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Who Is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • Toby Dammit's Trip
  • : Regarde-moi. Ne reconnais-tu pas le lieu inviolable de ton intime souffrance, la souffrance mirage, l'abîme avant le shoot et le suprême plaisir. Absorbe avec délice la douleur - au miroir que je te tends tu te reconnaîtras enfin - et t'envahira l'ultime extase que tu fuyais depuis l'enfance. Abandonne-toi.
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  • Terence Carroll
  • Ecrivain gigolo métaphysique à personnalité multiple, je me toque de l'excellente sorcellerie qui fait débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky I'm sex and blood, no limit forever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure.
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Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
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plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
et cela suffit pour exister."
 
 
(Rachilde, 1885)





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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 05:43


Prologue




Le 16 décembre 2001, retour d'Ibiza. 

Je suis resté là-bas huit mois. Première décision: aller prendre Claudie, à laquelle je n'ai donné aucune nouvelle mais qui m'a écrit tous les jours, et qui en romantique passionnée m'attend. J'en parle à des amis à elle, elle a peur pour notre amour, elle connaît mon côté destroy, mais elle est sûre de notre destin, elle m'attend.  

Le monde entier est sûr qu'enfin Claudie et moi, c'est affaire conclue, le happy end dans le meilleur des mondes.


Je me suis posé à Nantes. 

Claudie n'a pas le téléphone. Je vais aller lui dire je suis de retour, viens, ça y est j'ai quitté Jenny, on est libres, je t'emmène mon amour. Mais j'attends. J'attends quoi ?

J'aime Claudie à la folie, ça m'inquiète, notre histoire a tjrs senti le soufre et la fatalité, maintenant ça paraît trop simple, ça sent le coup fourré. 

J'ai décidé de ne plus reculer, de quitter Jenny, de ne plus avoir peur du grand amour, de prendre Claudie et de l'emmener. Elle vit à Angers. 90 bornes. 3/4 d'heure de route... Mais je recule le moment crucial... Je crains de corps et âme me "livrer".

L'amour c'est un billet aller, sans retour. Faut faire gaffe. Et puis bon, la laisser mariner encore un peu, ça peut pas nuire, hein ?


La nuit, plusieurs fois je prends la voiture faire une virée à Angers, chaque fois m'arrêtant longuement devant chez elle. Chaque fois fixant la lumière à sa fenêtre, là-haut, 4ème étage, tjrs allumée... saisi par l'angoisse de la décision prise. J'y vais ? J'y vais pas ? 

Ne te précipite pas Terence. Faut que tu fasses ça bien. T'as besoin de quinze jours de muscu pour être au max, et d'habits de lumière. 

OK Claudie, ne t'inquiète plus de rien, je suis là. For ever and ever.


En dix jours dix fois je suis passé sur un coup de tête te chercher, las de surseoir à nos retrouvailles, dix fois j'ai renoncé. Dix aller-retour Nantes-Angers. Et dix fois j'ai pensé il est urgent d'attendre, allez ! c'est une grave décision, là, faut encore que je réfléchisse... 

Alors je me donne jusqu'au 31 décembre. La nouvelle année, Claudie. Symboliquement. Notre Epiphanie, Claudie. 

Alors à jamais nous serons unis.


D'aucune manière je ne l'avertis de mon retour. J'aurais pu appeler ou mailer un de nos nbx amis communs. 

Mais non. Je veux que ça soit pour elle la surprise totale, la joie totale, la voir comme elle fait tjrs à ma vue courir comme une enfant éblouie dans mes bras, sauter dans mes bras, me serrer très fort, me dire, maintenant Terence plus jamais tu partiras sans moi, hein ? Terence, oh Terence... Serrant de toutes ses forces son petit corps maigre contre moi.

Oui Claudie. Je te jouerai plus jamais un tour pareil. J'ai muri. On se quitte plus mon amour. 

Nantes, réveillon de Noël avec mes potes, je reçois plusieurs coups de fil d'Angers. Elle sait que je suis rentré d'Ibiza, on le lui a dit, elle m'attend, elle connaît pas mes coordonnées à Nantes, elle craque, j'apprends qu'elle passe le réveillon seule... avec plein de photos de moi autour d'elle... je sais qu'elle m'aime... mais elle aime tant sortir, s'amuser, danser...

Je capte pas, elle si belle et si vivante, si joyeuse, elle qui a toute une cour de mecs qui la collent et dont elle s'amuse sans malice, avec toute sa pureté, sa fraîcheur d'enfant élue des dieux...  j'ai le furieux élan de prendre la voiture et de foncer la chercher, mais je résiste. 

"Sa surprise et son bonheur n'en seront que plus grands", me disais-je, et puis, tjrs mon côté cynique qui les fait toutes craquer : 

"Laisse-moi te faire mariner un peu, ma fille !"


Le 30 décembre 2001, tjrs à Nantes, 27 rue de Chateaubriand, où je squatte depuis quinze jours, je me dis : "Ce sera ce soir... le 31 dernier carat, j'avais dit, alors ce sera pour ce soir." 

La nuit précédente, j'ai échangé ma copine Jenny contre celle d'un vieux complice aussi félin que talentueux, Thierry. Sa nana, Cathy, m'a offert une fête sexuelle toute la nuit, et son corps... Son corps est une étonnante réplique de celui de Claudie !


Un "signe", sans aucun doute. Limpide... Je vais prendre la voiture. Ce soir Claudie, nous serons ensemble. Enfin ensemble, et à jamais. Oh mon amour...

 




"Elle n'avait pas le droit de me faire ça !"

 



Au matin du 30, épuisé, j'ai été voir Philippe. 

