Profil

  • : Terence
  • tobydammit
  • : Homme
  • : 03/11/1974
  • : Paris Nantes Barcelone Ibiza
  • : Ophélie No limits N'arrête pas N'arrête jamais Kuan Yin
  • : Artiste-peintre, pigiste et gigolo, je me toque de cette excellente sorcellerie qui m'a permis de débusquer Dieu sous les jupes des filles. Night sky, I'm sex and blood, no limits - for ever and ever. C'est sans espoir. Pourvou qué ça doure !

Who is Terence ?

  • : Toby Dammit's Trip
  • tobydammit
  • : Littérature
  • : Pas de couleur, mais le noir, plein de cris, plein de viols, partout autour, le vide autour, le noir jusqu'au regard qui se pose, le noir de fête et de nuit, parcelle de nuit en plein jour, sous le soleil doré des autres, être le soleil noir des autres.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Images Aléatoires 1

Images Aléatoires 2

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Passagers du RSV BlogCatalog

 

        repérés 

View My Profile View My Profile View My Profile View My Profile View My Profile

Powered by BlogCatalog

 

Syndication

  • Flux RSS des articles

overblog

Recherche

Lundi 28 janvier 2008 1 28 01 2008 20:56


     Personne n'a rien remarqué. Ni dans le monde virtuel, encore moins dans le monde réel.

     Il est vrai que depuis le 31 j'ai déclaré la guerre à toutes les filles. Ce sera elles, ou moi. Donc ce sera moi. Virage à 180 degrés. Encore une qui a voulu ma peau, les autres, TOUTES les autres paieront pour elle. 

     Je suis un être d'amour, mon sang palpite pour mes frères humains. Je suis aussi un être bionique, mon sang est bleu, comme mes larmes, à l'image de la belle Jill Bioskop ou de Motoko Kusanagi. J'ai aimé, de toute mon âme, j'ai fusionné, on m'a quitté, je suis mort.

     Vivant, je m'inquiétais chaque jour d'oublier le moindre de mes gestes, la moindre de mes pensées, sûr de plonger dans la folie si je perdais un morceau du puzzle.

     Le fouillis des pièces du puzzle, c'est ma passion - et mon refuge. Je m'enferme dans le grenier de mon cerveau malade, et fouille pendant des heures à la recherche de la pièce manquante, et c'est la joie, car je la sais toute proche, monde interdit je t'explore, je te ferai la peau, et enfin me ressourcerai aux fontaines de sainteté de mon enfance.

     Le micro-climat de mes rêves, les effluves d'une odeur d'humus, et la "fille interdite" dont je parle si souvent, la fille qui vécut avant moi, sans moi, et qui m'a rencontré dans les récits de son imaginaire, où j'étais tjrs présent, présent tandis qu'elle se mourait solitaire - de langueur, disait-on au XIXème siècle.

     La langueur - mourir de langueur, le chaos est loin, l'ombre s'allonge et le désastre proche.

     Au milieu de mon puzzle à quatre dimensions, la fille interdite à mes côtés, les sens exacerbés par son sens du divin la rendant aussi sainte qu'aveugle - la suprême lucidité aveugle -, me prenant la main et pleurant mon absence, je l'embrassais passionnément - pleurant sa disparition -, et la confusion (quel mot, encore !) m'a tjrs mené à la panick attack, au Xanax et aux vingt milligrammes de morphine.

     Une fois de plus, dans l'atmosphère confinée, juste un soupirail comme relais vers les étoiles, je me masturbais lentement, et lentement elle m'apparut, mon ange noir mon amour, dernier lien sur le monde inviolé des adultes, et je bandais, je bandais d'une volupté sainte, le VRAI trouble de la solitude tant aimée, celle du recueillement sur l'aimée insoumise - qui m'aimait insoumise - moi-même insoumis.

     La volupté dans laquelle me plonge la mort - ma Belle Endormie -, "chancelant, il monta les blancs escaliers qui conduisaient à cette chambre où, le matin même, il avait couché dans un cercueil de velours et enveloppé de violettes, en des flots de batiste, sa dame de volupté, sa pâlissante épousée, Véra, son désespoir" (Villiers de l'Isle-Adam).

