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Who Is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • Toby Dammit's Trip
  • : Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.
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  • Terence Carroll
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.

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"Mon amour, murmura-t-elle, 
nous allons nous appartenir 
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
et cela suffit pour exister."
 
 
(Rachilde, 1885)





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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 03:54

 

Réveil à 2 heures, lever à 2 h 00 mn 10 secondes. Parfait.

Illico, le rêve qui a précédé mon réveil, et qui m'intrigue.

J'étais dans une mégapole tout entière constituée de superbes et fins gratte-ciel sur pilotis. L'eau à perte de vue, scandée de ces aiguilles lumineuses. Buildings blancs, éloignés les uns des autres (100 à 150 m).

La ville a l'étrange aspect d'un parc d'attractions, ça semble bouger de tous côtés, avec des bruits de fête venus de nulle part, beaucoup de couleurs criardes, et des courbes curieuses, floues, s'allument en rythme entre les gratte-ciel.

Les enfants jouent sur une aire très particulière : cette "aire de jeux" est constituée de longs câbles qui relient les sommets des buildings. Les enfants jouent là-dessus en funambules. Par milliers.

Je regarde ce spectacle chaque jour, de mon étage élevé qui domine toute la ville. Et chaque jour je me demande : "Comment font-ils pour ne jamais tomber ?"

Un jour, cependant, je vois un groupe de quatre fillettes chuter ensemble. Chute vertigineuse. Je suis terrifié je me dis c'est affreux elles vont s'écraser. De cette hauteur, même tombant dans les flots, c'est l'écrasement assuré.

J'en distingue soudain deux en gros plan, environ 7-8 ans, captées par une caméra de télévision.

Puis l'une d'elles est choisie par une caméra, c'est une merveilleuse fille à la longue chevelure, qui chute comme une flèche, mais on remarque très bien son visage : aucun affolement, la fille est sereine : ELLE SE CRAMPONNE A SON BEL ETALON NOIR.

Elle est à cheval ! Le cheval et sa cavalière tombent tous deux, mais sans voltiger, en parfait contrôle : la fille se tient impeccablement sur sa monture, belle image à la Géricault.

Le cheval galope dans l'air sans effets inutiles : il tombe ! La fille se cramponne, mais la tête haute et sûre d'elle. Maîtresse d'elle-même, et de sa monture.

Je me dis voilà qui ne change rien, ils vont s'écraser dans l'eau au pied du gratte-ciel. Je suis accablé. Le cheval et sa cavalière disparaissent du champ de la caméra, quelques kilomètres plus bas. Une immense tristesse s'empare de moi.

Beaucoup plus tard, je suis descendu, et me promène au niveau de l'eau, sur une espèce de quai très étroit, un "trottoir" je pense. Je remarque un attroupement. Je m'approche. La foule attend une embarcation...

Arrive un frêle esquif qui porte un magnifique cheval à la robe d'ébène, monté par une petite fille souriante.

La fille que j'ai vu chuter !

Elle est sauve. Je suis EBLOUI.

(Réveil.)

 

2 h 25

 

Passé hier soir, seul, et en coup de vent, à la Closerie.

Bien failli craquer (ramener une fille, quoi).

Toujours pas de rechute "réelle" depuis que j'ai ouvert ce blog le 25 octobre (oui, Derdre, tu as raison, j'ai vérifié et j'en cherche le sens). Croisé Bénédict, Yvon, Nelly, Patou... mais quel ennui ! Un verre avec Sollers, qui revenait d'un enregistrement pour Canal.

Je sais que je suis l'Unique Plume du Monde, tu l'as bien compris, Philippe, et je comprends ta défiance. On est dans le même camp, rassure-toi, t'es tjrs parmi mes soldats, je t'ai pas viré.

Je prends la plume comme je fais mes katas, ces combats entraînements avec tous les mouvements et postures alors qu'il n'y a pas d'adversaire. Mais c'est encore plus efficace que les combats face à des adversaires, évidemment, qui font de nombreuses fautes et contre lesquels c'est trop facile.

TOUT EST VRAI, SAUF L'ADVERSAIRE... Un des thèmes favoris de mes romans.

L'autre est aussi en soi-même, l'autre est autant fiction que nous-mêmes, bien sûr, je ne suis pas bouddhiste pour rien. Mais l'autre est indispensable pour l'imaginaire, exercer son corps avec contact pieds poings, et pour devenir invulnérable - ce que je suis déjà, mais ça s'entretient -, puis immortel - ce qui n'est plus qu'une question d'heures.

 

3 h 15

 

A lire : Truman Capote, Musique pour caméléon (Gallimard).

Hier soir, Katia m'a demandé : "Et quand tu te fais casser, ça te fait quoi ?" Yvan a dormi dans le salon. Manu est partie vers 5 heures, jalouse et furieuse.

Cette nuit, mal à l'aise, un peu agacé par mon sang qui coule. J'ai qd même fait une (petite) bêtise, hier soir. Je te raconterai ça une autre fois, c'est un peu long.

 

4 heures

 

Petites notes pour une nouvelle (100 à 150 pages), ou un roman...

