16 américains "Gold Bless America".
Redoutable, mon armée de cerfs-volants en papier-crêpe. Mais bon, "Celui qui agresse a déjà perdu le combat", désolé je suis ange de paix, celui qui m'agresse est promis à la mort, pire : à la
défaite de sa vie.
Les pas s'éloignent.
Je perçois au loin qqs craquements de dépit, les jambes craquelées de dames camionneurs aux cerveaux ensablés, j'entends rire avec moi Juliette Lewis sublime - et pourtant eh oui elle aussi fut
scientologue, et comme moi elle s'est barrée en sautant par la fenêtre rock'n'roll. La folie. Les Stranglers.
Porte de la Chapelle, cette nuit - ou plutôt ce matin.
Allez je vérifie pas elle a l'air junk c'est tout vu, je lui claironne : "Combien ?" Je me la fanfaronne, non je refuse de baiser, tout ça c'est fini, un entendement perso, histoire de, et
histoire de flux, reflux & Co, bas-les-pattes ma belle, 50 euros-balles juste causer 10 minutes le grand poète incompris tu comprends et autres vastes conneries.
Elle est OK, et je les aime ces filles généreuses qui elles les vraies je veux dire - indépendantes elles sont rares mais je les connais, ou me trompe quelle importance -, elles m'écoutent
ou font semblant, mais elles apaisent mes larmes.
J'ai évité ce matin les plans pourris genre kiffer une after cauchemar chez des killers éclater définitif une tronche de cake pour la bonne cause de saint Raskolnikov mon bien-aimé. OK
y'a pas eu match, tjrs David de Donatello, et trois ou quatre Saint-Sébastien bien sanglants montés à cru.
Je cours au bas des fenêtres du bordel, j'ai pas déconné mon amour, "Même qd je suis pas là je suis là", je rentre mais il serait temps que les flics viennent il est tellement facile de mourir
dans les rêves ô mon âme dans le corridor assombri de la file des taxis, et souvenez-vous ma langue musclée de fer !
J'ai quitté les lampadaires fantômes qui glandent au coin des rues, les filles hallucinées au coeur silencieux qui rôdent, je rentre en paix loin des experts comptables vautrés et des
rues terrorisées par la démence.
Retrouver la séduisante ballerine des mots, ma Gorgone chevelure ses yeux en coin malicieux, ma nymphe pâle couchée sous mes draps clandestins.
Terence

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A genius : la pianiste
HIROMI UEHARA :
"Mon amour, murmura-t-elle,
nous allons nous appartenir
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires
pour t'en donner d'autres plus subtils,
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux,
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve,
et cela suffit pour exister."
(Rachilde, 1885)

Träume (by
Françoise Hardy)
"Tropfen auf heisse Steine"
Localisation
de mes passagers clandestins
(ci-dessous : online)
Nous ferons de grandes choses
Je t'aime
Terence









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