     Le venin inoculé à la naissance je te sais l'antidote, foncer dans les sens interdits jusqu'aux terrains abandonnés des hommes demande mille vies, ou l'amour. L'amour je le découvrais immobile comme la mort, la fille abandonnée ne se soumet pas, elle rêve, je me glissais en elle, l'éveillant, elle s'agrippait et me griffait, éperdue d'espoir, et je lui fouillais le ventre découvrir sous les strates ensemble les trésors "qui nous firent des larmes".

     Il est vingt-deux heures, déclenchement du répondeur. Coup de fil de Xavier : "J'apprends par Patrick que tu me hais... que tu as décidé de m'assassiner !!!" Vitupérations terribles qui "m'extirpent de mes rites autiques" (article "Retour de campagne du guerrier ivre"). Je laisse courir et retourne dans les bras de mon aimée.

     A peine une minute plus tard, appel de Sylvie : "J'ai préparé un super repas pour toi et ma copine, tu viens ?" Cette fois, je réponds consciencieusement, désespéré. Résigné, désabusé, j'ai appuyé sur la touche pilote automatique, RV à 23 heures.

     Attention, ça va devenir gore... Nous étions le 4 janvier au soir... Alors ? Personne ne s'est aperçu de ma disparition entre le 4 et le 11 ?...

     Je décide d'y aller à pied, par Bastille et République. Grand détour. Je souffre. Je ne comprends pas. Une violente douleur au ventre m'oblige à marcher au ralenti, à tous petits pas, à la moindre secousse mes jambes se dérobent, et je me retrouve plié en deux à même le trottoir. 

     Chaque fois je me redresse, et je grimpe mon Golgotha une main sur le ventre, attentif. Je sens Son coeur qui bat, j'ai mal, je sens que je vais faire un petit prématuré.

     Tel un moribond je file vers Sylvie, rue Portefoin n°9.

     Peu avant République, rencontre inattendue. A une terrasse, Gilbert accompagné de Greg et de la nouvelle nana que je lui avais ramassée huit jours plus tôt. Grégoire, aux anges : "Quelle merveilleuse rencontre !" Il m'aime, ce mec. Elle : "Que tu es beau, ce soir..."

     Toujours, ma chérie.

     [La suite, plus tard. Je dois changer mes pansements.]

 

Terence
@

Publié dans : Short Stories - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Retour à l'accueil

Bienvenue

                 

      You  Love  Me  ?   



=>   m'écrire :   CONTACT 
  ...sur Facebook :
 http://www.facebook.com/K.W.terence.carroll

Translate into
 =>
English, German   
                   

I miss you, but I haven't 
          met you yet
               
 
 
      @Yes, it's me !@ 
     




Vote for my site : CLIC

 



                   
[mmmmmm] 

 

CURRENT MOON



View blog top tags



A genius : la pianiste
HIROMI  UEHARA  :

 

 
"Mon amour, murmura-t-elle, 
nous allons nous appartenir 
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires 
pour t'en donner d'autres plus subtils, 
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux, 
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve, 
et cela suffit pour exister."
 
 
(Rachilde, 1885)





Träume (by Françoise Hardy)
"Tropfen auf heisse Steine"





 



 





Locations of visitors to this page

    Localisation  
 de mes passagers clandestins


(ci-dessous : online)

web stats



Nous ferons de grandes choses
Je t'aime

                                   Terence   

Recommander

Mes dieux

Edie-5.jpgjuliette-lewis07-th.jpgGary-Oldman-2.jpgLinda-L--.jpgVal--rie-Val--re-copie-2.jpgImage Hosted by ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.us     Image Hosted by ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.usFree Image Hosting at www.ImageShack.usFree Image Hosting at www.ImageShack.us


    and  Becky    
   

http://girlinshortshorts.blogspot.com 
a postmodern neo-feminist
libertarian cyberpunk gay girl


    
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés