Partager l'article ! Journal intime - Nuit du mar 28 au mer 29 novembre 2006: Lever à 3 heures du mate. Rêves étranges. Dans ...
Madness Anywhere out of the world ? Open Mind L word
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Lever à 3 heures du mate. Rêves étranges.
Dans l'un d'eux, j'ai passé des mois à écrire "LE" roman définitif, faisant naître à la vie le héros qui mettrait fin à l'ère chrétienne.
Ce personnage est une femme, et ses apôtres n'annoncent pas la fin des temps, mais le début des temps, après le passage à tabac des larves aveuglées par le soleil tueur hypnotiseur de l'ère monothéiste (> Aménophis IV).
L'espèce humaine va sortir de l'état larvaire par les doigts de la fille qui reformule les destins.
Sortir des souterrains et du soleil pour passer au combat et au SENS, c'est-à-dire à la Lune Pleine (à demie révélée) et aux astres - tous les astres. La fin de l'opposition entre la nuit et le jour.
L'avènement du CREPUSCULE et de l'AURORE [deux des plus beaux substantifs de la langue française]. Jamais plus de jours et de nuits. Quinte flush.
Le chemin de la fille est de transpercer les mémoires - percer jusqu'au sens originel.
Dissoudre l'agrégat de la mémoire historique, qui a écrasé l'entendement, et les nuages opaques de la mémoire humaine [tiens ! bon signe, ça, à la radio le sublime Tom Waits] bernée par mille valises informatiques entreposées dans la cale des cerveaux.
"Croire c'est créer", dit-elle. "Il faut changer non pas la vie, car il n'y a pas de vie, mais les VISAGES."
Gloire à l'innocence, ouvrir les yeux, mais pas de limite au regard (quel rêve...), discerner à travers les espaces, suivre jusqu'au bout le chemin que le regard indique, caresser au passage les milliards d'astres.
Là pas de nuit pas de jour, on transperce la mémoire, on traverse, et les astres sont la vie, pas nous, qui ne sommes que des idées, des errances, des détournements de sens, genre acquérir des pouvoirs, FAIRE JOUIR UNE FILLE AU PREMIER CONTACT, du bout des doigts, tel Raspoutine - on n'est pas loin du miracle de la "rencontre".
A chaque seconde, d'un geste, d'une oeillade, d'une inspiration en parfait contrôle, accomplir le miracle.
Collectionner les conquêtes par défi, mais surtout - paradoxalement - par humilité, férocité, grandeur, splendeur.
Et Dionysos fait l'amour avec sa mère Sémélé, l'ayant sortie de la tombe.
(Fin du rêve.)
3 h 35
Patrick Besson : Folks, etc. Ed. du Rocher. Sonnet pour Florence Rey et autres contes, Ed. L’Âge d’homme. J’aime ce mec, même si 3 sur 4 de ses romans j’aime pas. « Pour moi, tout passe par la littérature », dit-il. T’as trouvé ça tout seul ?
Comme moi il a envoyé des lettres à Fleury-Méreugis. A Florence Rey.
Momento, por favor. Une fille de Montpellier, Valérie*, vient de m’adresser un mail.
4 h 15
Répondu. Et un truc de Winona*, dans Yahoo Mail. Qui écrit : « Terence je pense trop à toi. Je t’aime. » J’y crois, jeune fille. [* Confidencialité : pseudos modifiés.]
Là, à SoHo, Londres, une toute jeune prostituée… Thomas de Quincey la découvre. La petite Anne sous la porte cochère est accroupie, il est trois heures du matin,
Sa vocation d’écrivain est née là, de cette enfant (Mc Orlan parle de la « marque » des filles dans toute création artistique – celle de l’homme inutile bien souvent, ou superfétatoire) !
Thomas de Quincey n'aura de cesse, sa vie durant, de la retrouver. En vain.
5 heures
Longue toilette. Douche froide au gel moussant bath & shower Héritage de Guerlain. Epilation du torse. Puis huiles essentielles, et un onguent de Shiseido. Me suis rasé ma barbe de quatre jours.
Egalement épilation des poils « intimes ». Intégralement. Pour le confort de ma partenaire.
Virginie Despentes écrit pour Technikart ???
Mlle F… Elle a appelé hier vers 13 heures. On a parlé une heure. J’aurais dû enregistrer. Très beau, ce qu’elle a dit. L’ai appelée ma « pasionaria psychopathe ». On a parlé de l’ange Christopher Walken dans King of New York. Frank White.