Début dans ce style :

"Il n'y a qu'avec toi que je me suis laissée aller. Tu m'as HYPNOTISEE !" Elle hurle.

Elle m'a croisé au Diplo, elle s'est précipitée sur moi avec un visage plein de haine. Cette nana je l'ai sautée cette nuit, et sa mise en orbite je suis sûr qu'elle s'en souviendra à jamais. Je suis un pro, et une réputation internationale à préserver. Ô vanité des vanités... se rassurent les bandeurs-mous.

Bien. La nana me hait, voilà qui est flatteur. Son mec, Jean-Paul, est là. Elle lui crie : "Je t'assure, je te suis fidèle, lui, il m'a VIOLEE. Il m'a hypnotisée !!!..." Pas terrible comme défense, petite fille.

Elle est belle, mince, de grands et épais cheveux blonds style Gorgone, et quand elle clame son innocence, elle a l'air intelligente - ce qui, vous en conviendrez,  est passablement inquiétant.

A partir de là, je choisirai entre ces trois versions :

1)  Une mytho totale, doublé du fait qu'elle se croit systématiquement avoir été manipulée quand APRES elle se reproche ce qu'elle croit être une faute.

D'où un monde étrange, une fille attachante et violente, qui l'amènera à des extrêmes, soit contre elle-même, soit contre les autres. Peut-être une serial-killer. C'est un truc qui manque, en littérature, les filles serial-killers.

Il y a eu Mallaury, au cinéma. Bon, de plus, je pense que toutes les filles sont des mantes religieuses - c'est pour ça que leur bouche rouge et noire saigne entre les cuisses et nous attire, comme l'Eternel Dieu nous attire en reflet.

2)  Elle a raison. Mais comme elle est médium, elle attire invariablement les mutants aux pouvoirs paranormaux (quel délire ! et elle y croit...), comme moi bien sûr - et l'on sait quels super baiseurs ils sont.

Frêle et évanescente, elle attire aussi les dingues. Elle a un mec officiel, ça la rassure, ça lui fait croire qu'elle est "normale". Car comme toutes les saintes obsédées sexuelles, elle a de bonnes raisons d'avoir une chatte insatiable.

3)  Elle a tort. Mais elle a si peur de son corps, ce corps qu'elle ne parvient pas à contrôler. Et il y a chez elle une sorte de mépris, au réveil, de s'être laissé aller avec un simple super baiseur, et pas avec un connard de prince charmant, ce qui lui paraît plus stylish.

Juste un baiseur... Mais n'était-ce pas ce qu'elle voulait ?

Etc. Je greffe là-dessus un tas de trucs en parallèle. Les filles coupées entre sexe et tête, au comportement qu'elles analysent irrationnel, alors qu'elles sont parfaitement cohérentes.

Pour elles, la vie de leur corps est à tuer.

Dans la vie hors roman, "réelle", 9 filles sur 10 sont comme ça dès qu'on les brise (en général vers 10-11 ans, à la puberté) à coups d'interdits et de tabous, et ça s'aggrave très vite, car autour d'elles règne la société machiste même chez les gamins. Le truc du trauma arrange les mecs, puisque 9/10e des mecs portent très jeunes les stigmates de leur mort, sont nuls sexuellement, à petite bite et peu imaginatifs.

Bref ! Pour un monde de mecs nuls, vaut mieux des bloquées, on les épouse et elles restent fidèles.

Je pense à ça à cause de Tiny...

Ces filles qui vous disent, "après", j'ai pas pu résister (elles mouillent comme des fontaines, et écartent les cuisses en vous attirant, et nous les pauvres chéris on n'a pas le temps de se défendre...). Et ensuite qui vous menacent : "Si tu m'as filé le sida, je me vengerai !"

(C'est aujourd'hui la "journée du sida"...)

Ainsi Tiny, qui m'appelle le lendemain, violemment : "Je viens de me faire dépister. Et j'ai déjà pris un autre RV pour dans trois mois ! Si je suis séropo je saurai par qui !!!"

Elle en profite pour dire : "Maintenant avec Nicole et Olenka je suis fâchée, quand on est venues ensemble, j'ai fait ça pour elles, je te connaissais pas, c'est elles qui voulaient coucher avec toi, on a donc monté cette soirée..."

Tu parles que j'avais pas pigé le plan, petite fille, c'est même pour ça que j'ai pas couché avec vous trois, je voulais juste faire une petite démo à celle qui était sensée me résister...

"...On a donc monté cette soirée... Tu vois... Et puis ça tombe sur moi !... Maintenant je suis sûrement séropo... [etc.]" - gros baratin de la nana en plein délire, alors que je lui ai fait prendre la veille un pied monstrueux pendant des heures ! L'ingrate...

 

5 h 47

 

Je viens de relire la fin des Mémoires intimes de Simenon. Le suicide de sa fille.

Je réfléchis au parallèle à étudier entre Valérie Valère et Marie-Jo Simenon. Valérie a certainement lu le bouquin de Simenon - paru en décembre 1981.

