Madness Anywhere out of the world ? Open Mind L word
Personne n'a rien remarqué. Ni dans le monde virtuel, encore moins dans le monde réel.
Il est vrai que depuis le 31 j'ai déclaré la guerre à toutes les filles. Ce sera elles, ou moi. Donc ce sera moi. Virage à 180 degrés. Encore une qui a voulu ma peau, les
autres, TOUTES les autres paieront pour elle.
Je suis un être d'amour, mon sang palpite pour mes frères humains. Je suis aussi un être bionique, mon sang est bleu, comme mes larmes, à l'image de la belle Jill Bioskop
ou de Motoko Kusanagi. J'ai aimé, de toute mon âme, j'ai fusionné, on m'a quitté, je suis mort.
Vivant, je m'inquiétais chaque jour d'oublier le moindre de mes gestes, la moindre de mes pensées, sûr de plonger dans la folie si je perdais un morceau du puzzle.
Le fouillis des pièces du puzzle, c'est ma passion - et mon refuge. Je m'enferme dans le grenier de mon cerveau malade, et fouille pendant des heures à la recherche de la
pièce manquante, et c'est la joie, car je la sais toute proche, monde interdit je t'explore, je te ferai la peau, et enfin me ressourcerai aux fontaines de sainteté de mon enfance.
Le micro-climat de mes rêves, les effluves d'une odeur d'humus, et la "fille interdite" dont je parle si souvent, la fille qui vécut avant moi, sans moi, et qui m'a
rencontré dans les récits de son imaginaire, où j'étais tjrs présent, présent tandis qu'elle se mourait solitaire - de langueur, disait-on au XIXème siècle.
La langueur - mourir de langueur, le chaos est loin, l'ombre s'allonge et le désastre proche.
Au milieu de mon puzzle à quatre dimensions, la fille interdite à mes côtés, les sens exacerbés par son sens du divin la rendant aussi sainte qu'aveugle - la suprême
lucidité aveugle -, me prenant la main et pleurant mon absence, je l'embrassais passionnément - pleurant sa disparition -, et la confusion (quel mot, encore !) m'a tjrs mené à la panick
attack, au Xanax et aux vingt milligrammes de morphine.
Une fois de plus, dans l'atmosphère confinée, juste un soupirail comme relais vers les étoiles, je me masturbais lentement, et lentement elle m'apparut, mon ange
noir mon amour, dernier lien sur le monde inviolé des adultes, et je bandais, je bandais d'une volupté sainte, le VRAI trouble de la solitude tant aimée, celle du recueillement sur l'aimée
insoumise - qui m'aimait insoumise - moi-même insoumis.
La volupté dans laquelle me plonge la mort - ma Belle Endormie -, "chancelant, il monta les blancs escaliers qui conduisaient à cette chambre où, le matin même, il avait
couché dans un cercueil de velours et enveloppé de violettes, en des flots de batiste, sa dame de volupté, sa pâlissante épousée, Véra, son désespoir" (Villiers de l'Isle-Adam).
Le venin inoculé à la naissance je te sais l'antidote, foncer dans les sens interdits jusqu'aux terrains abandonnés des hommes demande mille vies, ou l'amour. L'amour je
le découvrais immobile comme la mort, la fille abandonnée ne se soumet pas, elle rêve, je me glissais en elle, l'éveillant, elle s'agrippait et me griffait, éperdue d'espoir, et je lui fouillais
le ventre découvrir sous les strates ensemble les trésors "qui nous firent des larmes".
Il est vingt-deux heures, déclenchement du répondeur. Coup de fil de Xavier : "J'apprends par Patrick que tu me hais... que tu as décidé de m'assassiner !!!"
Vitupérations terribles qui "m'extirpent de mes rites autiques" (article "Retour de campagne du guerrier ivre"). Je laisse courir et retourne dans les bras de mon aimée.
A peine une minute plus tard, appel de Sylvie : "J'ai préparé un super repas pour toi et ma copine, tu viens ?" Cette fois, je réponds consciencieusement, désespéré.
Résigné, désabusé, j'ai appuyé sur la touche pilote automatique, RV à 23 heures.
Attention, ça va devenir gore... Nous étions le 4 janvier au soir... Alors ? Personne ne s'est aperçu de ma disparition entre le 4 et le 11 ?...
Je décide d'y aller à pied, par Bastille et République. Grand détour. Je souffre. Je ne comprends pas. Une violente douleur au ventre m'oblige à marcher au
ralenti, à tous petits pas, à la moindre secousse mes jambes se dérobent, et je me retrouve plié en deux à même le trottoir.
Chaque fois je me redresse, et je grimpe mon Golgotha une main sur le ventre, attentif. Je sens Son coeur qui bat, j'ai mal, je sens que je vais faire un
petit prématuré.
Tel un moribond je file vers Sylvie, rue Portefoin n°9.
Peu avant République, rencontre inattendue. A une terrasse, Gilbert accompagné de Greg et de la nouvelle nana que je lui avais ramassée huit jours plus tôt. Grégoire, aux
anges : "Quelle merveilleuse rencontre !" Il m'aime, ce mec. Elle : "Que tu es beau, ce soir..."
Toujours, ma chérie.
[La suite, plus tard. Je dois changer mes pansements.]
Terence
@
(site web)
le: 09/02/2008 01:15:10
: SURVIVER
(site web)
le: 14/02/2008 02:01:19

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Katherine Moennig
Ci-dessous, extrait saison 5
(trailer épisode
2)
de la série "The L Word",
qui passe aux USA
depuis le 6 janvier 2008
DVD en France dans 2 ans...
Commandez-le aux States d'ici 3
mois
"Mon amour, murmura-t-elle,
nous allons nous appartenir
dans un pays étrange que tu ne connais point.
Ce pays est celui des fous.
Je viens te dépouiller de tes sens vulgaires
pour t'en donner d'autres plus subtils,
plus raffinés.
Tu vas voir avec mes yeux,
goûter avec mes lèvres.
Dans ce pays, on rêve,
et cela suffit pour exister."
(Rachilde, 1885)

Träume (by
Françoise Hardy)
"Tropfen auf heisse Steine"








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