Je lui fais part de ma valse hésitation des jours précédents, je lui demande conseil - pour le principe, car j'ai pris ma décision, je veux juste jouir de ces derniers instants avant l'instant pointu des retrouvailles, et parler de Claudie.


Il me dit t'es con ou quoi ?... Y'a huit jours j'étais à Angers, j'ai pris un verre avec elle et les potes, elle parle de liaison fatale, elle est devenue squelettique, elle craque, non mais tu piges pas que tu la flingues, la fille que tu dis "aimer" ???

Moi j'ai besoin de soutien, et ce connard m'engueule.


Bon, il me convainc de pas attendre une seconde de plus. Mais il y a 90 bornes, là je viens de prêter ma caisse pour une heure, ma copine raccompagne nos compagnons de baise. 

J'attends la bagnole. 

Ce soir-là en rentrant Jenny pique sa crise, et je décide d'attendre la nuit suivante. Jenny veut la caisse pour elle-même, juste pour un aller-retour à Angers justement - elle aussi comme Claudie est d'Angers -, elle doit dealer un truc avec ses vieux, mais cette pétasse refuse de m'emmener, hyper jalouse de Claudie elle veut pas cautionner les retrouvailles. 

Tu fais juste un A.-R., Jenny ? J'attendrai demain. OK, le Grand Soir c'est pour demain 31 décembre, au fond ça tombe bien, génial... D'ailleurs ce soir y'a une super teuf sur Nantes.


Ce soir-là je suis à Nantes, j'attends... Ce soir-là Claudie est à Angers... et se jette par la fenêtre du 4e étage. Claudie est morte. Ce 30 décembre 2001, elle a avalé des trucs, puis a ouvert la fenêtre, et s'est jetée dans le vide.


Moi, pas au parfum, ce soir-là je fais la teuf en attendant la bagnole. Je me dis Terence dans qqs heures les bras de ta bien-aimée. Waou. C'est la fête. 

Et je danse des heures, sûr de moi, la tête haute, tout sourire, je sais que je suis un super spectacle à moi tout seul, je me la joue devant de grands miroirs, je fais des courbettes aux gamines qui me sourient, la nuit va être grandiose.


Vers 4 heures du mate, retour de Jenny. Elle sonne. Je lui ouvre. Elle fait une sale gueule. Et m'annonce aussitôt, sur le seuil de la porte : "J'ai une mauvaise nouvelle pour toi." 

- Une mauvaise nouvelle ? Tiens donc... Tu rigoles ? Déconne pas, t'inquiète bébé, à moi il peut rien m'arriver.
- Claudie s'est suicidée. 


Waou. Elle plaisante pas, c'est clair...
 


- Elle a fait une TS ??? File-moi les clefs d'la caisse, je fonce !...
- Elle est morte.

Elle baratine pas, c'est clair.


Please, please... Stop !!!


......


Putain j'y crois pas c'est délirant... Non c'est pas vrai !!! 

Je suis tombé à terre, j'ai gémi, longtemps j'ai violé le sol, j'ai cogné, j'ai griffé. J'ai maudit les dieux... Et puis j'ai coupé le contact. Cassez-vous tous !


Je veux me réveiller... Non, pas elle. Elle n'est PAS morte. Pas ELLE !!!


Le monde s'est écroulé... Je pleurerai et refuserai de me lever de terre durant des semaines. Je pense au mot de Casanova, dans ses Mémoires

"Elle était morte, et ce jour-là j'ai commencé de mourir."


Moi pareil. Je me haïssais. Mon orgueil. J'avais tout mon temps, c'est elle qui attendait. Pauvre mec.


Oh mon amour, on a ramassé ton corps que j'ai tant étreint, qui m'a tant fait frissonner, on frissonnait, s'étreignant comme des désespérés, effarés nous regardant l'un l'autre éblouis de notre chance inouïe, unis à jamais, et aujourd'hui on te charcute sur une table d'autopsie.


Tu n'ouvriras plus tes grands yeux, je n'entendrai plus ta voix, ta voix veloutée, toujours pleine de gaité, toi qui entre deux étreintes comme moi ne dormais jamais, improvisant de longues tirades merveilleuses de profondeur et d'humour, de plénitude, de vivacité.


Toi qui ne dormais jamais, et redoutais le silence. Toi qui spontanément jouais à me parler de nous deux à la troisième personne, dans ta joie de vivre contagieuse, merveilleuse, de conte de fée.


Oh mon amour !...


Jenny bien vite s'est rendu compte qu'elle pourrait pas lutter contre une morte.  Cette fois elle m'a bien perdu. Alors elle ne cesse de hurler, cette gourde :


"ELLE N'AVAIT PAS LE DROIT DE ME FAIRE CA !!!"

 



Terence

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commentaires

Julietta 23/11/2006 02:44

nous espérons qu'il ne s'agit que d'une fiction...l'une et l'autre

damien 16/11/2006 15:21

C'est une histoire à suivre?

Terence 17/11/2006 11:04

Là, je ne fais que m'étendre sur les circonstances de sa mort, et mine de rien le rôle de la victime tout juste si c'est pas , et mon cynisme de merde. Cette fille mérite mieux. En 2, je parlerai d'elle. En 3, de notre aventure. Claudie me conjurait d'abattre le masque, mais je me crois tjrs à Carnaval

Derdre 15/11/2006 23:45

La vie est brève et la mort éternelle, profitons de la vie nous nous reposerons bien assez quand il sera temps.Tes textes sont magnifiques, mais je ne pense pas que tu recherche mes louanges.Prend soin de toi.

Terence 17/11/2006 11:15

C'est toi, Derdre, qui par la caresse de tes mots a pris soin de moi... Dis-moi, qd tu aimes, et qu'ainsi te lisant le geste d'écrire me paraisse moins vain.

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