Mémoires qui racontent le destin de la gamine de Simenon aux prises avec "Mme Angoisse", Marie-Jo qui veut par-dessus tout être écrivain - mais paralysée par le doute -, Marie-Jo, comme Valérie, anorexique. Marie-Jo dédaigneuse derrière ses lunettes noires, blonde, très belle, maniaque de la propreté, qui se suicidera d'une balle de 22 au coeur le 18 mai 1978...

Marie-Jo qui demandera, dans son testament, à être incinérée, et que ses cendres soient dispersées - souhait que Valérie Valère répercutera dans son propre testament.

Pas du copier/coller, évidemment. Mais elle a la même obsession que Marie-Jo : "Ne pas rester COMPLETEMENT prisonnière dans du fermé, mais retrouver le vent..."

Marie-Jo, amoureuse de son père, avait choisi d'être dispersée au-dessus du jardin de celui-ci. Pour une Valérie Valère nullement amoureuse de son père, ce sera la mer.

Valérie se tue le 17 décembre 1982. Pas le 18, je le rappelle, contrairement à ce qu'on croit - j'ai fait mon enquête perso, et réussi à faire parler le médecin-légiste, puis ça m'a été confirmé par un extrait d'état-civil.

Ses cendres seront, ainsi qu'elle l'a exigé dans son testament, "jetées à la mer et ceci sans cérémonie".

 

6 heures

 

Prière du petit matin, de celui qui ne dort jamais :

"Shiva ! Kuan Yin ! Ecoutez je rêve des Sentinelles du Jour qui, à la sortie des bouches de métro, entonneraient les chants de Michaux, d'Artaud ou de Tzara !

Figures pâles et éternelles, dressées là en derniers remparts contre l'ahurissement, sentinelles immenses se découpant dans le ciel qui se sera brièvement ouvert pour donner un peu de lumière (vingt-quatre journées à la seconde, si si...) aux citadins qui désespérément et mécaniquement courent après leurs horaires et leur salaires, poursuivis par les dettes, déjà en ce petit matin harassés.

Sentinelles ! Une dernière lueur de génie - ou d'amour, ce qui est la même chose...

Shiva ! Kuan Yin ! Vous qui êtes mes père et mère, accordez-leur ces chants, ce miracle avant qu'ils n'aillent s'asseoir !"

 

6 h 11

 

Des sirènes de police !!! Chouette.

Cocasses, ces mugissements... Les flics foncent, transpercent les files d'automobiles abruties. Terence se lève et hêle : "Hep, police !!!"

Toutes sirènes mugissantes, les motards s'arrêtent, un fourgon s'accoste au trottoir auprès de Terence qui, royal, grimpe dans le véhicule et commande : "A Orly Sud !"

Les képis rouges (pourquoi rouges, aujourd'hui ?) saluent, les dos se courbent, les flics se donnent du coude entre eux et se passent le mot, terrifiés : "Terence !!! C'est Terence !!!..."

Dans la limousine officielle du Président, Terence vérifie ses ongles...

Terence pense à Jan Pallas.

Jan Pallas qui s'immola par le feu... tiré au sort.

 

Terence Carroll

 

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Published by Terence Carroll - dans Journal intime : mes Nuits
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commentaires

Julietta 03/12/2006 06:49

Derdre arrête de courber l'échine !J'espère que t'es une intello. !

Julietta 03/12/2006 06:48

Terence pourquoi tu ne te contentes pas d'écrire de belles choses sans te la raconter...soit un peu humble MERDE ! Et puis franchement, pète un coup t'es tout rouge !

Derdre 02/12/2006 04:22

Moi pas intellectuelle, moi bourrée, pas voulu t'offenser...c'est marrant t'as répondu au moment ou je te demandais de le faire... heu... je suis vachement puissante...

Derdre 02/12/2006 04:19

Et s'il te plait gamin, veux-tu avoir la politesse de répondre à tes com... ok, je pollue, non, je me souviendrais... j'ai mal à la tête...Au plaisir !!!

Derdre 02/12/2006 02:42

Pour ton roman, je te propose une quatrième version (je m'la joue un peu là...).Ton intro serait le point final, le début étant le point de vue de la gonzesse; le même passage mais vu par elle en fait. Un peu style... rhaaa, ces mots qui se perdent, je trouverai plus tard...bon laisse tomber, je suis complétement out of order. Au plaisir.

Terence 02/12/2006 04:17

Oui, les différents angles de vue sur le même événement selon les protagonistes, c'est un exercice de style passionnant... Mais ton com me fait te soupçonner d'être "intellectuelle", j'ai tort j'espère.Les angles éclairent une scène, ou la rendent encore plus mystérieuse, en modifient les effets, comme les lumières ou les fonds sonores. Je pense souvent en langage cinématographique qd j'écris.Mais je me demande si je ne fais pas erreur."Le style c'est l'homme..." (Michel Leiris) - Le style c'est un mariage de la forme et du contenu. Ce qui différencie le "créateur" de celui qui reste passif ou qui regarde...L'écrivain se distingue à mon avis simplement parce qu'il a une "vision". Une vision du monde. Qui lui est propre. Raison pour laquelle l'art est un abyme. Le danger de se précipiter dans l'abyme.Se perdre corps et âme.Comme en amour.

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