Le plus grand film de mes souvenirs de cinéphile, avec The Picture of Dorian Gray, la version de Lewin (Hurd Hatfield parfait, beau comme un dieu, et pendant tout le film il joue soit Chopin, soit Beethoven !).
Catherine m’a envoyé son bouquin. L’inviter très vite, un soir.
5 h 23
38,4° de fièvre. Hombre, que pasa ? Je suis tjrs en pleine forme. C’est le contrat. Tu le romps, tu me perds. Tu ne supporterais pas de me perdre, mon beau Lucifer.
J’ai été membre de la secte luciférienne de Yul Rygga. Je te raconterai ça dans une « Short Story ».
5 h 30
Pour une Short Story, justement :
Titre : Syncope.
Toujours peur de me taper une syncope dans la rue.
« Maman, regarde, le monsieur il est tout blanc… MAMAN ! Le monsieur est tombé ! » La petite fille, toute blonde, s’accroupit près de moi et m’embrasse sur la joue. Je l’attire contre moi.
Nous sommes allongés sur le trottoir, des gens passent, indifférents. Je serre le petit corps très fort, elle soupire en souriant. Je tire un cutter, et vivement lui coupe la gorge, introduisant ma langue dans sa bouche, tandis que les jets de sang brûlant me fouettent la poitrine.
Je l’aime comme jamais je n’ai aimé, et nous mourrons ensemble.
(Tu te souviens, petite fille, quand , en jupette, ton petit slip blanc bâillant outrageusement, tu grimpais haut dans l'arbre, moi en bas me délectant de ton numéro exhitionniste, fesses nues et vulve dévoilée... - souvenir réel, j'avais 7 ans, et je sus immédiatement qu'était cachée là la clef des grands mystères, le trouble qui me bouleversait c'était une manifestation divine, la vérité enfin dévoilée, celle que dans les églises jamais je n'avais découverte, malgré mes ferventes prières.)
Elle est morte. Je vais mourir...
Quel est ton petit nom, déjà ?
J’ai bu ton sang, recouvré mes forces, me suis relevé. Les quidams de passage tête baissée filaient en douce, le boulot avant tout, hein ?
Gobé deux Xanax.
5 h 47
Le truc ci-dessus, pour en faire un court récit... Transgresseur ?
Je pense à la géniale écrivaine new-yorkaise A.M. Homes.
La réaction stupide de son éditeur en langue française. Le 2e roman de Homes, La chair d’Alice, devait être publié en France. Contrats signés, pub lancée, date de parution claire et définitive…
Soudain, qqs jours avant publication, l’éditeur trahit son engagement et refuse de publier !!! L’affront et l’horreur, pour une jeune écrivaine hypersensible, tellement douée, tellement forte par son style.
Et déchaînement de réactions ahurissantes.
Pourquoi ? Parce que le roman est écrit du point de vue d’un meurtrier pédophile !!!
« Comme si on pouvait encore accuser le Dostoievski de Crime et Châtiment de faire l’apologie du meurtre !!! » répliqua les Inrocks.
6 heures
Ce qui m’introduit à une autre idée pour une Short Story. Rapido (ni muscu ni UV, ce matin, ma gaîté naturelle en a pris un coup, OK j’arrive – ah ! le devoir conjugal envers son propre corps…).
Titre : Le temple au con de la sainte pucelle.
Thème : Les hommes sont des Hyde, les femmes des Jekyll.
Quand cela s’est-il produit, peu importe. Les conséquences aujourd’hui poussées à l’extrême. Vers une théorie de la fin du monde prévue dès la création du monde.
Pour ce texte, à la base ne pas oublier :
1) Il n’y a pas de justice (évidemment ! justice = sottise des lâches).
2) Le social, son but : détruire la liberté individuelle, au moindre coût.
3) Être naïf est un crime pour ceux qui ont accès aux dossiers.
Valeurs à mettre en relief dans ce texte :
Les sept péchés capitaux, qui sont dix…
1) La bonté, 2) La chasteté, 3) La maladie, 4) La naïveté, 5) La suffisance, 6) La vengeance, 7) La colère, 8) L’ambition, 9) Le pardon, 10) La pitié.
En seconds rôles, on croisera les « Hommes marqués », les fautes de goût du Grand Démiurge, pour être clair les bandeurs mous :
1) Les adeptes du dieu Dollar.
2) Idem du pouvoir.
3) Les Américains (à éradiquer).
4) Les monothéistes.
5) Les êtres épris de justice (à fusiller).
6) Les vieux.
7) Ceux qui regardent TF1 (à fusiller).
8) Les négligents affligés de charge pondérale.
9) Les épargnants.
10) Les héros militaires.
7 h 03
M’a tjrs passionné cette filiation :
Sherwood Anderson > Knut Hamsun > John Fante > Charles Bukowski.
Impeccablement rigoureuse – et revendiquée par chacun.
Leurs livres charnières :
- Sherwood : Winnesburg, Ohio.
- Knut Hamsun : La Faim (mais aussi le sublime Mystères).
- John Fante : Demande à la poussière (le génie à l’état pur).
- Bukowski : Women (puis tous les autres).
7 h 41
Relu qqs lettres de la correspondance entre John Fante et son futur éditeur, Mencken. Tonique.
Bon, à 8 heures passe le plombier. Fuite d’eau ! C'est ça - pas de hasard - ça signifie mon obsession de la femme, bien sûr bien sûr, le possédé du démon et ses pouvoirs de télékinésie… CQFD. Tiens, Bachelard, j’arrive !
Well, je dois vite terminer ce truc, et l’envoyer chez moi, at tobydammit’s home.
« Chears, my dear ! »
OK.
Vite, j’ai une petite idée pour un texte.
Titre : Candide et le paranoïaque.
Histoires à l’intérieur d’histoires. Tiroirs d’amour et de sang. Chaque nuit, il tire une lame du tarot. Mais il ne le sait pas. Il devinera en reconstruisant le puzzle de ses vingt et un derniers jours. Des vingt et une femmes qu’il aura rencontrées dans ses nuits éperdues.
Ces hachures (confie-t-il à un journaliste), d’une nuit à l’autre, d’une femme à l’autre, d’une peur à une autre, d’une tentative d’écrire à une autre. (L’autre vampire, suceur d’âmes.)
Penser à une adaptation de Interview with a Vampire, mais où les rôles seraient inversés : les humains sont tous des vampires, sauf Candide, et les autres vampires qui se sont passé le mal par un baiser sanglant.
8 h 10
Je hais ces RV imprécis ! Le plombier ne passera peut-être que dans deux heures, et là je suis agacé. Putain ! Accueillir un inconnu dans ma cathédrale intime !
Son regard va souiller mes déesses nues, partout se prélassant lascives sur mes sofas…
Evidemment, comme tjrs en cas de viol programmé de mon intimité, une obsession aussitôt passe par la porte de service. On fixe la porte blindée, et l’assassin frais comme l’œil s’est glissé aussitôt tel un spyware faussement égaré.
L’obsession susdite :
J’angoisse car s’est figée dans mon crâne , flèche empoisonnée, la crainte que l’agonie promise à un homme ne soit proportionnelle à la longueur et la puissance de son sexe en érection, multipliée par le nombre de vulves féminines qu’il a pénétrées, multipliée par la quantité de larmes qu’il a fait verser.
Là je suis mal.
8 h 45
Je ne supporte pas d’attendre ! Je ne peux rien entreprendre. Même là, écrivant, de multiples pensées-parasites coupent mes élans. Attendre, c’est une prison.
A regarder ma montre, une idée rigolote, et peut-être pas si bête ? Réalisable, certainement.
Inventer une montre qui donne l’âge… et réglée telle, qu’elle tient compte de l’espérance de vie en fonction des habitudes, du stress, de l'alimentation, des fautes diverses paramétrées, etc. Avec donc une touche « à rebours » qui révèle le temps qu’il reste à vivre.
Réfléchir à sa conception.
Pouvoir porter sur soi en permanence, au vu et au su de tous (si on le décide) un engin qui dévoile un secteur tabou : le rapport d’un être avec sa propre mort… peut-être pas si inéluctable que ça !
Le plombier tarde. Qd j’attends, j’entends mille voix.
« Wanna hear a joke ? »
…Attente = Perte de contrôle = Assaillants démons. A l’instant l’un d’eux m’appelle :
« You and I have a spot of business !
- Too late, guy, I’ve sold my soul to someone else ! »
OK. Gym rapide, et je m’habille. Ce matin, treillis militaire et Ray-Ban.
See you later, girls ! I’m off to do something rilly rilly important !
Terence

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A genius : la pianiste
HIROMI UEHARA :
"Mon amour, murmura-t-elle,
nous allons nous appartenir
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires
pour t'en donner d'autres plus subtils,
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux,
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve,
et cela suffit pour exister."
(Rachilde, 1885)

Träume (by
Françoise Hardy)
"Tropfen auf heisse Steine"
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de mes passagers clandestins
(ci-dessous : online)
Nous ferons de grandes choses
Je t'aime
Terence









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